La majorité des prisons françaises sont surpeuplées avec 81 000 détenus incarcérés.
La surpopulation carcérale est un problème préoccupant qui a des répercussions sur les conditions de travail de nos collègues ainsi que sur la gestion de détention.
La promiscuité augmente les tensions entre les détenus ce qui nous amène à des conflits et à des violences au sein de notre établissement. Le surveillant doit gérer quotidiennement les mésententes des détenus et doit procéder plus fréquemment à des changements de cellules pour mettre fin aux disputes et bagarres, les triplettes n’arrangent pas le problème et l’amplifient.
Le bureau local FO Justice félicite tous les collègues qui travaillent dans des conditions hors normes sur notre établissement, mais les agents pénitentiaires ne sont pas des robots et ont leurs limites.
De plus les futurs départs à la retraite d’un grand nombre de collègues vont augmenter les rappels, donc travailler dans un établissement en surpopulation ne va pas soulager les agents.
FO Justice rencontre régulièrement la direction pour échanger sur le sujet et trouver des solutions, les désencombrements sont repartis, mais malheureusement cela ne suffit pas à arrêter l’hémorragie.
Nous avons soulevé à la direction le problème du taux d’occupation inférieur sur d’autres structures voisines moins impactées que la nôtre. Pour faire évoluer les choses et réduire le nombre d’arrivants.
FO Justice a écrit un courrier le 5 mars au parquet de Cambrai et de Douai pour les avertir de notre situation catastrophique avec seulement deux bâtiments ouverts à cause de travaux d’envergure sur notre structure.
Le taux d’occupation de notre établissement est très préoccupant, de ce fait, le parquet doit envoyer en priorité sur les structures dont le taux est inférieur à celui de la maison d’Arrêt de Douai.
Des transferts réguliers nous permettraient d’avoir une réelle bouffée d’oxygène.
FO Justice travaille régulièrement sur le sujet en essayant de trouver des solutions durables et efficaces.