Suite au point d’étape diffusé par l’intersyndicale le 20 avril 2026, FO Justice ne peut laisser circuler des contre-vérités sur son action et son engagement auprès des personnels.
Une stratégie de terrain plutôt que d’apparat
L’intersyndicale nous accuse d’avoir rejoint tardivement les discussions. C’est faux. Dès le 23 février 2026, FO Justice saisissait directement le DGAP pour exiger des comptes, puis le ministre de la Justice par lettre ouverte le 3 mars 2026 afin de demander une inspection. Si nous avons choisi de ne pas manifester Place Vendôme le 17 mars, c’était par respect pour les revendications des agents du terrain.
• L’efficacité plutôt que l’affichage : nous nous sommes mobilisés devant le TJ de Nanterre, car c’est là, et nulle part ailleurs, qu’a été prise la décision injustifiée de placer notre collègue en garde à vue.
• Une action ciblée : à cette date, seule la situation de notre collègue de la maison d’arrêt du Val d’Oise (SPIP 95) était connue et traitée par nos soins
Responsabilité institutionnelle vs Individualisation
L’intersyndicale s’oppose à une inspection, prétextant une “fragilisation” des agents. FO Justice maintient que seule une inspection rigoureuse permettra de mettre en lumière les défaillances de la hiérarchie et d’éviter que de tels drames ne se reproduisent. Ce n’est pas “individualiser” que de demander que les donneurs d’ordres assument leurs responsabilités.
Nos “Lignes Rouges” sont les vôtres
Concernant la “sécurisation des pratiques”, FO Justice est parfaitement claire : il ne s’agit pas d’alourdir la charge des CPIP, mais de sécuriser leur environnement de travail pour qu’ils ne soient plus jamais envoyés au commissariat pour des erreurs systémiques.
FO Justice, syndicat majoritaire, ne se laissera pas dicter sa conduite par des organisations qui préfèrent les photos de groupe à la défense concrète des collègues devant les juridictions responsables.
Nous restons, comme toujours, au plus près des agents et de la réalité du terrain.
