Prison de Fresnes : Assez c’est Assez ! Plateforme Revendicative !

ASSEZ C’EST ASSEZ !

Fresnes, deuxième établissement pénitentiaire de France, étouffe sous le poids de décennies de mépris, de négligence et de gestion punitive. Alors que la direction prétend vouloir « fidéliser » les agents, elle n’offre que répression, insalubrité et mépris. Nous, personnels de Fresnes, refusons d’être les cobayes d’une administration déconnectée. Voici nos revendications. Non exhaustives, incisives et sans concession.

FIN DU MATIN-NUIT

Nous demandons la fin du matin-nuit, une mesure essentielle pour préserver notre santé et notre équilibre vie professionnelle/vie privée. Pourtant, la direction ne met pas tout en œuvre pour y parvenir.

Assez des doubles discours : soit vous agissez concrètement pour supprimer ces cycles épuisants, soit vous assumez votre mépris pour notre bien-être.

Nous sommes favorables à cette fin, mais exigeons sa mise en œuvre réelle, pas des promesses sans actes.

SOUS-EFFECTIF CHRONIQUE ET RÉPARTITION ABERRANTE

Fresnes n’est pas suffisamment doté en agents. Les unités hospitalières tournent avec moins de 20 agents, dont tous ne sont pas habilités. Si les ELSP sont tous habilités, c’est bien, mais qu’en est-il des collègues sur les satellites qui assurent la continuité du service au quotidien ? On noie le personnel sous la charge, sans moyens humains à la hauteur des enjeux.

FIDÉLISATION ? UN LEURRE !

La majorité des postes en sortie d’école sont issus de concours nationaux : les agents mutent dès la première année. Comment fidéliser avec un rythme de travail épuisant, des rappels systématiques sur les RH et aucune reconnaissance, seulement de la pression ?

INSALUBRITÉ GÉNÉRALISÉE

Les douches ne fonctionnent pas correctement sur tous les étages et c’est pourtant une des missions qui prend énormément de temps au surveillant pendant sa vacation, tache sensible et conflictuelle en plus… L’état des locaux alourdit délibérément la charge des agents. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

LOGEMENTS DE FONCTION : HONTE ADMINISTRATIVE

Stagiaires, brigadiers-chefs, officiers, tous logés dans des taudis. RLF, Valophis, logements du domaine : RIEN NE VA. Procédures kafkaïennes, état des lieux déplorable, logements insalubres, pires que les cellules. On parle de fidélisation ? C’est une insulte.

CAMÉRAS : POUR FLIQUER, PAS POUR PROTÉGER

Combien de caméras à Fresnes ? Beaucoup. Pour contrôler les entrées-sorties, vérifier les badgeages, surveiller le travail des agents à l’étage. La directrice des détentions n’a jamais poursuivi un détenu… mais les demandes d’explication pleuvent après visionnage des vidéos. La confiance et le soutien ? des mots vides.

DÉPLACEMENTS ABUSIFS ET DISCRIMINATION SYNDICALE

Agents déplacés d’un service à l’autre pour motifs infondés, notamment pour des arrêts maladie de moins de 20 jours par an. C’est une attaque frontale contre les droits des fonctionnaires, une politique du MARCHE OU CRÈVE.

Ce système est-il appliqué à tous ? Non.

Des agents se voient refuser des postes sous prétexte de « fragilité face à la corruption ». Madame l’adjointe au chef d’établissement, plutôt que de stigmatiser, pourquoi ne pas aller jusqu’à recenser les agents en difficulté financière et les sortir de la détention ? N’IMPORTE QUOI !!!

On peut avoir des problèmes financiers et garder des principes, des valeurs et une conscience professionnelle. Des promotions entières recadrées dès leur arrivée pour avoir saisi le syndicat. Nous ne sommes pas des intermittents du spectacle. Et nous le prouverons.

FORMATION DIRECTORALE : APPRENDRE À GÉRER DES DÉTENUS, PAS DES AGENTS

À l’ÉNAP, on n’apprend pas à manager des équipes, mais à réprimer. Un article 40 et un dossier à charge contre un agent, c’est maîtrisé. Une procédure fonctionnelle quand un agent est agressé ? Trop compliqué…

SOUS-EFFECTIF + HEURES SUP’ : PRESSION MAXIMALE, ZÉRO AMÉNAGEMENT

Arrêter de fermer les yeux : sous-effectif insupportable, heures supplémentaires ingérables, agents pressés comme des citrons. Aucun aménagement. Que de la répression.

PRO-DÉTENU : DEUX POIDS, DEUX MESURES

Un détenu, quel que soit son profil, a droit à une nouvelle chance et est traité de manière exceptionnelle.

Un surveillant, avec des états de service irréprochables, devient le pire des agents à la moindre erreur. Les agents sont systématiquement stigmatisés, sanctionnés, et placés sous la pression constante de la direction. Cette gestion pro-détenu au détriment des agents n’est PLUS ACCEPTABLE.

ÉCONOMAT : QUAND LE PROBLÈME, C’EST VOUS

Les deux responsables de l’économat chapeautent plusieurs services et ont des problèmes avec tout le monde. Quand on a un problème avec tout le monde, le problème c’est qui ? À méditer.

RESSOURCES HUMAINES : GESTIONNAIRES EN SOUFFRANCE !

Les RH ne traitent pas des matricules, mais des agents avec une vie de famille.

Aujourd’hui, ce sont des gestionnaires en détresse, des cadres dépassés, et des agents qui subissent. RECRUTER ET FORMER !

SERVICE DES AGENTS : REFUS SYSTÉMATIQUE ET DÉNI

Le service des agents n’est pas au service des agents ! ça c’est sûr…

Nous nous interrogeons sur l’impartialité dans ce service.

Exemple : un détachement refusé, mais le même jour, l’agent pose un congé annuel (CA) et ça passe… Preuve que la seule volonté est de nuire au syndicat et de bloquer arbitrairement les demandes légitimes. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres… Madame la responsable, ce n’est peut-être pas de votre fait, mais vous êtes responsable de votre service.

DÉSENCOMBREMENTS ET TRANSFERTS MOS : NE METTEZ PAS NOS COLLÈGUES EN DIFFICULTÉ

Les désencombrements et transferts Mesures d’Ordre et de Sécurité doivent être gérés correctement dès leur arrivée. Stop à la mise en danger délibérée des agents par une organisation chaotique.

LA BALLE EST DANS VOTRE CAMP

Vendredi 17 octobre 2025 n’était qu’un avertissement.

Si nos interventions restent sans réponse, si l’administration continue de mépriser nos alertes et de laisser les agents subir, nous monterons d’un cran. La balle est dans votre camp. Réfléchissez bien.

FRESNES EST UNE COCOTTE-MINUTE. ET NOUS TENONS LA SOUPAPE.

Monsieur le chef d’établissement, on nous apprend à l’ÉNAP que « la confiance n’exclut pas le contrôle ». Vous avez une confiance aveugle en vos collaborateurs ? Très bien. Mais gardez le contrôle, car nous ne laisserons RIEN passer.

L’allée des thuyas vient d’être goudronnée. Nous comptons bien l’inaugurer. À notre façon.

La pression est trop forte. Fresnes va exploser.

À la direction de choisir : le dialogue ou l’affrontement.

Le personnel de Fresnes, déterminé et uni.

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