Le mercredi 29 janvier 2025 à 16H20, au QSL, l’agent (seul) en poste constate via l’écran des caméras de sécurité que deux détenus se battent sur la coursive.
En attendant l’arrivée des renforts, l’agent réussi à enfermer les deux détenus dans deux cellules différentes afin d’éviter tout nouvel affrontement. Malgré cette séparation, chacun continue de semer le chaos en frappant violemment contre leurs portes. L’un des protagonistes à même détériorer le frigo et détruit la fenêtre de la cellule, laissant de nombreux éclats de verre au sol.
Avec l’aide des renforts du CPF de Rennes, l’agent réintègre l’ensemble des détenus présent sur zone en cellule.
Une fois l’ELSP sur place, ils maîtrisent le détenu récalcitrant avant de l’évacuer avec son compagnon de discorde sur le CP de Rennes-Vezin.
Face à cet incident et la lourde problématique du travailleur isolé du QSL, le CPF a dû découvrir des postes pour pouvoir intervenir, laissant des secteurs sans responsable. Ceci est révélateur d’un vrai problème avec le protocole de gestion d’incident, risquant de mettre en grande difficulté le CPF.
Un nouvel incident dans la nuit
À 00h17, un détenu rentre au quartier de semi-liberté dans un état d’ébriété avancée. Dès son arrivée, il montre de forts signes d’ivresse. Il n’arrivait pas à franchir correctement la porte d’entrée, il titubait lourdement, manquant de tomber à quatre reprises, et ne tenait debout qu’en s’appuyant sur les meubles présents. Lors du test d’alcoolémie, au bout de trois tentatives le résultat vire au rouge, confirmant un taux d’alcoolémie très élevé.
Averti, le gradé de nuit contacte l’officier de permanence, et finit par avoir comme instruction d’appeler le SAMU pour une prise en charge sans escorte.
En attendant l’agent reste 1h20 seul dans des locaux non sécurisés avec un détenu qui ne tient plus debout. Il finit par laisser le détenu au SAMU en espérant que tout se passe sans problème.
AUCUNE SANCTION, AUCUNE REACTION ET ON RECOMMENCE
Ce même détenu, à sa sortie d’hôpital ne subit aucune sanction et retourne au QSL. LE SOIR MÊME, dans la nuit du 30 au 31 janvier, notre amateur de boisson revient encore une fois alcoolisé ! Réponse de la direction : le détenu est autorisé à retourner dans sa cellule du QSL. Il faudra attendre le lendemain après-midi pour qu’ordre soit donné de réintégrer le détenu sur le CP.
Le bureau local trouve choquant qu’un détenu fortement alcoolisé parte en « sortie médicale » sans escorte pénitentiaire. Les détenus du QSL restent des DETENUS !
Le bureau Local est abasourdi par le manque de sanctions et de réactions face à de telles situations
Le bureau local demande à notre direction de revoir d’urgence les protocoles de gestion d’incidents pour le QSL, que ce soit pour les alarmes ou pour les détenus en état d’ébriété.