Alors que l’effectif semblait s’être stabilisé, FO Justice constate, comme il le redoutait, que les désencombrements ne suivent plus.
Le dernier transfert remonte au 25 mars 2025, alors même que de nouveaux arrivants continuent d’être accueillis chaque semaine. Dernièrement, nous avons récupéré un MOS en provenance de Laon, et un détenu du CP Lille Annœullin est attendu mercredi prochain.
Nous acceptons tous les profils, dans un établissement dépourvu de miradors, sans système anti-drone et sans équipe ELSP encore opérationnelle, alors que les saisies démontrent l’ampleur du trafic de produits illicites et de téléphones portables.
FO Justice tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme : des solutions urgentes doivent être mises en place pour assurer des transferts réguliers, idéalement chaque semaine. Rester inactif pendant un mois est irresponsable et mène inévitablement à une surpopulation incontrôlable.
Actuellement, notre établissement héberge 478 détenus ainsi que 11 QSL, soit un taux d’occupation de plus de 180 %, un chiffre qui ne cesse de grimper.
Nous devons éviter d’atteindre un point de non-retour. Cette situation dégrade les conditions de travail des personnels, déjà fortement sollicités. Il est illusoire de penser que les agents pourront tenir indéfiniment. Si rien ne change, ce ne sont plus les bâtiments mais bien les portes de l’établissement qui seront bloquées. Les “triplettes” ne peuvent pas être une solution durable.
FO Justice sera extrêmement vigilant sur l’évolution des effectifs et exige que ce sujet devienne une priorité.
Des mesures doivent être prises pour mettre fin à ces semaines sans aucun désencombrement. C’est tout simplement inacceptable compte tenu de notre situation actuelle.