Les procédures disciplinaires au sein du centre pénitentiaire de Perpignan sont à revoir de toute urgence !
Les comptes rendus d’incidents s’accumulent, s’épuisent, sont classés sans suite ou tout simplement supprimés à l’expiration du délai de six mois… ou avant !
Cette situation est inacceptable.
L’administration pénitentiaire a mis à disposition des agents, via le logiciel GENESIS.
La « brique fouille ».
Sous prétexte d’efficacité, on met désormais une pression constante sur les agents des étages pour remplir cet outil informatique, pendant qu’on exige d’eux d’effectuer le sondage des barreaux.
Mais comment demander toujours plus alors que les moyens manquent cruellement ?
Dans un contexte où la surpopulation atteint son paroxysme, où les drones livrent plus souvent que les livreurs express, où les filets antiprojections sont si détériorés qu’ils n’assurent plus leur rôle, les téléphones portables pullulent, les drogues circulent et les armes artisanales apparaissent régulièrement en détention, nos collègues travaillent dans une insécurité croissante.
Les surveillants pénitentiaires font face à un manque d’effectif criant, avec des postes découverts et un établissement vétuste qui tombe en ruine. Malgré leur engagement, leur professionnalisme et le serment prêté devant le tribunal judiciaire de Perpignan, leur parole est mise en doute.
C’est une véritable mascarade.
Madame la Cheffe de détention, en charge par délégation de ces procédures, vous ne pouvez ignorer la situation.
Alors Madame la cheffe de détention, vous qui avez pesé dans la balance pour ce Mercato, vous êtes sous les projecteurs aujourd’hui parce que, pour bon nombre de personnels, vous avez une part de responsabilité dans ce capharnaüm. La mascarade a assez duré.
Les agents ont prêté serment devant un juge du TJ de Perpignan, alors comment pouvez-vous mettre leur parole en doute, en levant les mises en prévention, en classant sans suite les comptes rendus d’incident aux motifs que la parole du surveillant, seul à son étage malgré lui, ne suffirait pas ? Depuis les années que vous êtes en place, si vous aviez lesbonnes solutions, cela se saurait. Mais en attendant comment voulez vous motiver le peu d’agents qui sont encore au CP de Perpignan ? Au fur et à mesure que les départs en retraites sont actés, l’effectif théorique et présent s’effondre. Maintenant que la nouvelle prison de RIVESALTES pointe le bout de son nez, l’espoir de beaucoup se tourne vers ce nouvel établissement. Ils en ont assez de travailler dans ces conditions de plus en plus difficile et, si en plus, leur travail au quotidien n’est pas pris en considération, la coupe est pleine.
Trop, c’est trop.
FO JUSTICE CP PERPIGNAN exige une attention particulière et immédiate dans le traitement des comptes rendus d’incidents et un respect du travail des agents qui, chaque jour, assurent la sécurité dans des conditions de plus en plus intenables.
FO JUSTICE CP PERPIGNAN restera mobilisé aux côtés des agents tant que la situation ne changera pas.