Prison de Rennes-Vezin au bord de l’implosion !

Depuis le début de l’été le CP Rennes-Vezin (CPRV) tient à peine debout, porté à bout de bras par des personnels épuisés. Dès le matin, les services tournent en sous-effectif, les gradés comblent les absences comme ils peuvent, les officiers disparaissent un à un au point de devenir un grade en voie de disparition.

DES EFFECTIFS EN BERNE, DES AGENTS EN SOUFFRANCE

Le manque de personnel est criant : environ 40 agents manquent à l’appel. Ce constat, pourtant régulièrement signalé par le bureau local FO depuis plusieurs années, n’a jamais été pris au sérieux par la hiérarchie. Les départs en retraite, les réussites aux concours non remplacées, les postes vacants : rien n’est anticipé. Résultat ? Des agents rappelés sans cesse, des secteurs découverts, et une pression constante sur ceux qui restent.

À bout de force, certains collègues finissent en arrêt maladie. Pour que le service tienne tant bien que mal, certains agents sacrifient leur pause méridienne et il n’est plus rare de voir un seul surveillant par étage, seul, à courir entre deux ailes. Les impacts sur la santé, la vie de famille et la sécurité sont lourdes et bien réelles.

UN ENCADREMENT LUI AUSSI DELAISSÉ DANS CETTE PAGAILLE MONUMENTALE

Avec environ 8 postes d’officiers vacants, c’est une fois de plus sur les brigadiers-chefs encadrement que repose l’équilibre précaire de l’établissement. On leur demande de combler les absences de l’encadrement supérieur en assumant des responsabilités qui ne relèvent pas de leur grade. Ils sont envoyés en renfort sur des bâtiments qu’ils ne connaissent pas, sans préparation, et parfois même sans contact préalable avec les équipes du secteur.

Pendant ce temps, les rares officiers encore présents se tuent à la tâche pour maintenir un semblant d’équilibre. Mais cette pyramide renversée ne tient plus. Elle fragilise toute la chaîne hiérarchique, expose tout le monde à des erreurs et les agents ne savent plus vers qui se tourner.

DES CONDITIONS MATERIELLES INDIGNES

À cette désorganisation s’ajoute un matériel obsolète : Ordinateurs défaillants, Motorola dysfonctionnels qui ne relaient pas les alarmes, Gilets pare-lame inadaptés, Climatisation absente dans les bureaux du centre de détention ; pourtant validée en CSA l’an dernier, mais bloqué par la DI, pourtant indispensable vu le climat actuel.

JUSQU’A QUAND FAUDRA-T-IL TENIR COMME ÇA ?

Si l’établissement fonctionne encore, c’est uniquement grâce à l’investissement surhumain des agents.

La direction locale et interrégionale mesurent-elles vraiment la gravité de la situation ? Ou préfèrent-elles fermer les yeux jusqu’au point de non-retour ? Peut-être que certains devraient mettre l’uniforme de surveillant ne serait-ce qu’une journée, pour enfin comprendre la réalité du terrain.

Pendant ce temps, la DI projette de lancer un nouveau dispositif « exceptionnel » dans notre établissement, alors que son application dans d’autres établissements a tourné au fiasco. Avant d’expérimenter quoi que ce soit, ne faudrait-il pas d’abord s’attaquer aux vrais problèmes du CPRV ? Ou se faire mousser avec un projet bancal est-il la priorité ?

Le bureau local FO Justice demande le remplacement immédiat des postes vacants, aussi bien en surveillants qu’en officiers et exige la mise en place d’un plan d’urgence visant à stabiliser durablement les effectifs sur tous les secteurs.

Le bureau local FO Justice alerte sur la nécessité absolue d’une remise à niveau rapide du matériel indispensable à la sécurité des agents.

Le bureau local FO Justice soutient l’ensemble des personnels, et exige une réponse rapide et concrète de notre haute hiérarchie.

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