Publié le Laisser un commentaire

ENAP – Élèves : Changement des épreuves Concours de Surveillant Pénitentiaire

Suite à la réforme historique de 2024, négociée par Force ouvrière Justice, le concours de surveillant pénitentiaire (passer de la catégorie C à la catégorie B), de nouvelles modalités d’épreuves sont mises en place.

Les phases ainsi que les épreuves du concours, ont fait l’objet de modifications.

Ces changements sont entrés en vigueur à partir de septembre 2025

Quels sont les changements ?

Concrètement, les changements s’opèrent sur les phases d’admissibilité et d’admission.

L’épreuve d’admissibilité sera désormais composée de deux épreuves, un compte-rendu et du sport.

Le QCM ne fera ainsi plus partie du concours.

Le compte-rendu : il peut se faire à partie d’images, de documents, mais aussi d’une projection vidéo.

Le but étant de tester le candidat sur son aptitude à rendre compte auprès de sa hiérarchie sur un événement ou un incident qui pourrait survenir dans l’exercice de ses fonctions.

Quant au sport, il s’agit désormais de trois épreuves.

Test d’endurance cardio-respiratoire (Luc Léger) : allers-retours sur une distance de 20 mètres, à une vitesse qui accélère progressivement au rythme d’une bande sonore.

o Barèmes du Luc Léger : les femmes doivent atteindre au minimum le palier 4, les hommes le palier 6-15’’.

Test de résistance musculaire : gainage.

o Barèmes du gainage : les femmes doivent tenir un minimum de 1 minute et 15 secondes, les hommes une durée de 1 minute et 45 secondes.

Test d’habileté motrice : 3 ateliers (pas chassés-croisés, cerceaux, simulation d’intervention type feu cellule mineure).

o Barèmes : les femmes doivent franchir la ligne d’arrivée en 48 secondes maximum, les hommes en 45 secondes maximum.

Résumé : Concours Surveillant pénitentiaire

En résumé, voici les phases et les épreuves correspondantes pour le concours de surveillant pénitentiaire à partir de septembre 2025 :

Phase d’admissibilité : compte-rendu écrit (coefficient 1), épreuves sportives (coefficient 2).

Phase d’admission : oral (avec un entretien de personnalité pour ceux n’ayant jamais travaillé dans la sécurité).

(Non notés) : tests psychotechniques suivis d’un entretien psychologique.

Conditions d’accès

Pour rappel, les conditions d’accès pour le concours externe de surveillant pénitentiaire sont les suivantes :

Être de nationalité française.

Avoir entre 17 et 45 ans au 1er janvier de l’année du concours.

Les candidats qui atteignent la limite d’âge durant une année au cours de laquelle aucun concours n’est ouvert peuvent se présenter au concours suivant.

La limite d’âge supérieure peut être reculée :

– d’un an par enfant ou personne handicapée à charge

– pour les candidats ayant souscrit un engagement dans l’armée : d’un temps égal à celui passé sous les drapeaux

– d’une durée égale à celle des traitements et soins en faveur des candidats anciens handicapés sans que cette durée ne puisse excéder 5 ans

– pour les anciens sportifs de haut niveau, d’une durée égale à leur inscription sur la liste des sportifs de haut niveau sans que cette durée ne puisse excéder 5 ans

La limite d’âge n’est pas opposable aux mères ou pères d’au moins trois enfants, aux personnes élevant seules un ou plusieurs enfants, aux sportifs de haut niveau, aux personnes reconnues travailleurs handicapés, sous réserve qu’ils puissent satisfaire l’engagement de servir l’État pendant trois ans à la date d’entrée en jouissance immédiate de leur pension.

Être diplômé du baccalauréat (ou autre diplôme de niveau 4).

Attention : en cas de réussite au concours, vous devrez être en capacité de justifier de votre niveau de diplôme. Si vous n’êtes pas en possession de justificatifs (diplôme, attestation de réussite, attestation de comparabilité de l’ENIC-NARIC pour les diplômes étrangers, etc.),

Le certificat de formation générale (CFG) n’est pas considéré comme étant un diplôme classé au moins au niveau 3 du répertoire national des certification professionnelles.

Avoir un extrait de casier judiciaire (B2 et TAJ), ne portant pas de mentions incompatibles avec l’exercice des fonctions.

Pour les moins de 25 ans, avoir fait sa JDC.

Être reconnu apte lors de la visite médicale.

L’équipe FO Justice ENAP élèves reste disponible pour toute question ou interrogation.

Pour celles et ceux qui souhaitent un accompagnement pour la préparation du concours, envoyez-nous un mail à : fo.enapeleves@gmail.com

Pour FO Justice, votre réussite est notre priorité.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Limoges : Retour vers le passé !

À quand le retour du sifflet et du boulier ?

Cela fait des mois que nous tirons la sonnette d’alarme. Des mois que nous signalons que nos outils de travail tombent en ruine. L’administration fait la sourde oreille, attendant probablement le drame pour réagir.

🔴 SÉCURITÉ : “ALLÔ ? Y’A PERSONNE !”

La situation de nos moyens de communication est CRITIQUE.

ICOM & API (Alarmes Portatives Individuelles) : Le parc est à l’agonie.

Pénurie de matériel : Il n’y a plus assez d’appareils en état de marche pour équiper tous les agents !

Batteries HS : Quand, par miracle, on trouve un appareil, la batterie tient 1 heure.

Est-ce normal de partir en détention sans moyen d’alerte fiable ? Allons-nous devoir ressortir les sifflets du siècle dernier pour assurer notre sécurité ? C’est INACCEPTABLE !

Demain, si un collègue se fait agresser au fond d’une coursive et que son ICOM ne déclenche pas faute de batterie… QUI SERA RESPONSABLE ? La Direction ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas !

🔴 PORTE PRINCIPALE : L’ÈRE DU PAPIER-CRAYON

Pendant que le Ministère parle de numérisation et de modernité, la MA Limoges reste figée à l’âge de pierre. À la porte principale, l’agent est contraint de travailler avec les outils de son grand-père !

Aucun logiciel de contrôle d’accès (CREON) pour le personnel.

Tout se fait à la main : L’agent, déjà surchargé par la gestion des clés, des alarmes, du téléphone et des accès véhicules, doit en plus noter sur une feuille volante chaque entrée et sortie du personnel permanent.

C’est une surcharge de travail inutile, une perte de temps et un risque d’erreur colossal. Nous ne sommes pas des scribes !

À quand l’utilisation de pigeons voyageurs pour remplacer nos radios défaillantes ?

🔴 LA MCI : UN CONSTAT EN DEMI-TEINTE ?

La Mission de Contrôle Interne (MCI) est passée. Elle a relevé de nombreux dysfonctionnements sécuritaires. C’est bien. Mais a-t-elle vu dans quelles conditions nous tenons la boutique ?

L’administration limite les investissements sous prétexte qu’une nouvelle structure est réclamée depuis des années. En attendant cette hypothétique nouvelle prison, ce sont les agents qui trinquent au quotidien dans une structure qui fonctionne comme il y a 20 ans !

Doit-on exercer notre Droit de Retrait pour que l’Administration daigne nous fournir du matériel qui fonctionnent ? Ne nous poussez pas à bout !

FO Justice EXIGE : Le renouvellement IMMÉDIAT du parc de communication (ICOM/API) et des batteries neuves pour TOUS les agents.

FO Justice EXIGE : L’installation d’un logiciel de gestion d’accès moderne à la Porte Principale.

FO Justice EXIGE : La fin de la politique de l’autruche : La sécurité des personnels ne doit pas être sacrifiée sur l’autel des économies budgétaires.

IL EST TEMPS DE FAIRE ENTRER LA MAISON D’ARRÊT DE LIMOGES DANS LE 21ÈME SIÈCLE !

LA SÉCURITÉ N’A PAS DE PRIX, MAIS ELLE A BESOIN DE MOYENS !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Lorient-Ploemeur : La sécurité, une priorité ?

Cette nuit, une panne de courant récurrente a plongé notre établissement dans l’insécurité totale qui n’était pas en totalité résolu à la prise de service du matin.

. Accès en détention HS

. Alarmes HS

. API HS

. Bagage X HS

. Accès armurerie HS …

A cette heure, les alarmes API ne sont toujours pas fonctionnelles !

Si pour Force Ouvrière Justice la sécurité est une priorité, il semblerait que pour d ’autres cela ne soit pas le cas !

Ce dysfonctionnement est récurrent et bien connu depuis longtemps !

Force Ouvrière Justice exige des moyens afin que la situation soit réglée dans les plus brefs délais !

A l’heure où les discours sur la sécurité sont mis en avant par nos dirigeant, Force Ouvrière Justice attend des actes !

Pour Force Ouvrière Justice la sécurité des personnels n’a pas de prix !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Nancy-Maxéville : Quand la radicalisation frappe nos collègues !

Ce mardi 6 janvier 2026, un détenu connu pour sa radicalisation s’est livré à des insultes et menaces à l’encontre de l’agent en poste au PIC du bâtiment prévenu.

Souhaitant apaiser une situation particulièrement tendue, un gradé décide de se rendre en cellule afin d’engager un échange. A l’ouverture de la porte, le détenu profère immédiatement des propos d’une extrême violence :

«Toi, je te parle pas sale facho, je finirai par t’égorger sale bâtard»

Face à la gravité manifeste des menaces, le gradé ordonne la sortie du détenu de sa cellule et décide d’une fouille immédiate, suspectant la détention d’une arme et un passage à l’acte imminent.

Lors de son déplacement vers une autre cellule, le détenu porte volontairement un violent coup de coude au visage de l’agent, puis, lors de sa maîtrise, mord deux doigts de la main droite du collègue, provoquant des blessures sérieuses.

FO Justice souhaite un prompt rétablissement au collègue blessé et restera pleinement à ses côtés, l’accompagnant dans l’ensemble des démarches et procédures administratives et judiciaires.

FO Justice demande que les menaces de mort proférées par ce détenu radicalisé soient prises avec le plus grand sérieux, un transfert immédiat de cet individu, des réponses pénales et disciplinaires exemplaires.

FO Justice rappelle que la sécurité des personnels n’a pas de prix.

Aujourd’hui, les équipes de détention travaillent dans des conditions inacceptables, avec près d’un quart des effectifs manquants.

Lire le communiqué