La surpopulation carcérale qui gangrène nos détentions et qui fait les échos dans les médias est aussi la conséquence de nombreuses agressions au sein du CP de Fleury-Mérogis.
La majorité des agressions graves sont perpétrées par ses détenus aux profils instables qui ont plutôt leur place au sein d’établissement spécifiques avec une prise en charge adaptée.
Malheureusement les prisons de la République sont un « fourre-tout » et les profils des détenus atteints de troubles du comportement explosent. Notre établissement pénitentiaire ne fait l’exception et leur gestion au sein des différentes structures est de plus en plus dangereuse pour les personnels qui y exercent.
En effet, « les dingueries » de ses profils menace l’intégrité physique des personnels. Leur gestion interroge et crée de la frustration aux yeux des agents avec un sentiment d’impuissance de l’administration pénitentiaire…
La prison ne saurait être un refuge d’hôpital psychiatrique sans les moyens alloués…
Ainsi, le dimanche 05 janvier 2025 vers 10h00, un détenu très défavorablement connu de nos services pour son potentiel dangerosité, son imprévisibilité et son instabilité psychologique à mis à rudes épreuves les nerfs des personnels.
Pour information son palmarès est édifiant depuis son arrivée sur notre établissement, il compte par moins de 17 rapports d’incidents pour dégradations, feux de cellule, violences physiques et verbales…
Après avoir dégradé et mis le feu dans sa cellule sur le bâtiment D5, il a été acheminé au quartier disciplinaire. Des son arrivée la prise en charge a été rendue difficile en raison de sa virulence.
Il a essayé de mordre le mollet d’un collègue avant d’être maitrisé et placé en cellule disciplinaire. Vers 16h45, la vigilance des agents de ce secteur spécifique ont fait échouer sa tentative de suicide…
Le médecin de garde dépêché sur les lieux décida une hospitalisation pour « urgence psychiatrique » vers 18h avec une levée de la sanction de son placement au QD.
La gestion de ce détenu met en lumière l’impact psychologique des agents en charge de ces profils instables au QD et sur les différentes structures (classements thérapeutiques, 4eme étage D4 etc.…)
Le bâtiment D5 reste l’une des structures qui héberge le plus grand nombre !
Le bureau local Force Ouvrière Justice souligne le soutien apporté par les officiers lors de la gestion de cet incident.
Fo Justice félicite les agents tous corps et grades confondus pour leur sang –froid, leur professionnalisme et leur disponibilité en dépit des pressions exercées d’où qu’elles viennent !
