Le gouvernement projette d’imposer trois jours de carence aux fonctionnaires en cas d’arrêt maladie, alignant ainsi le secteur public sur le privé. Cette mesure, annoncée sous couvert d’économie budgétaire, prétend réduire l’absentéisme, mais vise surtout à réaliser des économies sur le dos des agents.
Ce projet s’ajoute à une série d’attaques visant à stigmatiser des agents pénitentiaires déjà surchargés et insuffisamment reconnus.
Nous dénonçons fermement cette attaque frontale contre les droits des agents publics ! Il est inconcevable de multiplier les missions à effectifs constants, de ne pas prioriser la sécurité des agents, tout en leur retirant le droit légitime à la fatigue, à l’usure, et en les stigmatisant comme des fainéants. Ajoutons à cela une autre absurdité : ces mêmes agents devraient travailler une journée gratuitement en plus, un véritable mépris pour leur investissement quotidien.
Mérite-t-on vraiment réellement d’être la cible de cette farce ? Sont-ils vraiment sérieux ?
Avant d’avoir l’idée géniale de venir nous faire les poches, vous pourriez peut-être résoudre les problématiques RH de notre administration et mettre en paiement la totalité des reliquats d’heure supplémentaire !
Vous avez l’idée de venir nous faire les poches en nous traitant de fainéant mais vous vivez à crédit sur le dos des agents que vous stigmatisez !
Cette mesure punitive ne fera qu’aggraver des conditions de travail déjà précaires. Elle contraint les fonctionnaires à travailler malgré la maladie, au risque de leur santé et des impacts que cela pourrait avoir sur celle de l’ensemble des citoyens. En prime, elle alimente une logique d’austérité où les agents publics sont encore et toujours les boucs émissaires des politiques budgétaires restrictives. Pour autant, lorsque l’on vous propose de mettre en place des groupes de travail pour réduire les consommations en énergie, abyssales, des établissements pénitentiaires, vous avez été et restez sourds et passifs !
Il est tout autant inacceptable de voir se jouer perpétuellement la même scène : des agents publics dépouillés, leur rémunération grignotée, leur dévouement ignoré. On leur demande toujours plus, pour toujours moins, pendant que ces même agents assistent aux gabegies de l’administration dans de nombreux domaines.
Les syndicats appellent à une mobilisation massive contre cette double injustice : l’imposition de trois jours de carence et cette journée de travail gratuite proposée.
Ensemble, exigeons non seulement le retrait immédiat de ces mesures iniques, mais aussi un respect profond pour celles et ceux qui, chaque jour, portent les services publics à bout de bras. Face au mépris, répondons par la solidarité et l’action. Il est temps de faire entendre notre voix !
