Les semaines se suivent et malheureusement se ressemblent au sein du quartier femmes du centre pénitentiaire.
Ce matin, l’effectif s’élève à 55 détenues hébergées pour seulement 28 places.
L’encellulement de 4 à 6 détenues par cellule devient la norme. On dénombre à ce jour 11 matelas au sol. La tension est palpable et exacerbée par la présence de profils particulièrement préoccupants. Le taux de surpopulation frôle désormais les 200 %.
L’une des dernières arrivantes illustre à elle seule cette dégradation : depuis son incarcération, elle est à l’origine de multiples incidents. Son placement en cellule seule, en raison de son état de santé, complique davantage l’organisation quotidienne de la détention.
Faute de places, certaines détenues relevant de la maison d’arrêt sont désormais affectées au centre de détention.
Le module respecto de cette unité est mis à mal, et son efficacité gravement compromise.
Une réflexion urgente s’impose sur les moyens à mettre en œuvre pour faire face à cette surpopulation, tant en termes d’organisation des activités que de gestion des mouvements internes à ce quartier.
Malgré ce contexte extrêmement dégradé, l’ensemble des personnels fait preuve d’un professionnalisme remarquable. Ils tiennent bon depuis des mois, mais sont aujourd’hui à bout de souffle.
Le Bureau local FO Justice réitère sa demande : où en sont les transferts vers le territoire hexagonal, notamment pour les “mules” ?
Le Bureau local FO Justice apporte son plein soutien aux personnels de la MAF et interpelle à nouveau la direction sur la situation critique de ce quartier.
Des réponses claires, rapides et concrètes sont désormais indispensables face à l’urgence de la situation.