Prison de Rennes-Vezin : Crachat et Agression au Centre de Détention

Ce mercredi 16 juillet 2025, une nouvelle agression a eu lieu au sein du centre de détention (CD) du Centre Pénitentiaire de Rennes-Vezin (CPRV).

Aux alentours de 9 heures, au rez-de-chaussée, alors que le surveillant distribuait le courrier des détenus, le détenu C. l’interpelle de manière urgente. À l’ouverture de la cellule, le détenu se dirige vers lui, le menace et exige immédiatement de voir le chef de bâtiment ainsi que l’attribution d’un second matelas dans sa cellule.

Le surveillant, faisant preuve de professionnalisme, tente de le calmer et lui indique que toute demande doit être formulée par écrit. Mais la réponse ne plaît pas au détenu, qui devient de plus en plus virulent, allant jusqu’à cracher sur l’agent. Le détenu bloque la porte avec son pied, empêchant une fermeture d’urgence et contraint l’agent à déclencher son alarme.

Les renforts arrivent rapidement sur place. Alors que le détenu est extrait de la cellule en vue de son placement au Quartier Disciplinaire (QD), il se rebelle violemment. Au moment du menottage, il parvient à passer son bras autour du cou d’un gradé dans une tentative claire d’étranglement. Une fois au sol, il continue à se débattre et assène plusieurs coups de pied et de genou à ce même gradé, avant de menacer un autre chef en proférant les menaces suivantes : « Je vais te faire assassiner ! »

Une fois maîtrisé, le détenu est conduit au QD.

Encore une fois, un détenu au profil psy fait parler de lui au sein de notre établissement. Le CPRV devient, au fil du temps, un véritable hôpital psychiatrique… sans les moyens adaptés.

Les agents ne sont ni formés ni armés pour gérer ce type d’individu et ne devraient pas avoir à le faire.

Le SMPR de l’établissement (service médico-psychologique régional), quant à lui, continue de trier ses profils : seuls les détenus calmes et dociles semblent trouver grâce à ses yeux. Ce qui explique le nombre de cellule vide sur leur secteur. Les cas réellement dangereux, eux, restent en détention classique, au contact direct des agents. À force de ne garder que les dociles, on abandonne les plus instables à la charge des surveillants d’étage… déjà à bout, déjà submergés par la surpopulation carcérale et le sous-effectif.

Le bureau local FO félicite l’ensemble des agents présents pour leur sang-froid et leur efficacité lors de cette intervention.

Le bureau locale FO apporte tout son soutien aux victimes de cette agression intolérable et reste à leurs dispositions pour toutes démarches administratives et judiciaire

Le bureau local FO exige une sanction disciplinaire exemplaire à l’encontre du détenu ainsi que son transfert dès la fin de sa peine de QD.

Lire le communiqué 

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