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Prison de Nice : De la science-fiction à la maison d’arrêt…

Suite à un incident particulièrement marquant notre Organisation Syndicale avait dénoncé dans un tract du 9/12/2023, intitulé « Nuit sous tension… », le comportement d’un détenu friand de piles qui avait brillé tout au long d’une nuit très agitée.

Par ses multiples actes violents, cet individu très atteint psychologiquement avait fait vivre un enfer à deux de nos collègues en service de nuit lors de l’extraction destinée à le « faire soigner ! ».

FO Justice et l’ensemble du personnel comptaient sur la réactivité de la Direction pour que des sanctions soit infligées rapidement à l’encontre du détenu. IL N’EN EST RIEN !

Plus d’un mois plus tard, et à l’heure actuelle les comptes rendus d’incidents relatif à cet évènement sont toujours en attente de traitement et les surveillants n’ont toujours pas été convoqués par la Police pour déposer leurs plaintes comme il est de rigueur dans ces circonstances….

Pour rappel, les deux agents de nuit ont dû attendre le lendemain jusqu’à 12H40, à la demande de la Direction pour un bref entretien, n’étant manifestement pas la priorité !

En effet la cheffe d’établissement et une partie de son personnel privilégié faisaient une «réunion-petit déjeuner »pendant que les deux agents EXTENUES suite à une nuit complète et éprouvante passée à l’hôpital aux côtés de leur compagnon d’infortune gobeur de piles (qui les a copieusement insultés, crachés dessus, menacés de mort puis frappés) devaient attendre gentiment leur tour…

Nos deux camarades seront donc entendus après cette « réunion importante » (avec supplément viennoiserie) au cours de laquelle li ne leur sera même pas proposé un verre d’eau ou une des collations pourtant encore présentes sur la table !

A défaut, ils auront eu le droit à des questions et des promesses que l’affaire sera traitée rapidement. Tellement rapidemement qu’elle doit être maintenant arrivée dans une autre galaxie lointaine, très lointaine….

De plus, et là nous franchissons un pas supplémentaire dans la science-fiction pour atteindre la quatrième dimension, ce même détenu a refait parler de lui depuis son retour d’hospitalisation par des actes de violences envers son codétenu quelques jours plus tard.

Mais Là, la réaction fut immédiate pour sanctionner notre cher mangeur de piles, qui a immédiatement fait un séjour au quartier disciplinaire !

Nos deux surveillants seraient-il inférieurs aux détenus ?

Le message envoyé est clair : les surveillants sont des moins que rien… voir même des étrons pour notre chère direction !!!

FO Justice tient à dénoncer l’ignorance et le mépris de la direction envers nos deux collègues et son manque de considération.

Le bureau local FO Justice exige que les deux agents présents de l’extraction reçoivent au minimum des félicitations écrites et restera vigilant sur l’avancée de ce dossier.

Le bureau local FO Justice continuera toujours de se battre pour l’intérêt des personnels et en fera toujours une priorité.

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Prison d’Avignon-le-Pontet : Ce qui devait arriver à la SAS arriva… évasion

Lundi 15 janvier 2024, un détenu de la Structure d’Accompagnement vers la Sortie (SAS) s’est évadé !!!

En effet, le mardi 9 janvier 2024, un détenu a écopé de 7 jours de confinement pour avoir « proféré des insultes et des menaces envers un membre du personnel ». Sa peine de confinement prennait fin ce soir, cependant, il devait être à nouveau présenté devant la Commission de Discipline (CDD) pour des faits similaires.

À 8h00, au moment de la mise en place de la promenade du détenu, celui-ci a été placé dans la cour de promenade annexe.

Tout emmitouflé dans des vêtements d’hiver, le détenu avait avec lui une serviette réglementaire pour pratiquer son sport.

Seul dans cette cour de promenade donnant directement sur la voie publique, le détenu a posé sa serviette sur le sommet du grillage pour se protéger des « piques » de sécurité.

En atteignant le sommet du grillage, il s’est servi de l’appui pour escalader le mur d’enceinte et, grâce à ses vêtements d’hiver, a pu échapper au câblage électrique pour se retrouver rapidement sur la voie publique.

Les agents l’ont repéré dès le début de son ascension et se sont empressés d’intervenir, mais sont arrivés trop tard. La Gendarmerie nationale et la Police municipale ont été alertées immédiatement et ont entrepris de quadriller la zone. Le détenu a finalement été interpellé par la gendarmerie et se trouve actuellement en garde à vue.

Après avoir constaté de nombreux manquements quotidiens à la sécurité sur la SAS – que ce soit les projections récurrentes qui mettent en péril la sécurité de tous, en particulier celle de nos agents, ou le profil inadéquat des détenus affectés à notre structure, sans oublier la récente tentative d’intrusion qui a éprouvé le professionnalisme de notre personnel – il est temps que les revendications de FO Justice soient prises en compte.

COMMENT NOS AGENTS VONT-ILS GÉRER CETTE POPULATION CARCÉRALE ?

AVEC QUELS MOYENS À DISPOSITION POURRONT-ILS LUTTER ?

Le bureau local FO Justice a déjà sollicité la direction pour obtenir de meilleurs moyens de lutte contre les projections. Et aujourd’hui, notre organisation syndicale (OS) réitère sa demande d’instaurer des fouilles sectorielles régulières au sein de la SAS ainsi que sur le grand quartier !!!

FO Justice RÉCLAME des félicitations pour nos agents qui ont fait preuve d’un courage exceptionnel en risquant leur propre sécurité pour empêcher l’évasion. C’est le manque de sécurité et les failles structurelles de la SAS que FO Justice dénonce depuis de nombreux mois, qui ont permis cette évasion !

FO Justice FÉLICITE l’ensemble du personnel de notre établissement pour leur sérieux et leur dévouement constants malgré les difficultés rencontrées au quotidien.

FO Justice REMERCIE les agents pour leur réactivité, ainsi que les renforts en personnel de Surveillance, gradés, officiers provenant du grand quartier, les agents des autres services, ainsi que les militaires de la Gendarmerie Nationale et les agents de la Police Municipale.

FO Justice APPORTE son soutien inconditionnel aux agents de la SAS.

FO Justice EXIGE un renforcement des mesures de sécurité, avec l’installation de concertinas sur les murs d’enceinte et de promenade, l’ajout de caillebotis pour les cellule côté voie publique, l’installation supplémentaire de caméras sur les façades, ainsi qu’un agent supplémentaire pour le poste PEP/PCI et, surtout, l’affectation de détenus présentant des profils adéquats à la SAS. À l’heure actuelle, nous estimons que la moitié des détenus n’ont pas le profil requis.

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Prison de Condé-sur-Sarthe : Tout à la minute !

Depuis le début d’année, l’établissement dénombre déjà deux agressions sur personnel mais pour ne rien arranger pour cette nouvelle année, les informations restent en petit comité :

Vendredi 12 Janvier 2024, en début de matinée, nous constatons une voiture de la Police Nationale qui attend au niveau du rond-point de l’établissement. Après renseignements, ils viennent chercher l’agresseur du 1 janvier pour une garde à vue, normal pour le moment…

Sauf que personne ne semble être averti de cette extraction. Personne ? Si, la cheffe de détention avait reçu la vieille les instructions mais depuis maintenant trop longtemps la communication est défaillante.

Secret ou simple oubli ? En attendant nos collègues de la Police ont dû patienter plus que nécessaire suite à cette grossière erreur de communication qui a engendré un bon nombre de coups de téléphone pour prévenir à la hâte les agents blessés pour qu’ils se rendent au tribunal en début d’après-midi.

Lors de l’audience, l’avocate des victimes, prévenue aussi à la va vite est obligée de demander un report car celle-ci n’a pu s’entretenir correctement avec ses clients.

Le bureau local Force Ouvrière Justice, déplore cette politique du secret ou « du petit cercle » qui dessert bien plus souvent l’organisation des services depuis bien trop longtemps.

Le bureau local Force Ouvrière Justice réitère sa demande que les premiers surveillants, le vestiaire soient dans la boucle afin de permettre une organisation de travail optimum et non subie.

Il est temps de remettre un peu de confiance dans le circuit…

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Prison de Saint-Etienne : Le racisme c’est non !

Il est empreint de profonde consternation d’observer que certains individus au sein du Centre Pénitentiaire de St Etienne sont malheureusement exposés à des propos d’une nature manifestement raciste et discriminatoire. Un surveillant titulaire, s’est illustré de manière des plus répréhensibles envers un élève en tenant des expressions d’une violence verbale extrême :

“SALE NOIR, RETOURNE A TON CHAMP DE COTON”

Ces termes inqualifiables témoignent d’un mépris inacceptable et d’une hostilité fondée sur la couleur de peau, et ce, dans un établissement supposé incarner les valeurs d’équité et de justice.

FO Justice du CP de St Étienne condamne avec la plus grande fermeté de tels comportements, soulignant que son devoir impérieux réside dans la préservation totale de la dignité humaine et de l’égalité, excluant toute forme de discrimination basée sur des critères tels que la couleur de peau, le genre ou l’origine.

Il est impératif d’adopter des mesures rigoureuses et exemplaires en vue de sanctionner de manière adéquate toute manifestation d’abus et de mépris, signifiant clairement que de tels comportements ne sauraient être tolérés au sein de notre institution et encore moins au sein de notre établissement.

Il est inconcevable que des individus se trouvent exposés à de tels outrages dans un environnement censé promouvoir la sécurité et la justice.

Le bureau local FO Justice exprime une solidarité indéfectible envers l’élève surveillant et tous les collègues de l’administration qui endurent quotidiennement de tels abus.

L’élève refuse de demeurer silencieux face à ces actes de ségrégation odieux et se mobilisera résolument en déployant tous les moyens nécessaires pour éradiquer de tels agissements, quels que soient les postes occupés, le grade ou les fonctions exercées.

Le bureau local FO Justice réaffirme, avec une détermination inébranlable, cette vérité fondamentale:

«Nous exigeons l’intégralité de nos droits, nous les exigeons ici et maintenant, et refusons de tolérer la moindre atteinte à la dignité humaine dans notre enceinte»

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