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Prison de Privas : Un Sous-Effectif Inadmissible – La Sécurité Menacée !

L’été 2025 s’annonce particulièrement CRITIQUE pour notre établissement, avec un sous-effectif alarmant.

Sur 24 agents nécessaires pour assurer la sécurité et mener à bien les missions essentielles, plusieurs départs à la retraite réduisent déjà cet effectif. Au final, seuls 17 agents seront présents.

Mais à cela s’ajoutent les congés annuels, réduisant encore davantage l’effectif réel à 13 agents disponibles pour assurer l’ensemble des missions. Cette situation compromet gravement notre capacité à assurer un service de qualité et à garantir la sécurité des détenus, du personnel et de l’établissement en général.

Cette insuffisance d’effectifs met une pression insupportable sur les agents présents.

Dans ces conditions, il sera impossible de maintenir un niveau de sécurité adéquat. Les conséquences d’une défaillance pourraient être dramatiques, tant pour la sécurité du personnel que pour celle des détenus.

NOS EXIGENCES : DES MESURES CONCRÈTES ET IMMÉDIATES

Renforts urgents : soit par des affectations temporaires, soit par la réorganisation des équipes, des arrivées sont impératives pour compenser le manque d’agents (tout en sachant que des agents font des demandes de mise à disposition…)

Gel des missions secondaires et non prioritaires : nous demandons que les missions non-essentielles soient suspendues, afin que nous puissions nous concentrer sur l’essentiel : la sécurité et les tâches vitales pour le bon fonctionnement de l’établissement. Par exemple, les actions liées à l’administration des formations ou les missions d’accompagnement des détenus pour des sorties non-urgentes doivent être reportées.

Suspension des activités en mode dégradé : lorsqu’un fonctionnement en mode dégradé ne permet plus d’assurer la sécurité des intervenants et du personnel pénitentiaire, nous exigeons la suspension immédiate des activités concernées. Travailler en sous-effectif ne doit pas devenir la norme au détriment de la sécurité de tous.

Réunion d’information sur les travaux de la porte : les travaux concernant la porte d’entrée principale, qui commenceront début mars, auront un impact direct sur le fonctionnement de l’établissement. Nous demandons une réunion d’information urgente pour connaître les modalités précises de ces travaux, leurs impacts sur la sécurité et les ajustements nécessaires pour assurer le bon déroulement de nos missions pendant cette période.

Le Bureau FO Justice de la MA Privas se battra pour garantir des conditions de travail décentes et la sécurité de tous, tout en exigeant des réponses immédiates des autorités compétentes.

Nous refusons de continuer à travailler dans des conditions de sous-effectif qui compromettent la sécurité et l’intégrité de l’établissement.

Faut-il rappeler que Privas n’est pas la Petite Maison dans la Prairie ? Récemment encore, 10 grammes de produits stupéfiants réactifs au test cocaïne et un couteau en céramique ont été découverts grâce au professionnalisme des agents pénitentiaires. Ce genre de découvertes prouve que la menace est bien réelle et que nous ne pouvons pas faire notre travail correctement avec des effectifs réduits.

Avec seulement 13 agents réellement présents, la situation est critique. Il est inconcevable de maintenir un niveau de sécurité optimal dans ces conditions.

AGISSONS DÈS MAINTENANT POUR GARANTIR NOS CONDITIONS DE TRAVAIL ET LA SÉCURITÉ DE TOUS !

AGISSONS AVANT QUE LA SITUATION NE DEVIENNE INSUPPORTABLE !

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Prison de Douai : Amélioration de notre cadre de vie !

FO justice a participé au comité de suivi relatif au protocole d’accord « Incarville » au cours duquel deux collègues ont été assassinés et trois grièvement blessés.

La mesure 33 du protocole d’accord signé le 13 juin 2024 prévoit le lancement d’un chantier majeur portant sur les cycles de travail dans le but de concilier de manière optimale les exigences de la vie professionnelle et personnelle, tout en mettant fin au recours à des modes de fonctionnement dégradés.

Cette démarche ambitieuse a également pour objectif de garantir une répartition équitable des facteurs pénibilité, d’améliorer les conditions de travail, de prévenir l’usure professionnelle et de renforcer l’attractivité des métiers pénitentiaires.

Ce lundi 3 Février 2025, notre syndicat s’est entretenu avec la direction pour dialoguer sur cette mesure qui informe que les chefs d’établissements devront engager une réflexion approfondie sur les organisations de services en vigueur au niveau local à partir du premier trimestre 2025.

L’objectif de cette démarche est de réaliser un diagnostic complet et d’identifier les axes d’amélioration ainsi que les leviers d’organisation.

Plusieurs priorités sont concernées comme :

Les facteurs de pénibilités.

Renforcer la cohésion des équipes dans un souci d’équité.

Rechercher une amélioration des périodes de vacances estivales et du nombre de week-ends et repos.

Porter une attention particulière au rythme matin-nuit.

FO Justice œuvrera toujours pour améliorer vos conditions de travail.

Dans les mois à venir, nous verrons avec la direction pour mettre un cadre de travail pour réaliser ce chantier dans les meilleures conditions, en vous donnant la possibilité A TOUS DE VOUS EXPRIMER !

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Prison de Rennes-Vezin : Rencontre avec Mme ROUAUX Députée d’Ille-et-Vilaine Le 30 janvier 2025

Le jeudi 30 janvier 2025, le secrétaire local du bureau FO Justice ainsi que le 1er adjoint ont rencontré Mme Rouaux Claudia, députée d’Ille-et-Vilaine, afin de lui faire part des nombreuses problématiques que rencontre notre établissement.

La rencontre, qui a durée 1h30, à permis un échange intéressant et constructif.

Nous avons pu aborder les sujets suivants :

  • Effectif de l’établissement en personnels : 332 personnels de surveillance et officiers ; Actuellement, un déficit d’environ 40 agents.
  • Nombre de détenus et matelas au sol : (au 10 janvier 2025) 843 détenus, 75 matelas au sol pour 686 places
  • Problèmes sécuritaires :

Les projections : environs 1100 projections par mois (Smartphones, stupéfiants, viandes, couteaux en céramique, PS4, vidéoprojecteur, lames de scie, appareils à raclettes, essence, bouteilles d’alcool)

Augmentation des cas psychologiques de détenus en détention classique

Présence de 8 DPS sur l’établissement avec une hausse des détenus à isoler en raison du grand banditisme, un QI plein et des détenus répartis sur toute la détention

180 mesures de séparations entre détenus

QSL : agents isolés dans une structure non sécurisée avec des détenus en régime ouvert 24h/24 n’ayant pas le profil pour ce quartier. Quasiment aucune caméra, gestion des incidents catastrophique. Recrudescence des retours de détenus alcoolisés, sans retour à Vezin et manque de sanctions disciplinaires. Les sorties médicales de nuit, des détenus alcoolisés, sans escorte pénitentiaire, laissant le SAMU seul avec une personne placée sous-main de justice et potentiellement dangereuse.

Extractions en panachage malgré l’événement tragique du 14 mai 2024

Gilet pare-lame non adapté pour le personnel féminin

  • Demande d’aide financière pour les collègues de Mayotte afin de permettre l’envoi d’un conteneur à leurs familles.

Durant l’entretien Mme la députée nous a apporté les réponses suivantes :

Pour le problème d’effectif en personnel et de la surpopulation carcérale, elle nous annonce vouloir saisir la Direction Interrégional et prendre rendez-vous avec Mr Vion afin de pouvoir échanger à ce sujet.

Concernant les gilets pare-lame, Mme Rouaux nous déclare saisir la responsable du droit des femmes afin de remédier au problème que la DAP refuse de résoudre.

Pour le conteneur, elle nous transmettra les coordonnées de son collègue député qui est spécialisé sur le sujet. Nous vous tiendrons informés.

Pour les très nombreux problèmes liés à la sécurité de notre établissement

La situation du travailleur isolé du QSL à particulièrement inquiété Mme la députée au vu des défaillances du protocole avec le CPF en cas d’incident, et souhaite qu’une solution soit trouvée à cette situation problématique. Elle déclare vouloir saisir le préfet afin de régler les sorties médicales sans escorte.

Mme Rouaux nous a également transmis une lettre datant du 13 janvier 2025 qu’elle a écrite pour le ministre de la justice, Mr Darmanin, concernant l’urgence de l’installation d’un filet anti-projection sur notre établissement.

Celle-ci s’est montrée particulièrement choquée du nombre de projections, des très nombreux trous dans les caillebotis aux fenêtres des cellules et s’interroge sur l’inaction de notre direction interrégionale au vu des nombreux problèmes sécuritaires qui leurs sont remontés et ce depuis plusieurs années par les organisations syndicales locales. Elle nous a longuement questionné sur le quotidien difficile des personnels de Vezin et nous déclare vouloir faire son maximum pour nous aider à améliorer nos conditions de travail.

Dans ce but, en plus d’adresser un courrier au Directeur Interrégional du Grand-Ouest, elle annonce son intention d’interpeller directement le ministre de la Justice devant l’Assemblée nationale le mardi 18 février 2025. Elle évoquera les graves problèmes de sécurité du Centre Pénitentiaire de Rennes-Vezin via une question orale sans débat.

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Prison de Condé-sur-Sarthe : Homogénéisation des Pratiques – STOP aux Multiples Modes de Distribution !

Le Centre Pénitentiaire d’Alençon-Condé-sur-Sarthe, en tant que maison centrale hautement sécurisée, est amené à accueillir des détenus à haut risque, notamment avec les annonces de notre Ministre concernant la gestion des 100 plus dangereux narcotrafiquants.

Dans ce contexte, il est impératif d’uniformiser les procédures pour garantir une sécurité maximale aux agents. Actuellement, la distribution des repas se fait de manière différenciée :

Dans les quartiers spécifiques, la distribution en barquettes permet de limiter les mouvements des détenus et de sécuriser la remise des repas pour les agents présents. Dans le reste de l’établissement, les détenus doivent sortir de cellule pour récupérer leur repas, ce qui engendre des risques de tensions, d’agressions et de circulation non contrôlée.

Cette situation crée une inégalité dans la gestion de la sécurité et expose inutilement les agents. Afin d’uniformiser et de renforcer la sûreté de l’établissement, le bureau local Force Ouvrière demande la généralisation du service en barquette à l’ensemble de la structure. Ses principaux avantages sont :

1. La réduction des risques de tension et d’agression : en limitant les déplacements des détenus, on diminue les interactions conflictuelles et les incidents violents liés à la distribution des repas. Une pression éventuelle des codétenus réduite sur l’auxiliaire d’étage.

2. La sécurisation des agents : Moins d’interactions directes avec les détenus réduisent les risques d’agressions physiques ou verbales, améliorant ainsi les conditions de travail des personnels pénitentiaires.

3. Le Meilleur contrôle des mouvements : La distribution en cellule évite les attroupements et les déplacements non maîtrisés, réduisant ainsi les risques d’évasion, de passage d’objets interdits et d’intimidation entre détenus.

4. L’uniformisation des procédures : L’adoption d’un seul mode de distribution permet une meilleure organisation et une clarté des consignes pour l’ensemble des agents, réduisant ainsi les erreurs et les failles de sécurité.

5. La Réduction du stress opérationnel : En supprimant la nécessité pour les détenus de sortir pour récupérer leur repas, on simplifie la logistique et on améliore la fluidité du service.

7. L’hygiène et la gestion alimentaire : La distribution en barquettes individuelles assure un meilleur contrôle des portions et limite les risques sanitaires liés à une distribution collective.

Pour toutes ces raisons précitées, l’uniformisation de la distribution en barquette apparaît comme une solution évidente et nécessaire qui n’a jamais été remise en cause d’ailleurs par le CP Vendin-le-Vieil depuis son ouverture.

Le bureau local Force Ouvrière sollicite donc une mise en place rapide car nous avons déjà subi des incidents graves lors de la distribution des repas.

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