Quelle ne fut pas notre stupeur lorsque nous avons appris qu’une opération anti-stupéfiants, menée le samedi 29 mars 2025 aux parloirs de la Maison d’Arrêt de Béthune, avec le concours d’une équipe cynophile, ne s’est pas conclue comme on aurait pu l’imaginer.
Non pas que nous nous opposions à ce type d’initiative, BIEN AU CONTRAIRE. Mais ce qui nous choque profondément, c’est que les familles venues en parloir avec des produits stupéfiants – qui auraient logiquement dû être interpellées par les forces de l’ordre et conduites au commissariat de Béthune par la sortie principale – ont au contraire bénéficié d’un « détour » par le sous-sol de l’établissement, empruntant le tunnel menant au tribunal.
Nous pensions avoir tout vu à la MA de Béthune. Mais faire transiter des personnes extérieures, prises en flagrant délit, par le cœur même de l’établissement pénitentiaire relève d’un non-sens total en matière de sécurité.
Monsieur le Directeur, comment peut-on garantir la sécurité des agents lorsque des individus extérieurs, porteurs de produits illicites quelques instants plus tôt, sont introduits dans les entrailles de la détention, sans qu’on sache s’ils ne transportaient pas d’autres objets interdits ?
Que reste-t-il de la cohérence sécuritaire que vous êtes censé incarner et défendre ?
Lorsque nous échangeons avec les personnels de Béthune, leur résignation fait froid dans le dos : « CE N’EST PAS LA PREMIERE FOIS », nous disent-ils. Et surtout : « PLUS RIEN NE NOUS ÉTONNE ICI ».
FO Justice vous le dit clairement : la sécurité des personnels ne se discute pas, elle s’impose. Ce qui s’est produit est inacceptable. Nous ne tolérerons en aucun cas qu’un tel passage au sein de la détention se reproduise.
À bon entendeur.