Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Beauvais : MAH1/QD – Un Détenu Déchaîné – Deux Collègues Blessés !

Une nouvelle journée sous haute tension au centre pénitentiaire de Beauvais !

Aujourd’hui, au bâtiment MAH1, une personne détenue a fait l’objet d’une mise en prévention après avoir adopté un comportement particulièrement agressif envers les agents ELSP.

Dans un état manifestement anormal, tenant des propos incohérents et faisant preuve d’une agitation importante, l’individu semblait avoir perdu tout contrôle. Il a notamment tenté de forcer le passage. Son codétenu aurait d’ailleurs indiqué qu’il avait eu un comportement étrange durant toute la nuit.

Mais quelle mouche l’a piqué ? Ou plutôt, quel produit aurait-il pu consommer ?

À son arrivée au quartier disciplinaire, l’individu a refusé de se soumettre à la fouille réglementaire. Face à son agressivité et à son comportement incontrôlable, une mise au sol a été nécessaire. Les agents ELSP ont dû intervenir en renfort pour maîtriser la situation.

Mais l’histoire ne s’arrête malheureusement pas là !
Lors de la distribution du repas, le détenu a de nouveau refusé d’obtempérer avant de s’en prendre physiquement au gradé, qu’il a agrippé.

Une nouvelle mise au sol a été nécessaire. L’individu a alors tenté de mordre les personnels et leur a infligé des griffures, nécessitant une nouvelle intervention des ELSP afin de permettre aux agents QD de sortir de la cellule en toute sécurité.

Face à la dangerosité de son comportement et à la répétition des incidents, une gestion équipée a été mise en place.

DEUX COLLÈGUES BLESSÉS !

Bilan de ces interventions :

  • Le gradé victime d’une entorse, avec 3 jours d’ITT.
  • Un second agent blessé par des griffures.

FO Justice Beauvais condamne fermement ces nouvelles violences à l’encontre des personnels pénitentiaires.

Nous tenons à saluer la réactivité de la Directrice, qui a rapidement pris des nouvelles des collègues blessés et procédé à un signalement auprès du parquet.

Le passage de cette personne détenue en commission de discipline est prévu jeudi.
FO Justice Beauvais sera particulièrement vigilant quant aux suites disciplinaires données à ces agressions.

Nous adressons nos vœux de prompt rétablissement aux deux collègues blessés et leur apportons tout notre soutien.

Enfin, FO Justice Beauvais tient à féliciter l’ensemble des agents intervenus, notamment les ELSP et les agents QD, qui ont une nouvelle fois fait preuve de courage, de professionnalisme et d’une solidarité exemplaire face à une situation particulièrement difficile.

FO JUSTICE BEAUVAIS

Toujours présents, toujours mobilisés !

Lire le Communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Élections professionnelles 2026 : vos mots de passe pour accéder au portail de vote sont disponibles !

Chères collègues, chers collègues,

Les mots de passes sont disponibles pour accéder au portail de vote !

➢ Vérifiez sur votre boite mail (enregistrée sur Harmonie)

⚠️ Sur les boites personnelles, le mail peut être dans les indésirables/spams

Mail d’accès au portail de vote avec le bouton ACCÉDER AU SITE et le mot de passe provisoire

Cliquez sur « accéder au site » ou sur le lien :

https://elections-professionnelles-2026.justice.gouv.fr/

  1. Une fois sur la page d’accueil du portail électeur, vous pouvez accéder à votre espace personnel en cliquant sur le bouton « ACCEDER A MON ESPACE PERSONNEL »
  2. Sur le module d’authentification, vous devez :
    • Renseigner votre Identifiant de vote : récupéré sur l’ENSAP, envoyé par courrier ou via l’interface FranceConnect.
    • Saisir le mot de passe provisoire reçu par mail en cas de première connexion puis le mot de passe personnalisé pour la deuxième connexion
    • Recopier l’image de sécurité affichée à l’écran
    • Cliquer sur le bouton « CONNEXION »
  3. Définir un code PIN à 4 chiffres qui vous servira pour valider chacun de vos votes

➢ Vous pouvez déjà consulter les scrutins auxquels vous pouvez participer

Liste des scrutins consultables sur le portail des élections professionnelles

Prochaine étape : la consultation des candidatures sera possible le 17 novembre !

Lire le Communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Deuxième Établissement Pénitentiaire à Mayotte : Le Projet Avance !

LE FONCIER : UNE PREMIÈRE ÉTAPE DÉCISIVE POUR L’AVENIR PÉNITENTIAIRE DE MAYOTTE.

La venue à Mayotte du directeur adjoint de la Direction générale de l’administration pénitentiaire (DGAP), avec pour objectif de sécuriser le foncier destiné à accueillir le deuxième établissement pénitentiaire de l’île, marque une étape importante dans l’avancement de ce projet.

Pour FO Justice, cette démarche répond à une urgence que nous dénonçons depuis longtemps : le centre pénitentiaire de Majicavo ne peut plus absorber seul la pression démographique et pénitentiaire de Mayotte.

Avec près de 660 personnes détenues pour une capacité théorique de 278 places, notre établissement fonctionne dans des conditions de surpopulation qui mettent quotidiennement à rude épreuve les personnels, la sécurité et les conditions de détention.

FO JUSTICE RESTERA VIGILANT !

Sécuriser le foncier est une chose. Construire un établissement adapté aux réalités de Mayotte en est une autre.

FO Justice exige :

  • Un calendrier précis et des engagements concrets sur la réalisation du projet.
  • Une capacité d’accueil réellement adaptée aux besoins du territoire.
  • Des infrastructures modernes, sécurisées et fonctionnelles.
  • Des effectifs supplémentaires à la hauteur des besoins.
  • Des conditions de travail dignes pour l’ensemble des personnels.
  • Une véritable anticipation des besoins en logements et en accompagnement des agents.

LES PERSONNELS DE MAJICAVO ATTENDENT DES ACTES !

Depuis trop longtemps, les personnels travaillent dans des conditions dégradées, confrontés à une surpopulation carcérale devenue insoutenable.

Le deuxième établissement pénitentiaire ne doit pas être une simple annonce institutionnelle. Il doit constituer une réponse structurelle à la crise pénitentiaire que traverse Mayotte.

FO JUSTICE PREND ACTE DE CETTE AVANCÉE, MAIS NE SE CONTENTERA PAS DE PROMESSES.

Nous resterons mobilisés pour que ce projet devienne une réalité, dans l’intérêt des personnels, de la sécurité et du service public pénitentiaire.

FO JUSTICE – TOUJOURS AUX CÔTÉS DES PERSONNELS !

Lire le Communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Réau : Derrière la vitrine, les agents s’épuisent !

Management, planification et gestion des agents : des dysfonctionnements qui appellent une réponse institutionnelle immédiate.

Depuis de nombreux mois, notre établissement est sous les feux des projecteurs. Mais derrière l’image lisse apparente, la dégradation générale du climat de travail ne doit plus être banalisée.

Communication hiérarchique inadaptée et dévalorisante, comportements managériaux préoccupants, absence de réponse aux alertes des personnels : autant de situations qui, lorsqu’elles se répètent, interrogent profondément les pratiques au sein de notre établissement.

À ce stade, ces situations ne peuvent plus être réduites à de simples incompréhensions individuelles.

Dans un contexte de tensions RH, le CPSF ne déroge pas à la règle avec un taux d’absentéisme qui impacte l’organisation des services.

Au-delà des multiples demandes de changement de service d’agents affectés au QLCO, alors que le secteur n’est ouvert que depuis trois mois, et des refus de la hiérarchie fondés sur les nécessités de service, FO Justice alerte sur le risque d’épuisement et de désengagement professionnel. Dans ce secteur de haute sécurité, les incidents, les objets interdits découverts lors d’une fouille et la valse des placements au QD imposent des réponses de la direction sur l’organisation et la sécurité de l’établissement et de l’ensemble de ses personnels.

De plus, et plus généralement, il conviendrait de revoir la copie de la planification des agents, avec des arbitrages qui questionnent :

  • Pourquoi la gestion en mode dégradé de certains services clés est-elle devenue la norme, notamment aux ELSP, avec des « bricolages » de planification qui interrogent le respect effectif du cadre réglementaire ? Heures supplémentaires non comptabilisées, badgeages supprimés, astreintes répétées… Ces anomalies signalées doivent être examinées, au regard de leur impact sur le bien-être des agents, épuisés par un rythme de travail ne respectant pas l’équilibre avec la vie personnelle.
  • Pourquoi l’organisation du travail des gradés en détention ne répond-elle pas à un schéma unique de rotation sur l’ensemble des secteurs, avec une exception pour les quartiers spécifiques (QI/QD), où l’affectation d’une brigade fixe se justifierait par la nécessité d’une connaissance fine des profils affectés ? L’objectif annoncé de polyvalence serait cohérent s’il s’appliquait de manière générale à l’ensemble des secteurs de détention, au regard de critères objectifs et transparents.
  • Pourquoi, malgré des postes vacants, certains agents restent-ils sans affectation stable et comblent-ils chaque jour un nouveau poste, alors que l’on connaît les risques psychosociaux liés à cette instabilité ? Au moins, on peut saluer l’effort d’une certaine équité de la part de la direction : cette situation ne concerne pas seulement les agents de catégorie B, mais aussi un officier « intérimaire » qui n’a pas d’affectation depuis deux mois.

Pourtant, au regard des renforts et des arrivées annoncées, notamment d’officiers, notre établissement semble être l’enfant gâté de la DI de Paris. De nouveaux arrivants sont attendus d’ici la fin de l’année alors que la direction n’a pas encore réussi à résoudre la délicate équation d’affecter les récents arrivés à des postes pérennes. Sans parler d’un accueil que FO Justice juge délétère, en contradiction avec la volonté affichée de fidéliser les agents. FO Justice regrette les propos tenus en réunion au sujet des officiers : « dont on ne sait plus quoi en foutre ». Tous les agents méritent considération et respect.

A contrario, comment expliquer qu’un officier doive cumuler les casquettes d’adjoint au chef de détention et de responsable infra, alors que ces deux postes ont des niveaux de responsabilités conséquents ? Quelles garanties la direction apporte-t-elle pour que ce cumul de deux responsabilités majeures ne fragilise pas la sécurité ?

Ce ne sont que quelques exemples d’une longue liste qui n’ont pas pu faire l’objet d’un dialogue social constructif depuis le changement de direction, malgré plusieurs signalements.

La santé des agents et le collectif de travail sont en jeu. Et les conséquences se font déjà ressentir avec la montée du sentiment d’injustice, la perte de confiance envers la hiérarchie et la dégradation des relations professionnelles.

Sans action forte, les conséquences seront lourdes : épuisement professionnel, désengagement et fragilisation du fonctionnement du service.

La prévention des risques psychosociaux ne peut se limiter à de beaux discours. C’est pour cela qu’il est temps d’agir !

Nous réclamons donc l’intervention de la direction interrégionale pour réaliser un audit, en présence de la psychologue des personnels, afin d’examiner les causes profondes des dysfonctionnements constatés.

Il est grand temps d’analyser les pratiques managériales et le fonctionnement de la chaîne hiérarchique au sein de notre établissement, avec un examen des procédures du service de planification, des critères d’arbitrage et de répartition des contraintes.

Également, à l’approche de la fin d’année, nous invitons le chef d’établissement à anticiper ses bonnes résolutions et à inscrire le bien-être au travail comme objectif prioritaire de 2027.

Pour que le management bienveillant ne soit pas qu’un axe prépondérant de la formation à l’ENAP, mais aussi une traduction concrète à la hauteur des responsabilités attachées aux fonctions d’un chef d’établissement de catégorie A+.

L’avantage, c’est que le respect des agents, c’est gratuit : les restrictions budgétaires ne peuvent donc être invoquées comme excuse.

LES AGENTS FONT LEUR MÉTIER.
LA DIRECTION DOIT ASSUMER SES RESPONSABILITÉS.

Lire le Communiqué