Depuis le drame d’Incarville, l’administration nous a expliqué que les choses allaient changer.
- Renforts systématiques pour les escortes sensibles.
- Priorité à la sécurité.
- Application stricte du protocole.
Sur le terrain, la réalité est toute autre.
Récemment, une extraction classée escorte 3 a été organisée sans renfort ESR suffisant.
Malgré les signalements effectués, malgré les risques identifiés, la mission s’est déroulée sans renfort.
Et cette semaine, la mème situation se profile pour un détenu de Sequedin.
Les ELSP devront sortir sans renfort ESR pendant que des agents qui auraient pu être engagés en renfort seront mobilisés sur une mission Ej classique sur Paris.
CETTE SITUATION EST INCOMPRÉHENSIBLE
Il est inadmissible que des agents susceptibles d’être disponibles pour assurer des renforts ESR soient positionnés sur des extractions judiciaires ordinaires, alors mème que leurs collègues ont objectivement besoin de leur appui sur des missions à risque.
On ne peut pas, d’un coté, afficher des engagements forts après un drame national, et de l’autre, faire des choix organisationnels qui exposent inutilement les personnels.
À force de décisions incohérentes, les conséquences sont visibles :
• les démissions se multiplient, les vocations s’éteignent et le peu d’effectif ESR existant s’érode jour après jour.
Comment attirer, fidéliser et responsabiliser des agents si, dans les faits, on ne sécurise pas leurs missions ?
La sécurité des agents n’est pas un slogan. C’est une obligation.