

Ce jour, le 21/03/2023, à 10h15, au motif que le surveillant d’étage lui refuse de se couper les cheveux dans l’aile, la personne détenue XXXXX écrou 36630 invective le surveillant par une agonie d’insultes: «Fils de pute, nique ta mère, ouvre- moi la porte, je vais te niquer !» Il ne cessera de hurler et de frapper à la porte occasionnant un tapage désorganisant le bon fonctionnement de la vie en détention.
Nous pourrions penser que l’incident est clos…
Pas du tout! On remet une pièce dans le jukebox avec une notification de demande de mise en liberté.
En effet, à 10h40, afin de lui faire signer une demande de mise en liberté, ce même mutin insultera de nouveau le personnel:
“Bande de fils de putes, je vais vous régler votre compte vous allez voir, je vais vous baiser !»
La mise en prévention fût l’unique moyen de mettre fin à l’agitation extrême de l’individu qui, au passage durant celle -ci, n’a cessé de menacer et insulter un agent: ” toi, avec ta blonde, je vais vous retrouver !”, il n’oubliera pas de cracher sur les agents au passage…
Et ce n’est pas fini …
Lors de son placement au quartier disciplinaire, alors que la fouille réglementaire allait être procédée, il a craché au visage du gradé de brigade puis a porté un coup de poing au visage du surveillant du quartier disciplinaire. Lors du retrait de la cellule, il a de nouveau craché sur les agents qui fermaient la porte.
L’intersyndicale FO-UFAP-CGT tient à féliciter le professionnalisme des agents qui sont intervenus. L’intersyndicale tient à apporter notre indéfectible soutien à nos collègues, lâchement agressés.
L’intersyndicale exige des sanctions pénales et disciplinaires exemplaires, ce type d’agression n’est pas tolérable, nous suivrons bien évidemment cela de très près !
L’intersyndicale envisage un blocage inédit devant les portes du CP de Longuenesse avec le soutien d’autres établissements.
Ce vendredi 17 mars 2023, notre organisation syndicale rencontrait le chef d’établissement afin d’évoquer plusieurs sujets :
NUITS QEPEC
Nous voulions une totale transparence sur le sujet de la part du directeur et sur le devenir des agents. Il nous confirme son réel souhait de baisser le nombre d’agents de 16 à 14 pour le service de nuit en incluant les 2 collègues du QEPEC à la détention classique. Nos craintes sont maintenant avérées, les intentions du chef d’établissement ne peuvent être plus claires et précises. Il va évidemment de soi que cette réorganisation est en lien direct avec le nouveau service en 12h00 des agents de détention. Nouveau service qui sera d’ailleurs présenté à l’ensemble des agents et soumis au vote pour unemise en application dès janvier 2024. Pour rappel, lors de toutes les réunions de groupe de travail sur le service 12h00 qui se sont déroulées l’année dernière, nous nous sommes toujours opposés à intégrer le QEPEC dans ce nouveau service.
BROUILLEURS ANTI-DRONE ET BROUILLEURS RÉSEAU
Les travaux concernant la pose des brouilleurs anti-drone débuteront en toute logique le 3 avril prochain, la durée des travaux est estimée à environ une semaine. Espérons maintenant que ce dispositif soit efficace sur le long terme et qu’il mettra un réel frein à ce phénomène qui pourrit nos détentions. Concernant les brouilleurs réseaux qui sont installés sur notre établissement depuis bientôt deux ans, des travaux devraient débuter avant la fin de l’année pour une période d’environ 5 mois.
SÉCURISATION ET AGRANDISSEMENT DU PARKING
Le chef d’établissement nous assure que ce projet suit son cours et qu’il n’y a pour le moment pas de retour négatif et aucun contretemps prévu sur ce dossier.
UHSI ET POLE ACP
Concernant le départ à la retraite de l’un des agents de l’UHSI cet été, même si ce n’est pas de manière spontanée, il sera bel et bien remplacé. Le départ sur le pôle ACP sera également rapidement remplacé, un appel à candidature devrait être édité sous peu.
HEURES NÉGATIVES PARLOIRS
Il est totalement anormal et intolérable que des agents en poste fixe engendrent des heures négatives alors qu’ils respectent à la lettre leurs plannings. En effet, un agent issu de ce service muté sur un autre établissement se voit partir avec un fardeau d’heures négatives. Le directeur est bien conscient de la problématique mais n’a pour le moment aucune solution à nous apporter. Depuis 2015 cette situation perdure, organisation syndicale il est plus que temps de revoir pour notre l’organisation et la charte des temps de ce service.
Notre organisation syndicale restera bien évidemment vigilante sur ces différents sujets et reste à votre entière disposition pour de plus amples renseignements.

Le dimanche 19 mars, le service d’après-midi a été mouvementé lorsque l’agent du mirador Sport a signalé deux individus tenant un sac à la main.
Heureusement, les agents de l’ELSP et leur officier d’astreinte ce week-end ont pu intervenir rapidement pour les intercepter. L’un des deux individus a été arrêté et remis aux FSI tandis que les ELSP ont récupéré un sac avec 5 colis à l’intérieur et 4 autres colis contenant des hamburgers ont été trouvés dans les zones neutres en face du bâtiment B. Les FSI ont récupéré l’ensemble des colis.
Cependant, malgré la mise en service des systèmes de brouillage, il y a eu une recrudescence des projections. Il reste encore un point noir dans la sécurité de l’établissement, et c’est bien la configuration du domaine ! Espérons simplement que les promesses du DAP lors de sa récente visite n’en restent pas à ce stade !
FO Justice demande donc que les agents impliqués dans ces interpellations et saisies soient félicités et remerciés officiellement pour leur réactivité et leur professionnalisme
Ce mardi 21 mars 2023 vers 12h15, le bâtiment D2 a été tenu en émoi par une violente agression sur un des nôtres par un détenu défavorablement connu de nos détentions pour son comportement imprévisible.
En effet, les faits se sont déroulés lors de la distribution du repas au 1er droite à l’ouverture de la cellule d’un « voyou » qui fait l’objet d’une mesure sécuritaire renforcée à 2 agents et un gradé.
Ainsi, sans raison apparente, il agrippa le 1er surveillant par le col pour l’aspirer dans la cellule avant de lui assener de nombreux coups de poings au niveau du visage et de la tête.
Son calvaire pris fin grâce à la réactivité, au sang-froid et au professionnalisme des agents présents.
Notre collègue a été pris en charge par les pompiers et conduit aux urgences.
Joint par téléphone, il est profondément choqué par cette ignoble agression et la détermination de son agresseur à décharger sa haine et sa violence décomplexée à l’encontre d’un personnel dépositaire de l’autorité publique.
Notre organisation professionnelle pointe avec une certaine exaspération la prise en charge des personnes atteintes de trouble du comportement qui n’ont rien à faire dans nos murs, en dépit des nombreux signalements des agents. Celles-ci sont responsables de la plupart des agressions violentes à l’encontre des personnels qui travaillent au sein de notre établissement pénitentiaire.
Le bureau local Force Ouvrière Justice s’interroge également sur le caractère prémédité de ce geste et les motivations réelles de ce forcené.
Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite le professionnalisme et la solidarité de l’ensemble des collègues tous corps et grades confondus dans la gestion de cette lâche agression.
Le bureau local Force Ouvrière Justice exige son transfert dans un établissement au regard de sa gestion à bout de souffle au sein de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.
Le bureau local Force Ouvrière Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue et l’accompagnera dans ses diverses démarches administratives et judiciaires.
Dimanche dernier, Frédéric, premier surveillant au centre pénitentiaire (CP) de Longuenesse, a été lourdement agressé.
Depuis la mise en place d’un dispositif anti-drone et le renforcement des moyens de sécurisation périmétrique porté par FO Justice pour lutter contre les trafics au sein de la structure, les parloirs redeviennent l’une des portes d’entrée privilégiées pour les alimenter. Le week-end dernier, près de 500g de stupéfiants ont été découverts lors des fouilles en sortie de parloir, l’agresseur a été pris la main dans le sac le dimanche avec 250 g de stupéfiants. Malheureusement, il n’a pas été basculé en régime fermé et a pu regagner tranquillement sa coursive ouverte avant d’attaquer violemment les personnels présents
FRÉDÉRIC A ÉTÉ PROJETÉ VIOLEMMENT AU SOL ET A EU LE COUDE DÉBOITÉ ET FRACTURÉ. FO JUSTICE DES HAUTS-DE-FRANCE LUI SOUHAITE UN PROMPT RÉTABLISSEMENT.
Cette situation de violence intervient alors que le CP de Longuenesse subit une surpopulation carcérale importante avec des matelas au sol sur la MA, un manque d’effectifs tous grades confondus et les conséquences de ces trafics.
En réaction, les personnels ont bloqué l’accès à la structure toute la matinée d’hier pour exprimer leur ras-le-bol et leur colère. FO Justice appelle l’administration, en particulier la direction locale, à poursuivre et amplifier les efforts dans la lutte contre les trafics de drogue en mettant en place des opérations de fouilles épaulées par une brigade cynotechnique. Notre organisation salue l’abnégation des personnels qui continuent à mener cette bataille quotidienne malgré un contexte difficile.
Au-delà de l’exemplarité des sanctions judiciaires et disciplinaires pour l’agresseur, FO Justice exige également que des transferts de détenu aient lieu et, de manière générale, qu’une opération de désencombrement soient effectués dans les jours et les semaines à venir. La violence trouve son origine dans les rackets, les intimidations et les menaces quotidiennes, il est temps d’y mettre fin. Les personnels paient chaque jour un lourd tribut sur l’autel de la frustration carcérale.
Enfin, en l’absence de réponse immédiate à la carence d’effectif, il est impératif que l’administration montre sa reconnaissance envers les agents qui acceptent de brader leur vie personnelle pour servir la nation et ses concitoyens.
Le premier surveillant Frédéric D, ancien surveillant de la Maison d’Arrêt de Douai, a été violemment agressé. Notre collègue a dû être hospitalisé en urgence et opéré pour son coude déboité et cassé.
Nous constatons que les détenus ne craignent plus de s’en prendre physiquement à nos collègues depuis un certain temps. Il est donc grand temps de prendre des mesures pour éviter qu’un drame ne se produise dans notre administration.

Comme le dit la citation de F. Dard : “L’homme trop prudent attend qu’il soit trop tard”. Il est temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
FO Justice apporte tout son soutien à notre estimé collègue ainsi qu’à sa famille, et nous lui souhaitons un prompt rétablisseme