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Prison de Salon-de-Provence : Déferlement de violences

Ce mercredi 03/05/23 fut une journée noire pour notre établissement.

À 13h25, dans un contexte particulier suite à une coupure de courant, lors du contrôle de l’effectif, un détenu souffrant de troubles psychiatriques a surgi de sa cellule pour s’en prendre

D’UNE VIOLENCE EXTRÊME

à un de nos collègues ! Il s’est acharné sur son visage à coups de poing !

L’alarme a été déclenchée, les agents présents sont immédiatement intervenus mais il aura fallu l’arrivée de renfort afin de maîtriser CE FOU pour qu’il soit placé au Quartier Disciplinaire.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Quelques minutes plus tard, alors que ce déséquilibré accrochait un lien à sa fenêtre, les agents de la brigade QID accompagnés du chef de poste ont pénétré dans la cellule pour retirer ledit lien. Sans prévenir, il a porté un coup de poing au visage du 1er Surveillant et donné de nombreux autres coups aux agents du QID.

Comme 1er bilan : deux agents ont été dirigés sur les Urgences dont

un collègue DÉFIGURÉ AVEC 60 JOURS D’ITT,

le second pour de multiples contusions

sans aborder les chocs psychologiques des agents présents !!!

Avec un pédigré tel que : séjours en UHSA, UDV, multiples condamnations sur Personne Dépositaire de l’Autorité Publique (PDAP)…

Comment le profil de ce genre d’individu se retrouve affecté en Centre de Détention ?

Les personnes souffrantes de troubles psychotiques sont de plus en plus nombreuses dans nos prisons mais aucun moyen n’est mis à la disposition du personnel pour y faire face ! Jusqu’à quand ? UN DRAME !!!!??? FO CD Salon a procédé à de nombreuses alertes face à cette situation…

La prison serait-elle devenue la poubelle des structures adaptées pour malades mentaux ?

Pour le bureau local FO CD Salon “le personnel n’est pas un défouloir !”

FO exige un recensement rigoureux de tous ces malades en détention et leur transfert dans des services médico psychologiques adaptés ;

FO exige des poursuites judiciaires et une peine exemplaire MAXIMALE ;

FO apporte tout son soutien à l’ensemble de nos collègues blessés et les accompagnera dans toute les démarches administratives et pénales.

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Prison de Grasse : Une cérémonie d’installation au goût amer

Fo Justice a fait le choix délibéré et assumé de décliner l’invitation à la cérémonie d’installation du chef d’établissement, qui s’est tenue mardi 2 mai 2023.

Si l’absence de notre organisation syndicale, majoritaire et seule représentative sur cet établissement, n’a pas ébranlé la séance, elle entache toutefois cet événement à la symbolique forte. Elle est l’expression d’un malaise bien réel entre les Personnels que NOUS représentons, et la gestion managériale de la cheffe d’établissement, aux antipodes des politiques menées par les précédentes directions.

POUR FO JUSTICE LE DÉMANTÈLEMENT A COMMENCÉ ET LE MÉPRIS DU DIALOGUE SOCIAL EN EST UNE ÉTAPE !

FO Justice rappelle que les échanges avec les O.S ne doivent pas se limiter à de rares entrevues furtives dans les bureaux de la Direction, mais doivent bien se tenir de manière formelle et réglementaire par la mise en place de Comités Sociaux d’Administration.

Les CSA ont vocation à être des moments d’échanges constructifs avec les représentants du personnel, ils deviennent incontournables lorsqu’il s’agit notamment de décisions venant impacter le fonctionnement de la détention :

o Pour exemple, l’ouverture récente du pôle d’activités (dont FO justice dénonçait la précipitation) a eu une incidence directe sur le poste « buanderie » officieusement doublé d’une polyvalence « Télévision ».

L’agent affecté, ou plutôt « jeté », à ses nouvelles fonctions s’est retrouvé sans aucune formation préliminaire, l’obligeant à s’en remettre aux dires et à l’expérience des détenus placés sous son autorité. C’est le comble du grotesque !

Une fiche de poste aurait bien été salutaire, mais elle n’a pas été élaborée malgré l’opacité des tâches ! Cela dit en passant, d’autres fiches de poste et chartes des temps sont en attente de validation… depuis le CTS du 8 novembre 2022 !

UNE ANTICIPATION, pourtant si évidente, aurait permis au collègue de démarrer en doublure dans de bonnes conditions.

Tout aussi aberrant, l’agent affecté au poste de vaguemestre le 15 mai ne bénéficiera pas des conseils éclairés du titulaire du poste, lequel a été récemment promu au grade de 1er surveillant.

Force est de constater que les CSA ne constituent pas une priorité pour notre direction, bien plus attentive aux cérémonies protocolaires et à un prochain conseil d’évaluation qu’aux difficultés chroniques rencontrées par le personnel.

Les notes de service refont surface, rappelant un peu plus au devoir d’exigence, au professionnalisme, au risque de se faire réprimander sévèrement en cas de manquement.

Une brutalité managériale encore observée très récemment lors d’un recadrage post-intervention ou lors d’une quête à la vérité sur un fâcheux épisode post-digestif.

Est-il utile de rappeler que l’établissement souffre d’une carence en effectif de personnels ? Ce qui génère des rappels au service et intensifie les rythmes de travail.

Les organismes sont fatigués et en ces temps difficiles, la bienveillance, la tolérance et la reconnaissance sont des valeurs très attendues par les personnels.

MAIS NE VOUS MÉPRENEZ PAS…

LA COUPE EST PLEINE ET L’EXPLOSION IMMINENTE !

FO Justice félicite le personnel pour son abnégation au travail dans ces conditions particulièrement défavorables.

FO Justice se tient aux côtés du personnel pour lui assurer son soutien et un accompagnement sans faille.

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : Une belle journée de plus aux abattoirs de VLM. Attention ça va couper …

Aujourd’hui 13H15 sur le quartier arrivant ; notre camarade du QA effectuait son appel lorsque ; à l’ouverture de porte de la cellule 406, le détenu C s’est jeté sur notre collègue en brandissant une lame de rasoir :

– « donne-moi des clopes de suite ou je te coupe !! », tout en positionnant son pied derrière la porte pour forcer le passage.

Notre camarade Khaled a pu refermer la porte en poussant l’énergumène au profil psy.

Nous le félicitons pour sa réaction et son sang-froid, d’autant plus que nous avons tous en mémoire d’autres cas similaires pour lesquels le drame n’a pu être empêché.

Ce détenu venait de rentrer de l’UHSA ce jour, juste après la distribution de la gamelle ; détenu qui ne peut être mis au QD, détenu qui n’a rien à faire chez nous !!!

Nous ne comptons pas jouer un remake de « vol au-dessus d’un nid de coucou » ; notre établissement n’est pas une UHSA, pas un hôpital psychiatrique.

Pensez-vous que nous allons rajouter une petite ronde contrôle pour ce profil ingérable ? NON ! A cette heure le PPSMJ doit être vu par le médical, accompagné en gestion équipée.

Le bureau F.O demande le retour ce jour de l’agresseur à l’UHSA, nous demandons également son transfert car l’infraction qu’il a tenté de commettre est tout bonnement de la violence aggravée en tentative sur personne dépositaire de l’autorité publique avec une arme de catégorie D, et nous invitons notre camarade à déposer plainte pour que le processus se mette en place. Il ne faut pas laisser passer ça !!

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Prison de Perpignan : Interpellation en flagrant délit. Projections et trafics

Les communiqués se suivent et se ressemblent. On pourrait tomber dans une routine tellement les projections se répètent. Mais comme je le disais dans mon précédent communiqué : « Les têtes de réseaux sont en constantes évolutions. »

Aujourd’hui le 03 mai 2023 vers 11h00, une importante quantité de résine de cannabis, 750 grammes ainsi que deux téléphones portables ont été saisis dans les zones neutres coté Maison d’Arrêt des Hommes. L’auteur présumé des faits a été interpellé par une patrouille de police.

FO JUSTICE tient à féliciter nos confrères de la Police Nationale pour leur réactivité et surtout sur le fait d’avoir appréhender l’individu suspecté d’être l’auteur de cette projection de masse.

Il faut bien se rendre compte de l’importance de cette saisie, car la valeur marchande de 750Gr de résine de cannabis n’est pas du tout la même à l’intérieur des murs de la prison qu’a l’extérieur. Les dommages collatéraux de ces trafics se traduisent par des violences entre détenus, des rackets, et en arrivant même jusqu’à des actes de tortures.

Ce week-end, c’est le professionnalisme de la surveillante d’étage qui a permis de mettre fin à un véritable lynchage en cellule. Tous ces faits divers sont liés aux TRAFICS DE DROGUE. La surpopulation carcérale plusieurs fois dénoncée accentue les tensions en détention. Les chiffres fournis par l’administration démontrent bien une constante évolution du taux de la surpopulation carcérale. Record battu au 1er avril 2023 avec plus de 73000 détenus.

FO JUSTICE vous le dit : Le combat contre les TRAFICS DE DROGUE dans notre établissement est très loin d’être gagné !!! Les 750 grammes de résines de cannabis d’aujourd’hui ne font que confirmer l’existence de TRAFICS TRÈS TRÈS FRUCTUEUX pour certains de nos pensionnaires.

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Dégradation des conditions de travail : Nouveau record !

La France affiche un nouveau record de population pénale ce 1er avril 2023, dépassant la barre de 73 000 détenus hébergés (dont 27,1% de prévenus) pour 60 899 places opérationnelles dont 34 733 en QMA et 2 151 matelas au sol.

Pour FO Justice, les Personnels, déjà à bout, d’un service public pénitentiaire dépassé, vont devoir une nouvelle fois subir les conséquences des politiques carcérales antérieures.

FO Justice alerte pourtant depuis de nombreuses années et ce n’est pas le plan de construction de 15 000 places de prison qui va améliorer les conditions de travail des Personnels et les conditions de détention des personnes placées sous main de justice.

Les 7 000 places qui devaient être livrées avant la fin de l’année 2022 n’ont pas été construites en intégralité, précise la Cour des comptes. En 2023, dix nouveaux établissements actuellement en voie d’achèvement, représentant 1 958 places devraient être livrés, a indiqué la Cour des comptes.

Mais avec quels Personnels…?

Et puis, les Personnels des SPIP ne sont pas en reste avec plus de 176 000 personnes suivies fin 2022 contre 155 000 personnes suivies fin 2020, marquant une hausse très prononcée, non maitrisée visiblement par la libération sous contrainte applicable de plein droit depuis peu et qui ne semble pas avoir l’effet escompté, pire, elle a dégradé elle aussi les conditions de travail des Personnels des SPIP et donc la qualité de la prise en charge.

À maintes reprises, FO Justice a déjà saisi le Président de la République, la Première ministre, et le garde des Sceaux quant aux effectifs des Personnels pénitentiaires.

Mais comment va se passer ce nouvel été…?

Alors que la période est propice aux congés annuels, aux conditions de travail dégradées avec les températures particulièrement élevées, les heures supplémentaires s’enchainent représentant l’équivalent de plus de 2000 équivalent temps plein en détention. Alors comment le ministère va-t-il pouvoir ouvrir ces nouvelles structures pénitentiaires alors qu’il peine à recruter ?

Si, en 2018, au lieu de filer une paire de godasses aux Personnels de surveillance, le ministère avait eu lecourage d’écouter FO Justice, nous n’en serions pas là. Puisque FO n’a eu de cesse de le rappeler, c’est en recrutant, fidélisant et sécurisant les Personnels qu’une grande partie de l’équation sera résolue.

Aujourd’hui, à l’aube d’une réforme statutaire reconnaissante historique et d’une réforme salariale ambitieuse portée par FO Justice, on peut sérieusement se projeter vers une amélioration des conditions de travail, mais les effets escomptés vont se faire attendre, les effets de la réforme mettront plusieurs mois à se faire sentir, la faute à l’entente syndicale de 2018 qui avait préféré la lutte électorale, la même entente syndicale qui aujourd’hui reproduit le même schéma.

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