Depuis plusieurs années, le climat au sein de notre établissement s’est considérablement dégradé en raison de la gestion autoritaire et incohérente de notre direction. Les agents de terrain, ceux qui assurent quotidiennement la sécurité et la stabilité de l’établissement, sont de plus en plus malmenés. Il est temps de mettre fin à ce management toxique, qui se traduit par des comportements irrespectueux et des décisions incohérentes impactant directement les conditions de travail.
Des remarques déplacées et un mépris constant des agents
Nous ne pouvons plus accepter que la hiérarchie se permette de juger les agents sur leurs avis d’arrêt maladie ou de faire des commentaires inappropriés concernant les raisons de leurs absences. Ce genre d’attitude n’est pas seulement irrespectueux, il met également en doute la santé mentale et physique des agents, qui doivent se battre contre un environnement professionnel de plus en plus oppressant. La direction doit comprendre que les agents sont des êtres humains, et non des numéros sur une feuille de planning !
Conflits internes entre membres de l’encadrement : les agents en subissent les conséquences
Dans notre établissement, il est impératif de maintenir une cohésion et une collaboration exemplaires entre tous les agents. Cependant, nous avons observé des querelles fréquentes entre deux officiers, ce qui engendre des dysfonctionnements notables dans le fonctionnement quotidien de la structure. Ces querelles non seulement perturbent l’atmosphère de travail, mais elles compromettent également l’accomplissement des missions principales des agents, qui sont de garantir la sécurité, la réinsertion et le respect des droits des détenus. Il est essentiel que des mesures soient rapidement mises en place pour résoudre ces conflits internes, afin de restaurer l’efficacité et l’harmonie nécessaires au bon fonctionnement de notre établissement..
Une situation qui dure depuis trop longtemps…
Le chef d’établissement est parfaitement au courant de cette situation qui persiste depuis plusieurs années. Pourtant, aucune action concrète n’a été mise en place pour apaiser ce conflit, qui continue de déstabiliser l’équipe entière. Le laxisme de la direction face à ces querelles internes est inacceptable. Pourquoi ne fait-elle rien ? Est-elle complice ? Cette inaction ne fait qu’aggraver le malaise général et miner la motivation des agents.
Un management destructeur qui met en danger le personnel
L’incident de la nuit dernière en est la preuve flagrante : un détenu du quartier disciplinaire a mis le feu à sa cellule. Le gradé de nuit, professionnel et réactif, a immédiatement prévenu l’astreinte pour obtenir du soutien. Mais que s’est-il passé ? L’astreinte a choisi de gérer la situation à distance, plutôt que de venir épauler son équipe sur le terrain. Ce choix irresponsable montre une fois de plus le mépris total de la direction pour la sécurité et le bien-être de ses agents. Comment travailler sereinement dans de telles conditions ?
Une absence totale de soutien et une dégradation des conditions de travail
Cet incident est symptomatique d’une gestion globale qui ne tient aucunement compte des réalités du terrain. Les agents sont en première ligne, exposés quotidiennement à des situations de stress intense, tandis que la direction reste à distance, ne montrant aucune solidarité envers ceux qui risquent leur sécurité pour maintenir l’ordre et la discipline.
Le bureau Local demande du changements immédiats et concrets !
1. Une révision complète du management au sein de l’établissement, avec une hiérarchie respectueuse, qui prenne en considération les agents et leurs avis.
2. La fin des querelles entre officiers, et un cadre de travail apaisé, sans interventions intempestives de la chef de détention sur le travail de son adjoint.
3. sur le terrain. Un soutien réel et constant des agents, avec une chef de détention présente
4. La fin des jugements et remarques sur les motifs d’arrêt des agents, et un- respect strict de leur vie privée et de leur santé.
5. Un plan d’action concret pour rétablir la confiance entre la direction et les agents, avec une écoute réelle des problématiques soulevées par le personnel.
Blocage de l’établissement : mobilisons-nous le vendredi 13 septembre 2024 à 6h15
Face à ces graves dysfonctionnements, le bureau Local a décidé de maintenir le blocage de l’établissement le vendredi 13 septembre 2024 à partir de 6h15. Cette action est notre dernier recours pour faire entendre nos voix et réclamer des conditions de travail dignes et respectueuses. À cette occasion, un barbecue sera offert à par le bureau local..
Nous devons montrer à la direction que nous ne sommes pas invisibles.
Cette mobilisation sera l’occasion de rappeler que nous ne sommes pas de simples matricules, des noms sur des plannings, mais des êtres humains avec des droits, des besoins et des attentes. Nous sommes fatigués, épuisés par un système qui nous broie, et il est temps de dire STOP.
Tous unis pour un changement immédiat !
Pour que la situation change, pour que la direction entende enfin nos revendications, nous devons être nombreux et unis. Ensemble, nous pouvons faire pression et exiger que ce management destructeur cesse une fois pour toutes.
