Jour : 10 septembre 2022
Prison de Grasse : Agression, un véritable guet-apens
C’est vers 17H30, au rez-de-chaussée du bâtiment A, que s’est déroulée une scène particulièrement violente :
Lors de la distribution du repas, deux collègues ont méthodiquement ouvert la cellule d’un individu présentant des troubles mentaux avérés. Un dispositif d’ouverture à deux agents ayant été mis en place pour parer l’éventualité d’un passage à l’acte violent.
Une fois la porte ouverte, les collègues lui ont proposé le repas et c’est à ce moment-là, faisant mine de s’approcher qu’il a sorti brusquement de son caleçon une arme artisanale pour frapper violemment à deux reprises le visage du collègue.
L’arme utilisée = un tee-shirt lesté avec un verre
L’agression ne s’arrêtera pas là puisqu’il enchainera avec une série de coups de poing.
La réactivité du binôme, associée à un prêt de main forte des détenus auxiliaires, a permis de maîtriser rapidement cet enragé. Fort heureusement la résistance du collègue lui aura permis d’encaisser les coups sans vaciller.
Fo justice souligne le professionnalisme du collègue agressé qui n’a jamais flanché réussissant même à reprendre le contrôle et la maîtrise de la situation. Il isolera lui-même les détenus ayant pris part à la neutralisation.
Bilan plutôt rassurant tenant compte de la violence des faits : Quelques contusions et laies légères au niveau de la tempe, du nez et sous l’œil.
Une agression qui aurait pu être évitée !
Un collègue qui aurait dû être épargné si des lenteurs administratives n’avait pas ralenti son placement programmé en UHSA !
Reste également une crainte dans cette affaire ….
La responsabilité pénale de l’individu sera-t-elle reconnue au regard de son profil psychiatrique ?
D’autres affaires similaires récentes ayant abouti sur un classement sans suite.
Fo Justice souhaite un prompt rétablissement au collègue et lui assure de son soutien tout au long de la procédure.
Fo Justice sollicite la Direction pour l’attribution d’une lettre de félicitation aux deux collègues pour leur sang-froid et la gestion sans faille de l’incident.
Fo Justice exhorte la Direction à traiter cette agression préméditée avec la plus grande fermeté.
Prison de Riom : Agression avec un poinçon au quartier disciplinaire
Ce samedi 10 septembre 2022 vers 8h45, un détenu du Quartier Disciplinaire du Centre Pénitentiaire de Riom a agressé un de nos collègues avec un poinçon artisanal.
Il a visé la gorge (merci le Gilet Pare-Lame…), et a transpercé le dessous de l’oreille du surveillant QI/QD.
L’intervention a été compliquée et un autre agent a été blessé au genou lors de la maîtrise de l’individu. Ils ont été transportés aux urgences.
Bilan: 7 jours d’arrêt et 2 points de suture pour le collègue attaqué
Ce détenu avait déjà planté à la tête un autre détenu avec un poinçon artisanal. Il était affecté au Quartier Disciplinaire pour une autre agression sur co-détenu et pour avoir bousculé un personnel.
Ce détenu, condamné pour vol avec violence et exhibition sexuel, est déjà passé 4 fois en commission de discipline depuis son arrivée il y a un an.
Le syndicat local FO Justice félicite les agents du Quartier pour leur réactivité qui a évité un drame !
Le syndicat local FO Justice souhaite un prompt rétablissement aux surveillants touchés et marqués par cette lâche agression.
Le syndicat local FO Justice demande une reponse penale et administrative ferme ainsi que dissuasive à l’encontre de l’auteur de cette attaque.
Le syndicat local FO Justice demande le transfert de cet individu violent dès que possible !
Prison de Baie-Mahault : Les parloirs, sauve qui peut !!!
Chers Camarades, Chers Collègues,
Le service parloir n’a de nom que sur le papier. Et pour cause ! Quand on regarde bien, ce service a toujours eu des difficultés de fonctionnement, « mais chuuut… ! pas de vague ». Problème d’effectifs, mauvaise gestion des congés des Agents, absences répétitives, etc… et la politique de l’autruche menée par nos décideurs n’a fait qu’empirer la situation.
Mais que se passe-t-il au parloir ??
Avec deux collègues fraichement retraités et 4 Agents absents, que pouvions-nous espérer autre que ce bordel organisé.
Les rescapés du service sont aux abois, mais malheureusement ils ne sont pas entendus. Ils ne peuvent compter que sur le renfort des Agents de détention pour combler le manque, quand cela est possible.
La Direction aurait pu limiter la casse. Car depuis des mois elle savait pertinemment que deux Agents partaient à la retraite. Elle était aussi au courant pour les absences, mais aucune disposition n’a été prise, laissant les Gradés se démerder pour combler les trous.
FO Justice Bémao s’interroge sur ce dysfonctionnement. Pourquoi ne pas avoir lancer les appels à candidatures avant le départ effectif des deux collègues ? De manière à ce qu’ils forment les nouveaux pour une continuité du service. Cela s’appelle anticipation, management.
FO Justice Bémao persiste et signe : pour un bon fonctionnement du service parloir, il est impératif que ce dernier soit autonome, avec le nombre d’Agents nécessaire (entre 8 et 10).
Il aura fallu un mois, après maintes rumeurs, pour que ces nouveaux Agents soient désignés pour une prise de service la semaine prochaine.
D’ores et déjà, FO Justice Bémao demande à la Direction de prévoir au rééquilibrage des équipes de détentions pour pallier aux différents départs et éviter que des Agents fassent 2 nuits d’affilé. Et ce ne sont pas les trois derniers mutés qui vont combler le déficit en Surveillants.
FO Justice Bémao ne cessera de demander des effectifs supplémentaires pour assurer un bon rythme de travail pour le personnel et un service de qualité au sein du CP.