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Prison de Lyon-Corbas : Deux jours consécutifs d’agressions sur les quartiers spécifiques… Et ce n’est pas que le début !

Pas une semaine ne passe à la MALC sans successions d’agressions : collègues mordus au doigt, jetés au sol, menacés, insultés, sans compter les nombreux crachats !

Hier après-midi au SMPR, alors qu’il y avait été admis en urgence pour y être soigné, le détenu T faisait du tapage, à l’ouverture de la cellule, il a tenté de sortir de force. Il s’est agrippé aux surveillants et lors de sa maîtrise a mordu un de nos collègues à la cuisse.

Bilan : un bel hématome et 2 jours d’ITT.

Aujourd’hui, c’est lors de la distribution du repas au QA que le détenu B, en ouverture à 2 agents, a porté un coup-de-poing au visage du collègue. Lors de sa maîtrise, non- coopérant, il a porté coups de pieds et nouveaux coups de poing aux agents présents.

Nouveau bilan : diverses contusions et 3 jours d’ITT pour deux de nos collègues.

Cela ne s’arrête jamais

Aucun secteur n’est épargné, partout des détenus psy ++, de plus en plus violents, imprévisibles, qui deviennent complètement ingérables.

L’effectif décroissant dans nos rangs, alors qu’il ne fait qu’augmenter chez nos pensionnaires rend la tâche difficile. Cette multitude d’agressions n’arrange pas les choses, et amenuise plus encore nos forces.

Quotidiennement, épuisement, stress, angoisses… Sont le lourd fardeau porté par de nos personnels.

Le bureau local FO Justice souhaite un prompt rétablissement aux collègues blessées physiquement et psychologiquement et leur apporte tout son soutien.

Le bureau local FO justice exige une sanction pénale et disciplinaire à la hauteur des faits reprochés.

Le bureau local FO Justice félicite l’ensemble des collègues qui chaque jour travaille dans des conditions extrêmement difficiles et continue à faire face.

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UISP Paris : Déclaration Liminaire du CSAI du 27 Mai 2025

Monsieur le Président

Mesdames et Messieurs,

L’Union Interrégionale des Syndicats Pénitentiaires Force Ouvrière Justice Paris exprime au sein de cette instance sa plus vive inquiétude et son profond mécontentement face à une situation devenue intenable dans les établissements pénitentiaires relevant de la DISP de Paris : la surpopulation carcérale chronique et le manque criant de personnels pour y faire face.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : des taux d’occupation moyens qui dépassent allègrement les 150 %, où s’entassent plusieurs détenus, des matelas au sol devenus la norme… Cette situation est plus que préoccupante : elle est dangereuse pour les agents qui doivent exercer leurs missions dans un climat tendu, dégradé, et de plus en plus violent. Et indigne pour les détenus.

À cela s’ajoute un déficit structurel en effectifs, tous corps confondus. Agents de surveillance, personnels administratifs, personnels techniques, personnels des SPIP, personnels de santé : partout, les postes vacants s’accumulent, augmentation de la charge de travail, risques psychosociaux accentués, les agents en poste s’épuisent, les arrêts maladie explosent.

Le constat est alarmant, les rappels sur repos sont incessants, les heures supplémentaires explosent, l’écrêtage des heures est monnaie courante … Et tout cela au détriment de la santé physique et mentale des agents.

Les missions d’extractions judiciaires en sont un parfait exemple : elles deviennent de plus en plus difficiles à réaliser avec un effectif réduit à peau de chagrin. Malgré les alertes, aucune mesure sérieuse n’est prise pour alléger cette pression croissante. La sécurité des escortes comme celle des personnes extraites est mise en jeu quotidiennement.

Autres laboratoires des risques psychosociaux c’est l’asphyxie des greffes pénitentiaires où pointe une insécurité judiciaire en dépit de nos alertes tous azimuts !

Parallèlement, la politique de lutte contre l’absentéisme ne faiblit pas. Pire encore, elle semble totalement déconnectée du contexte actuel. Au lieu d’entendre la souffrance des agents, l’administration préfère stigmatiser ceux qui s’absentent, comme si cela relevait du confort ou du choix personnel. Faire plus avec moins est devenue la nouvelle boussole de nos technocrates, au mépris du terrain, de la réalité, et de la santé des personnels.

Il est aujourd’hui urgent de prendre des mesures concrètes au plus haut sommet de l’Etat pour sécuriser nos missions régaliennes.

Les agents exigent du respect, des moyens et des actes. À défaut, ce sont les fondements mêmes de notre mission de service public qui vacillent.

L’UISP FO Justice attend aujourd’hui des réponses précises, chiffrées et assorties d’un calendrier.

A défaut Force Ouvrière Justice prendra ses responsabilités dans l’intérêt de la profession et de ses hommes et femmes qui servent l’institution avec dévouement et abnégation.

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Prison du Port : Agression ! La série noire continue…

L’agresseur de surveillant a encore frappé cet après-midi au B1.

En effet le MANITOU a frappé en plusieurs fois le gradé à coup de chaise. Celui-ci a été touché au bras.

Ce détenu tristement célèbre pour ces multiples agressions sur personnel, dont deux officiers sur le CP de Domenjod en novembre 2024, lui ayant valu une peine supplémentaire de 8 mois pour des faits aussi graves.

Qui a pris la décision de sortir ce détenu du QD pour un passage en Commission De Discipline programmée pour demain. Un détenu en gestion menotté au QD, chercher l’erreur.

Une fois de plus, ce sont les personnels qui paient le prix fort des décisions burlesques de la Direction et de notre Cheffe de Détention.

C’est encore un détenu en provenance du CP Majicavo qui a fait couler le sang de l’un des nôtres, un de ces mutins transférés à la Réunion avec la bénédiction de la Directrice Territoriale.

FO JUSTICE DEMANDE le transfert IMMÉDIAT de ce détenu sur un établissement de Métropole ! CECI EST NON NÉGOCIABLE

FO JUSTICE SOUTIENT les deux collègues victime de cette lâche agression.

FO JUSTICE vous souhaite un prompt rétablissement et nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans toutes les démarches que vous jugerez nécessaires.

FO Justice EXIGE une sanction disciplinaire et pénale à la hauteur de la gravité des faits.

La Direction doit agir Vite et Bien, AU RISQUE QUE LE FEU REPRENNE DEVANT LES PORTES.

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