Monsieur le président du CSA,
En raison d’un contexte de délation, des règlements de comptes qui se multiplient, d’une politique « de la demande d’explication », du non-respect du dialogue social, nous nous demandons encore s’il y a nécessité de discuter à « bâton rompu » avec vous.
Vos besoins de « chasser » vos personnels à la caméra devient inquiétant, pathologique.
Nous vous avions déjà prévenu, les caméras sont des éléments de protection et pas « un système d’exploitation pour vos petites enquêtes personnelles. »
Le syndicat FO Justice dans ce contexte préfèrera attendre les « dents serrés » comme l’exprime la plupart des personnels.
Nous allons attendre un sursaut déontologique de votre part… Ou pas…
Nous allons attendre pour pouvoir reconstruire les liens que vous avez détruit entre les personnels.
Nous allons attendre pour retravailler et retrouver des conditions dignes en service de nuit.
Quand on voit la vitesse qu’il vous a fallu pour trouver un bureau pour un médecin, on ne peut se demander alors, pourquoi, vous n’avait pas été capable de créer un local d’attente, de repos, de restauration en détention, en service de nuit, pour les personnels de roulement, ceux à qui on demande toujours plus sans moyen supplémentaires.
Nous allons attendre pour retrouver de la cohérence dans l’organigramme.
Nous allons attendre pour mettre fin aux privilèges des uns aux détriments des autres…
Monsieur le président pour effacer le mal que vous avez fait, un coup de peinture comme sur notre établissement ne suffira pas…
Vous l’aurez compris, nous ne siègerons pas lors de ce CSA,
Les élus en CSA pour FO Justice.
