FO Justice tient à exprimer sa solidarité totale avec notre collègue violemment agressé au quartier disciplinaire ce mardi 27 mai 2025. Une agression d’une rare brutalité, une nouvelle fois, dans un lieu censé garantir la sécurité du personnel.
UNE AGRESSION D’UNE VIOLENCE INOUÏE
Alors qu’il procédait à une fouille réglementaire, un agent a été pris à partie par un détenu tout juste sanctionné de 7 jours de Q.D : projection de vêtements au visage, crachats, puis une série de coups portés au visage qui ont laissé notre collègue gravement blessé : lèvres ouvertes, hématomes multiples, œdème à l’œil, traumatisme psychologique évident.
Notre collègue s’est retrouvé seul face à son agresseur, sans assistance immédiate. Malgré le déclenchement de l’alarme, les renforts sont arrivés avec retard : un autre incident simultané mobilisait déjà les faibles effectifs disponibles.
UNE ORGANISATION À LA DÉRIVE
Ce drame met en lumière une gestion inacceptable du personnel et de la sécurité :
Acheminement d’un détenu à profil sensible, en l’absence de chef de secteur, sans renforts, alors même qu’il avait préalablement menacé notre collègue.
Quid de la présence du surveillant rédacteur lors de la CDD ?
Ce n’est plus une alerte, c’est un signal d’alarme majeur, les personnels des quartiers disciplinaires travaillent dans une insécurité permanente, aggravée par :
Le manque chronique de personnel, l’absence de coordination et de préparation face à des profils violents, une réactivité insuffisante en cas d’urgence.
UN Q.D. INDIGNE : DÉGRADÉ ET OUBLIÉ
Cet acte violent survient dans un cadre délabré, cellules endommagées, murs percés, caillebotis cassés, activité de “yoyo” quotidienne entre cellules : un jeu dangereux, devenu habituel.
Un quartier disciplinaire à l’abandon, indigne d’un service public, où les agents sont les premières victimes.
FO JUSTICE DIT STOP : IL EST TEMPS D’AGIR !
FO Justice exige sans délai : Le transfèrement immédiat du détenu auteur de l’agression.
FO Justice exige sans délai : La sécurisation du Q.D. par une équipe renforcée un Brigadier-Chef, de deux surveillants renforts, et de quatre agents d’unité.
FO Justice portera ces revendications au plus haut niveau, et fera entendre la voix des agents.