Depuis plusieurs mois, la maison d’arrêt de Cherbourg subit une ambiance explosive. Les séparations entre détenus s’accumulent, les problèmes de cohabitation entre eux, les tensions liées aux dettes de trafics en tout genre.
A la maison d’arrêt de Cherbourg nous comptons 60 détenus en détention et on dénombre 18 mesures de séparation. Bientôt 1/3 de la détention.
On compte même 3 mesures d’interdiction pour le détenu classé auxiliaire d’étage.
● Madame la cheffe d’établissement, il devient URGENT de transférer les protagonistes qui posent des problèmes en détention, doit-on attendre qu’un drame se produise dans notre établissement pour que des transferts soient effectués ?
● Comment ferons-nous lorsque deux détenus interdit de se croiser auront des audiences en même temps ?
Doit-on continuer de jouer aux jeux des chaises musicales encore longtemps ???
Madame la cheffe d’établissement il est urgent de vous rapprocher de la Direction Interrégionale afin d’organiser les TRANSFERTS.
En ce jour de la Saint-Valentin, samedi 14 février 2026, une surveillante de la Maison d’arrêt de DRAGUIGNAN a fait une fâcheuse rencontre en se rendant à la boulangerie avant de prendre son service.
Attablé et camouflé sous sa capuche, un ancien pensionnaire invective notre collègue et lui reproche la saisie d’un téléphone portable lors d’une fouille de cellule, quelques mois plus tôt.
Selon lui, la remontée de cet incident serait à l’origine du rejet d’un aménagement de peine.
Le toupet de ce voyou est porté à son paroxysme quand ce dernier tente d’intimider la collègue par les propos suivants : « Je te vois tous les jours, je sais où tu habites, on habite à coté ! »
Ce comportement menaçant est inadmissible et d’une extrême lâcheté !
En cette période de trouble où la sécurité des agents est menacée à l’extérieur, l’Administration a le devoir de prendre des mesures urgentes afin de protéger notre collègue !
La direction de l’établissement a immédiatement réagi afin de soutenir la collègue.
Un signalement exprès a été remonté au parquet, à la préfecture et à la Direction Interrégionale et des patrouilles de police sont également mises en place.
Dans cette affaire, il est utile de rappeler que cet individu est connu des services de police pour de multiples menaces, outrages à personnes dépositaires de l’autorité publique, de violences conjugales, et fait l’objet de mesures d’éloignement.
Un beau palmarès !
N’EN DÉPLAISE A CE TYPE D’INDIVIDU, LES AGENTS DE LA M.A DRAGUIGNAN CONTINUERONT D’EXERCER LEURS MISSIONS AVEC PROFESSIONNALISME ET RIGUEUR !
MALGRÉ LES MENACES, LES SURVEILLANTS DRACÉNOIS NE CÈDERONT PAS !
LeSLPFORCE OUVRIÈREapporte tout son soutien à notre collègue.
LeSLPFORCE OUVRIÈREféliciteson sang-froid et soutiendra toutes les actions sécuritaire menées par les surveillants de la MA de Draguignan.
Le SLPFORCE OUVRIÈREremerciela direction de Draguignan pour sa rapidité dans la prise en charge de la surveillante et demande des actions rapides notre administration.
Les 13 et 14 février 2026 : une escalade de violence inacceptable
Le 13/02/2026 vers 14h30, une fouille de cellule menée par l’ELSP en cellule H138 a permis la découverte d’un arsenal particulièrement préoccupant :
•2 téléphones portables
•2 couteaux artisanaux avec manche type poing américain (lames aiguisées et pointues fabriquées à partir d’éléments de chaises de cellule)
•1 poing américain artisanal équipé de lames de rasoir
•1 machine à tatouer
•Un autre téléphone découvert lors d’un paquetage effectué par un surveillant
Ces découvertes confirment une nouvelle fois la circulation massive d’objets prohibés et dangereux au sein de la détention, mettant gravement en péril la sécurité des personnels.
Le 14/02/2026 vers 10h15, une violente altercation éclate sur la cour de promenade niveau zéro du bâtiment H .
Plusieurs bagarres s’enchaînent rapidement.
Une arme artisanale de type fishfish est repérée sur un individu et récupérée par les agents.
Face à la situation devenant incontrôlable, la décision de faire remonter les promenades est prise.
Les protagonistes refusent d’obtempérer et continuent les affrontements, nécessitant l’intervention de renforts du bâtiment F et de l’ELSP.
Lors de la remontée, un détenu profite du mouvement pour attaquer par surprise celui avec qui il s’était précédemment battu, provoquant un mouvement de foule devant l’accès de sortie promenade.
Cet événement rappelle dangereusement celui survenu en 2016.
Nous dénonçons fermement :
• La banalisation des armes artisanales en détention
• Le refus d’obtempérer de détenus de plus en plus violents
• L’exposition permanente des personnels à un risque grave
Nous exigeons immédiatement :
• Des fouilles sectorielles renforcées et régulières
• Des sanctions disciplinaires fermes pour les protagonistes
• Des mesures sécuritaires concrètes pour protéger les agents
Le Bureau local FO Justice félicite l’ensemble des personnels, tous grades confondus, ayant participé à l’intervention. Leur abnégation et leur professionnalisme ont permis d’éviter le pire.
Ce jour, samedi 14 février 2026, aux alentours de 15h40, une violente agression s’est produite sur la MAH 1 au 1er étage sur un personnel féminin.
Elle a juste le temps d’appeler à l’aide qu’elle reçoit plusieurs coups au niveau de la tête, la collègue tombera par terre et le détenu s en donnera à cœur joie ! Il lui assènera plusieurs coups de pieds au niveau du ventre, au niveau de la tête et aux jambes !
Heureusement que la Gradée du bâtiment se trouvait sur l’autre coursive et qui a entendu son appel à l’aide !
Le détenu stoppera net dés son arrivée ! Et dès que les renforts sont arrivés, l’intervention a été nécessaire et l’énergumène sera conduit à sa nouvelle demeure : le QD !
Bilan des blessures sur l’agent :
Hématome occipital gauche
Hématome fronto temporal du cuir chevelu à l’arcade sourcilière
3 hématomes au niveau de la jambe gauche
GROS CHOC PSYCHOLOGIQUE
FO JUSTICE SEYSSESapprendra la raison de cette violence : « monsieur croyait qu’il était libéré !» mais surtout que celui-ci a fait plusieurs séjours en Hôpital psy ! Ce détenu n’avait rien à faire sur une détention dite classique ! Des secteurs ou des unités ont été créés pour pouvoir accueillir ce genre de profil ! Au dela d’une surpopulation carcérale qui explose et notamment en région Toulousaine, TOULOUSE SEYSSES culmine à pas moins de 300 matelas au sol !! Il conviendra que notre administration se doit d’être le garant de ses personnels et se doit de les protéger !
Mr le Ministre, FO JUSTICE SEYSSESvous demande que les agents qui exercent sur les coursives des bâtiments « coupe gorge » puissent œuvrer à 2 sur les étages ! Comme c’est initialement prévu ! SEYSSES fait partie du plan « ZERO TELEPHONES PORTABLES » et on s’en félicite.
IL EST AUSSI IMPORTANT QUE LA SECURITE INTERIEURE SOIT TRAITEE AU MEME NIVEAU !
FO JUSTICE SEYSSESen appelle à vous ! Les agents le méritent !
FO JUSTICE SEYSSESapporte tout son soutien à notre collègue et reste à sa disposition si besoin.
FO JUSTICE SEYSSESfélicite l’ensemble des personnels qui sont intervenus et qui ont agi avec un grand professionnalisme.
FO JUSTICE SEYSSESconstate une augmentation de violence de la part de la population pénale ! La surpopulation carcérale n’arrange rien ! Les conditions de travail des personnels doivent être améliorées ! le binômage devient une priorité absolue ! Notre administration est le garant de ses personnels !
FO JUSTICE SEYSSESdemande à la direction de prendre des mesures à la hauteur de cet acharnement sur la collègue ! Cela ne doit pas rester impuni ! Un TRANSFERT en URGENCE ! sa peine ou son passage en CDD se fera sur son établissement prochain ! Il doit y avoir une réponse ferme à cet acte Monsieur le Directeur !
Si rien n’est fait, nous prendrons les mesures qui s’imposent. Et si jamais, le détenu devait passer en CDD sur SEYSSES, que la sentence soit à la hauteur des faits !