Le 28/11/2024, vers 16H30, suite à un refus de transfert au CPOS, un semi-libre, psychologiquement perturbé s’est mutilé en se cassant assiette et verre sur la tête avant de se retrancher dans sa cellule en menaçant de s’égorger avec un couteau si les agents pénitentiaires entraient dans la cellule pour le faire sortir. Ce semi-libre a également détérioré la cellule la rendant inutilisable.
Il a fallu l’intervention des ELSP, de la police nationale, des pompiers, des ERIS, des négociateurs du RAID, du JAP, du substitut du procureur afin que par le dialogue, il puisse se rendre sans attenter à sa vie.
Le CSL, tout comme les autres établissements pénitentiaires, reçoit des personnes atteintes de troubles du comportement auxquels les agents pénitentiaires sont confrontés au quotidien.
Ces types de profils psychiatriques ne sont pas compatibles à la détention classique et encore moins dans un centre de semi-liberté où ils bénéficient d’heures de sorties pendant lesquelles ils sont susceptibles de se mettre en danger, ou de représenter un risque important pour la population civile.
Dans cette intervention qui s’est terminé vers 20H45, par chance aucun personnel ne fut blessé, les seules blessures qu’avait le semi-libre sont celles qu’il s’était infligé. Cet incident a entrainé un blocage de l’établissement pendant plus de 4h, empêchant son bon fonctionnement.
Le syndicat FO du CSL de Montargis tient à remercier et à féliciter pour leur professionnalisme toutes les personnes ayant contribué au bon déroulement de l’intervention : ELSP, Police, Pompier , ERIS, RAID, JAP, substitut du procureur, chef d’établissement, brigadier-chef, surveillants du CSL.
Le syndicat FO du CSL de Montargis rappelle que la réinsertion passe aussi par un processus de soin que ne saurait dispenser les personnels de surveillance. Un CSL est avant tout un établissement pénitentiaire !