Ce dimanche 9 novembre 2025, vers 15h, la maison d’arrêt de Nantes a vécu un véritable carnage et un déferlement de violences entre détenus.
Après que la première aile soit arrivée en cour de promenades à la MA1 l’arrivée des premiers détenus de la seconde aile va virer au pugilat.
Dès les premiers échanges de coups de lame et l’alarme déclenchée la descente des promenades est stoppée et les personnels et l’encadrement entament l’exfiltration des blessés après la mise en sécurité du bâtiment.
À coups de lames artisanales et avec au moins un couteau en céramique la plastique des victimes n’est pas exceptionnelle…
Quatre détenus seront hospitalisés et les détentions du CP totalement dégarnies avec pas moins de 11 agents partis en extraction et certains de nos collègues auront atteint les 20h de travail pour permettre de ne pas totalement dégarnir les services de nuit.
Dans un contexte de surpopulation avec 877 hommes ce matin pour 420 places il semblerait, au vu de propos tenus par les belligérants que des questions de racket et trafics soient à l’origine de ce combat de rue armé.
Et pendant ce temps notre Directeur Interrégional cherche à mettre en place avec ses acolytes le surveillant acteur d’une détention sécurisée à marche forcée.
Avec un taux de couverture de 88%, comme l’ensemble des établissements du ressort, le manque d’une quarantaine d’agents se fait cruellement ressentir pour la sécurité active de notre établissement.
Malgré la réforme d’attractivité obtenue par FO Justice et des schémas d’emploi pourvus depuis notre réforme le manque d’agents est toujours conséquent et nous payons toujours les mauvais choix et trahisons de 2018.
Alors que vendredi et samedi encore, une quinzaine de livraisons par drones a été recensée dans la nuit et un kilo de produits stupéfiants et une vingtaine de téléphones saisis dans le week-end lors de quelques fouilles l’inertie de notre Administration démontre une impuissance ou une « bienveillance subie ? ».
Pour rappel il y a quelques semaines un détenu poignardait avec un couteau en céramique son co-cellulaire et depuis les trafics prospèrent toujours et les
armes par destination, en attendant peut-être des armes létales, continuent de pulluler en détention.
Que notre Directeur Interrégional se mette bien en tête que sans moyens humains et avec une prison passoire où les lois de la République sont quotidiennement bafouées il devra se montrer convaincant car on ne construit pas sur un château de sable la sécurité des personnels et des personnes placées sous-main de justice.
Le syndicat local FO justice du CP de Nantes restera pragmatique et continuera d’œuvrer dans l’intérêt des personnels et pour leur sécurité.
Le syndicat local FO justice du CP de Nantes espère que les magistrats vont prendre conscience de la situation et pouvoir réduire les flux entrants aux vues de l’insoutenabilité de la gestion de la détention Nantaise.
Le syndicat local FO justice du CP de Nantes félicite l’ensemble des personnels de la maison d’arrêt et de leur encadrement chat noir pour la bonne gestion de cette situation de crise. Leur présence et celle des astreintes ont permis d’apporter de la sérénité et du soutien aux personnels.
En espérant également que notre Directeur Interrégional fasse preuve de discernement dans l’élaboration de ses tableaux d’avancement……
Le syndicat local FO justice du CP de Nantes retire en positif la concrétisation d’une entité CP de Nantes et la solidarité de tous les personnels du CP de Nantes pour leur dévouement qui ont permis de faire fonctionner l’ensemble du service de jour et de nuit du centre pénitentiaire avec des durées de travail ayant dépassé les 20 heures pour certains de nos collègues.
Plus qu’à attendre une reconnaissance et que notre Directeur Interrégional nous donne les moyens d’assurer une sécurité active et passive.