Ce vendredi 3 janvier, un détenu mécontent du service public a frappé violemment à plusieurs reprises sur la porte de sa cellule, assortissant ses gestes de menaces de mort.
Alors que notre collègue se rendait à la porte pour identifier le problème, le détenu a levé son poing dans sa direction. Grâce à son professionnalisme, notre collègue a réussi à éviter le coup et à maîtriser cet individu virulent et menaçant en attendant l’arrivée des renforts, suite au déclenchement de l’alarme.
Lors de son placement en prévention, le détenu a persisté dans ses menaces de mort envers le personnel.
Malheureusement, dans la maîtrise de cet individu, notre collègue a été blessé à la main et bénéficie aujourd’hui d’une ITT d’un mois.
Le bureau local :
✓ exige une peine ferme de 30 jours de quartier disciplinaire ;
✓ exige la garde à vue et la comparution devant les instances judiciaires avec une peine ferme pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ;
✓ exige son transfert vers un établissement éloigné.
Le bureau local se tient à la disposition de l’agent pour l’accompagner dans ses démarches administratives et judiciaires et lui souhaite un prompt rétablissement.
Nous rappelons que la sécurité des agents est une priorité absolue !
Restons solidaires et exigeons des mesures fermes pour protéger ceux qui assurent la sécurité de tous !
En ce dimanche 05 Janvier 2025, une nouvelle fois on a évité le drame sur la Maison d’Arrêt de Draguignan grâce à la rapidité et au professionnalisme des agents présents.
Les semaines se suivent et se ressemblent au quartier disciplinaire.
Depuis quelques semaines, nos chers pensionnaires ont trouvé le moyen de se soustraire à leur sanction en mettant le feu dans leur cellule.
En effet, un détenu placé récemment en cellule disciplinaire a décidé de mettre le feu à sa cellule pour ne pas finir sa sanction et être déplacé en CPROU (Cellule de Protection d’Urgence).
Mais pourquoi vouloir aller en CPROU ???
Le bouche à oreille entre personnes détenues a vite fait le tour, et l’installation d’un nouvel équipement à la CPROU semble se révéler attractif !
La télécommande de la télévision est mise à disposition des personnes détenues.
Comment dire que l’on est beaucoup mieux là-bas qu’au QD !!!
La personne détenue, qui avait bénéficié d’une suspension de sanction pour fêter Nouvel an en cellule, a remercié la Bonté de la direction en incendiant sa cellule à deux jours de la fin de sa sanction !!!
LeSLPFORCE OUVRIÈREde la Maison d’Arrêt de Draguignanfélicite le professionnalisme des collègues pour la gestion de l’intervention.
LeSLPFORCE OUVRIÈREde la Maison d’Arrêt de Draguignandemande que toutes les personnes détenues reviennent faire leur sanction dans les plus brefs délais et soient contraints de rembourser la remise en état suite aux dégradations.
La surpopulation carcérale qui gangrène nos détentions et qui fait les échos dans les médias est aussi la conséquence de nombreuses agressions au sein du CP de Fleury-Mérogis.
La majorité des agressions graves sont perpétrées par ses détenus aux profils instables qui ont plutôt leur place au sein d’établissement spécifiques avec une prise en charge adaptée.
Malheureusement les prisons de la République sont un « fourre-tout » et les profils des détenus atteints de troubles du comportement explosent. Notre établissement pénitentiaire ne fait l’exception et leur gestion au sein des différentes structures est de plus en plus dangereuse pour les personnels qui y exercent.
En effet, « les dingueries » de ses profils menace l’intégrité physique des personnels. Leur gestion interroge et crée de la frustration aux yeux des agents avec un sentiment d’impuissance de l’administration pénitentiaire…
La prison ne saurait être un refuge d’hôpital psychiatrique sans les moyens alloués…
Ainsi, le dimanche 05 janvier 2025 vers 10h00, un détenu très défavorablement connu de nos services pour son potentiel dangerosité, son imprévisibilité et son instabilité psychologique à mis à rudes épreuves les nerfs des personnels.
Pour information son palmarès est édifiant depuis son arrivée sur notre établissement, il compte par moins de 17 rapports d’incidents pour dégradations, feux de cellule, violences physiques et verbales…
Après avoir dégradé et mis le feu dans sa cellule sur le bâtiment D5, il a été acheminé au quartier disciplinaire. Des son arrivée la prise en charge a été rendue difficile en raison de sa virulence.
Il a essayé de mordre le mollet d’un collègue avant d’être maitrisé et placé en cellule disciplinaire. Vers 16h45, la vigilance des agents de ce secteur spécifique ont fait échouer sa tentative de suicide…
Le médecin de garde dépêché sur les lieux décida une hospitalisation pour « urgence psychiatrique » vers 18h avec une levée de la sanction de son placement au QD.
La gestion de ce détenu met en lumière l’impact psychologique des agents en charge de ces profils instables au QD et sur les différentes structures (classements thérapeutiques, 4eme étage D4 etc.…)
Le bâtiment D5 reste l’une des structures qui héberge le plus grand nombre !
Le bureau local Force Ouvrière Justicesouligne le soutien apporté par les officiers lors de la gestion de cet incident.
Fo Justicefélicite les agents tous corps et grades confondus pour leur sang –froid, leur professionnalisme et leur disponibilité en dépit des pressions exercées d’où qu’elles viennent !
FO JUSTICECP Marseille, vous souhaite la bienvenue dans notre emblématique établissement.
Nous savons que votre visite est dans le cadre des annonces du nouveau Ministre et de la mise à l’isolement des 100 plus gros profils de « Narcotrafiquants ».
Annonce déjà faite par votre prédécesseur, dont le CP Marseille a vu le résultat avec la directrice et un membre de l’encadrement qui ont reçu des menaces de « mort »,
En voulant simplement faire leur travail !
En ce qui concerne votre visite,
FO JUSTICE souhaite avoir des réponses aux sujets suivants :
– Comment allez-vous faire pour appliquer vos propositions ?
– Disposeriez-vous du budget suffisant pour mettre en œuvre vos propositions ?
L’Administration Pénitentiaire, ne serait-elle pas encore une fois la dernière roue du carrosse au sein du Ministère de la Justice, en ce qui concerne le budget ? Si vous arrivez à l’avoir ?
– Aurons-nous assez de personnels pour mener à bien ces projets ?
– Comment allez-vous résorber la surpopulation pénale qui a atteint de hauts sommets ?
– Les agents disposeront-ils de formation, de moyens de prise en charge de ce public ?
Sachant que nous les accueillons déjà avec les « moyens du bord ».
Nous espérons que ceci ne sera pas comme les créations des UDV, mise en place plus qu’activement après un protocole signé rapidement sans moyen, ni effectif.
Les brigades spécifiques sont à proscrire !
Nous attendons de visualiser la réalité de ce qui va POUVOIR être fait !
FO JUSTICE, réitère sa demande depuis plusieurs années de faire un état des lieux, ainsi qu’une classification des établissements pénitentiaires avec des établissements spécialisés.
Mélanger tous les profils de détenus en détention ne doit plus exister.
Tous les personnels de tous les établissements, de toutes les structures, de tous corps et grades confondus sont épuisés, fatigués, stressés. Certains services sont au bord de la rupture.
Un manque récurrent de personnel se vérifie dans tous les établissements.
La création et la montée en puissance des ELSP au CP Marseille est compromisepar la Direction Interrégionale qui récupère la base ELSP dans les murs de l’établissement pour rapidement créer le PREJ Marseille.
Une ambiance malsaine règne au sein de cette base où les deux entités cohabitent.
Aujourd’hui, on nous envoie de la « poudre aux yeux » avec B3 et le théâtre qui sera à l’entrée.
Comment peut-on avoir validé un « théâtre » alors que nous manquons de places ?
Nous espérons que les bâtiments de B2, avec l’ouverture de B3 ne seront pas laissés à l’abandon ! Pour rappel les deux entités formeront le CP Marseille !
Nous vous alertons également sur la surpopulation de notre établissement, qui très préoccupante au QAE. Il ne désempli pas même si les bâtiments Hommes font en sorte de récupérer tous les jours.
Nous sommes à un nombre inconsidéré de matelas au sol qui ne fait qu’accroître.
Les reprises des missions d’Extraction Judiciaire nous posent soucis pratiquement tous les jours, les FSI ne veulent plus venir nous renforcer. Les Magistrats nous accablent si nous n’avons pas la possibilité de constituer une escorte pour effectuer une mission.
FO JUSTICE demande de faire remonter au Ministre, les accusations que nous portent les Magistrats, en disant que nous serions responsables des crimes ou délits en cas de libération pour non présentation.
Bien souvent, les Magistrats nous demandent des escortes comportant un long trajet pour présentation d’un détenu qu’ils ne gardent que quelques minutes dans leur bureau.
Ceci doit être revu.
La Visio pour ce peu de temps devrait être la règle.
FO JUSTICE rappelle à ce sujet que certains syndicats de Magistrats empêchent le développement de la Visioconférence, ainsi que leur déplacement en établissements.
Pour rappel, certains d’entre-deux ont affiché par un communiqué leur refus pour la Visioconférence alors que nous étions en journée de deuil.
« Ce n’est sûrement pas a eu de décider ! Le bras de fer doit cesser ! »
Les protocoles avec l’APHMqui ne sont pas mis à jour ou datent de plusieurs années, créent des soucis lors de sortie hôpital, les agents attendent bien souvent dans les urgences au milieu de tout le monde, sans être en sécurité dans un local.
Les sorties incessantes hôpital pour de simples « bobologies » alors que nous avons une Unité de Soins et de Consultations Ambulatoires dans l’établissement.
Nous avons aussi un manque cruel de logements pour les nouveaux personnels affectés.
Quelles solutions peuvent-être trouvées, sachant que depuis des années la DISP ne s’en est pas préoccupée et attend aujourd’hui d’être au « pieds du mur ».
Nous vous demandons avant toutes choses de nous redonner les moyens et L’autorité dont nous devons disposer pour accomplir nos missions.
Avoir fait partir les personnels menacés, n’a fait qu’envoyer aux détenus un message fort qui laisse la porte ouverte à tout !
Le manque de budget, de personnels, de structures, …
Ne feront pas avancer la situation !!!
FO JUSTICE rappelle quela sécurité n’a pas de PRIX !
les moyens et les matériels que nous avons sont insuffisants ou déficients.
L’AP a toujours un train de retard !
FO JUSTICE souhaite soulever le SOUCI rencontré par nos collègues Mahorais pour monter des dossiers d’aide suite à la catastrophe qu’ils ont vécue.
Le ministre doit être informé des difficultés rencontrées par l’action Sociale et ses représentants Nationaux qui œuvre pour le bien-être des agents.
Le samedi 04 Janvier 2025 vers 18h10, un de nos collègues a malheureusement été victime de la violence d’un de nos pensionnaires.
Encore une fois, gratuitement…
Cet acte de violence est bien évidemment dénoncé par le bureau local FO Justice.
. En effet, lors de la distribution du repas au B2 EST, une personne détenue a commis des actes de violences caractérisées suite à un refus de réintégrer et d’obtempérer aux injonctions de nos collègues.
Notre collègue présent sur la coursive a reçu sans états d’âme des coups de poing au niveau du visage et au niveau de la tête avec une violence inouïe.
Le surveillant s’est retrouvé tout seul, encerclé par plusieurs détenus arrivés de toute part.
Pire, venant d’autres bâtiments. Par ce constat, on ne peut que déplorer cette désorganisation ambiante et insécuritaire.
Force Ouvrière Justice félicite l’ensemble du personnel pour leur intervention rapide, ainsi que leur professionnalisme.
Force Ouvrière Justice attire l’attention de la direction sur la gestion et l’affectation de profils connus comme étant particulièrement violent qui nécessite une gestion spécifique.
Force Ouvrière Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue et lui apporte un soutien actif dans ses différentes démarches tant administratives que judiciaires.
Force Ouvrière Justicecondamne fermement cet acte odieux et sollicite la comparution immédiate de l’agresseur au regard de la gravité.
Force Ouvrière Justice exige un signal fort de la direction à l’encontre des agresseurs de personnels. Notre organisation professionnelle restera attentive à la décision prise lors de la commission de discipline.