Ce mardi 9 décembre 2025, vers 16h10, un incident d’une violence inacceptable s’est produit en MAH2, rappelant une fois de plus le climat délétère dans lequel nos collègues doivent travailler.
Alors qu’un surveillant intervenait pour un tapage en cellule, il rappelle calmement au détenu que son rendez-vous médical, prévu à 14h00, avait été manqué car l’intéressé avait préféré se rendre en promenade.
La réaction du détenu a été immédiate, agressive et outrageante :
« Sale connard, envoie-moi à l’infirmerie tout de suite, sale fils de pute ! »
Sans aucune raison, il a ensuite jeté un flacon d’urine ouvert en direction de notre collègue.
Dans une cellule occupée par deux détenus, l’agent a dû procéder à une fermeture d’urgence et alerter son encadrement.
Face à ce comportement totalement incontrôlé et dangereux, la mise en prévention a été immédiatement ordonnée, seule mesure permettant de mettre fin à l’incident.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFSsalue le professionnalisme du collègue. Malgré l’agressivité et le danger, notre collègue a su garder sang-froid, maîtrise et discernement. Nous lui apportons tout notre soutien et nous tenons à sa disposition pour l’accompagner dans l’ensemble de ses démarches.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS félicite l’encadrement pour cette réaction rapide, claire et adaptée. Cette décision démontre qu’une hiérarchie présente, réactive et déterminée peut encore permettre de rétablir l’ordre et protéger les agents.
Madame la Présidente du CSA formation spécialisée,
Mesdames et Messieurs les membres du CSA,
Une fois de plus, nous nous réunissons dans un contexte très tendu. Les agressions se multiplient et les incidents de toutes sortes sont légions. Aujourd’hui, l’établissement compte plus de 930 personnes détenues pour 575 places : une surpopulation pénale devenue structurelle, installée depuis trop longtemps, et dont les conséquences n’ont jamais été aussi lourdes.
La régulation carcérale peine à se mettre en place. Les quelques transferts effectués restent très insuffisants. Nous avons besoin d’actions fortes, immédiates et concrètes, afin de désengorger durablement l’établissement. Le constat est clair : les mesures graduelles ne fonctionnent plus ; il faut désormais des décisions radicales et assumées.
Dans ce contexte, les conditions de travail du personnel continuent de se dégrader. À cela s’ajoute une explosion du nombre d’activités pour les personnes détenues, alourdissant encore la charge des équipes qui peinent à suivre.
La situation des ressources humaines est à peine meilleure : nous comptons toujours des postes vacants, une carence qui pèse quotidiennement sur l’ensemble des services.
La visite du DAP a permis d’aborder plusieurs sujets essentiels :
la surpopulation massive,
l’impact sur tous les services,
la présence de réseaux de narcotrafic mettant en péril le fonctionnement comme la sécurité,
la multiplication des incidents,
les vacances de postes,
et la nécessité d’une prime surpopulation.
Le DAP a pris plusieurs engagements : généralisation des caillebotis, installation d’un nouveau système de bagagerie X, mise en place d’un portique à ondes millimétriques, étude de la sécurisation des cours de promenade, avancées sur le brouillage téléphonique, et remplacement systématique des départs à la retraite.
Nous prenons acte de ces annonces. Cependant, depuis des années, les mêmes engagements se répètent alors que la situation ne cesse de se détériorer. Les postes en CAP reste dérisoire et les années se ressemblent tragiquement.
Aujourd’hui, nous réaffirmons nos attentes :
des solutions concrètes et rapidespour désengorger l’établissement, et plus particulièrement la MAF,
un renfort significatif en personnel,
et le respect strict des engagements pris par le DAP.
Il en va de la sécurité, de la santé et de la dignité de nos collègues, comme du bon fonctionnement de l’établissement.
Une nouvelle agression a frappé la maison d’arrêt de Dunkerque avant- hier, LA 6E EN CINQ MOIS. Une fois encore, un collègue a payé de sa personne dans l’exercice de ses missions.
Au départ promenade, alors qu’il ouvre la porte d’une cellule, un détenu n’est pas prêt, cherche sa carte de circulation, ne la trouve pas et refuse de la donner. Notre collègue tente alors de refermer la porte, mais le détenu frappe violemment la porte d’un coup de pied. Le collègue se retourne les doigts sous l’impact.
Il se rend immédiatement vers le détenu, qui lui assène cette fois un coup au visage.
Malgré la douleur, notre collègue parvient à le maîtriser jusqu’à l’arrivée des renforts. Le détenu sera ensuite placé en prévention.
Quant au collègue, il a dû être conduit aux urgences, où le médecin lui a remis les doigts en place.
FO Justice dénonce avec force cette nouvelle agression, qui s’inscrit dans une série devenue intolérable à Dunkerque. CERTAINS PROFILS DE DÉTENUS NE SONT ABSOLUMENT PAS ADAPTÉS À NOTRE STRUCTURE.
Nous apportons notre soutien total au collègue blessé et exigeons des réponses rapides et concrètes : renforts, mesures de sécurité, fermeté disciplinaire et pénale.
Les personnels de surveillance ne peuvent plus servir de défouloir. Il est grand temps que l’administration prenne la mesure de la situation avant qu’un drame irréversible ne survienne.
Depuis plus d’un mois, les personnels du quartier mineur exercent dans des conditions indignes et à risques pour leur santé. Leur poste est situé au beau milieu d’un chantier de démolition qui durera jusqu’en avril 2026, voire au-delà.
Chaque jour, leurs vacations prennent des allures de chantier du BTP, exposant nos collègues :
Au vacarme incessant des marteaux-piqueurs, perceuses, meuleuses et autres outillages industriels ;
A la poussière permanente, irritante et suffocante qui envahit les locaux ;
À des vibrations et nuisances mettant directement en péril leur santé, leur vigilance et leur sécurité.
FO JUSTICE LE DIT : SOUMIS AUX MÊMES CONDITIONS DE TRAVAIL, LA DIRECTION NE TIENDRAIT PAS UNE MATINÉE !
Un mépris flagrant de nos dirigeants qui persistent à fermer les yeux malgré les signalements répétés des agents et même ceux de l’agent de prévention. La direction a été informée, alertée et documentée… pourtant aucune suspension des travaux. À la place, elle distribue aux agents des casques anti-bruits, des masques lavables et des lunettes de protection.
Une réponse totalement dérisoire, inadaptée et indigne. Nos missions exigent d’entendre une alarme, un appel à l’aide ou de réagir instantanément. Ce cache-misère n’est rien d’autre que de l’amateurisme.
LES AGENTS NE SONT PAS DES ÉPONGES À RISQUES !
Le 14 novembre 2025, après des semaines de nuisances insupportables un surveillant affecté à ce secteur depuis le début des travaux est victime de plusieurs malaises : violents maux de tête, nausées, difficultés respiratoires liés à des conditions poussées à l’excès. Le tout dans un environnement saturé de poussière et sous une chaleur avoisinant les 30°C.
Pris en charge par l’agent de prévention, le collègue se voit notifier les formalités d’accident du travail. Rien de plus logique, il a été exposé et incommode pendant son service, du fait de conditions de travail clairement identifiées à risque.
22 JOURS PLUS TARD, L’AT EST REQUALIFIÉ EN CMO !
C’est un déni flagrant de responsabilité, une décision arbitraire qui nie la réalité du terrain. Les risques avaient été signalés à de multiples reprises. Les conditions de travail sont connues pour être insoutenables et la direction connaissait parfaitement la situation dans ce secteur.
Faut-il que les agents souffrent en silence ? FO Justice répond avec force NON, c’est inadmissible ! Comment garantir sécurité, vigilance et maîtrise du risque lorsque le personnel est physiquement affaibli ? Les agents du QM ne sont ni des variables d’ajustement ni responsables des travaux. Ils n’ont pas à en subir les conséquences sur leur santé !
FO Justice dénonce fermement :
L’ignorance des risques professionnels ;
Le mépris affiché des alertes des personnels du QM.
Et exige :
La requalification immédiate de la situation de l’agent en accident de travail ;
L’engagement écrit de la direction à mettre en place des mesures de prévention immédiates et efficaces.
Mardi 09 Décembre 2025, à la Maison d’arrêt de Rouen, a eu lieu la fouille annoncée par le Garde des Sceaux.
Ce ne sont pas moins de 30 cellules et une soixantaine de détenus qui ont été fouillés.
Résultats de l’opération :
26 téléphones portables saisis
100 grammes de produits illicites
Connectiques IPTV et autres matériels interdits
Malgré un incident survenu lors du regroupement des détenus dans la salle d’attente, une situation qui aurait pu dégénérer en mutinerie. Le professionnalisme de l’ELSP et des agents venus en renfort de l’ELSP a permis de maîtriser les événements et d’assurer la sécurité de tous.
Les deux détenus identifiés comme meneurs lors de cet incident ont été transférés en fin de journée vers d’autres établissements.
Une nouvelle fois, les personnels de la MA de Rouen ont démontré leur efficacité, leur sang-froid et leur engagement sans faille.
Le Bureau Local FO Justice remercie l’ensemble des agents mobilisés, que ce soit, sur leur faction de travail, sur leur repos, ou en descente de nuit.
Le Bureau Local FO Justice remercie également l’infra sécurité, les officiers de bâtiments ainsi que la direction, sans qui cette opération n’aurait pas pu avoir lieu.