Mardi 17 février 2026, un détenu, occupant du RDC du bâtiment A, a refusé de changer d’affectation et a décidé de sortir de sa cellule pour intimider les agents présents pour gérer cet incident (1 BCE, 1 Major et 1 Surveillant Brigadier). S’en est suivi une mise en prévention de ce dernier pour mettre un terme à l’incident. La situation a dégénéré lors de la fouille car le fauteur de trouble a initié des provocations envers nos collègues.
Lors de la fermeture de la grille de sa cellule « non trappée » au QD, il a nargué le personnel, déclarant qu’il ne risquait que 7 jours de QD, promettant de tout casser et de mettre le feu à sa cellule . Puis, il a insulté le Major tout en se fracassant la tête contre la grille, fixant du regard notre Major et lui crachant au visage à plusieurs reprises. Il a été décidé de déplacer le détenu dans une cellule « trappée » du QD avec le renfort des ELSP. Notre pensionnaire a décidé de poursuivre son œuvre en mettant le feu a des papiers. L’usage du RIA a été nécessaire mais cela n’a pas calmé du tout le détenu. La cheffe de détention par intérim a donc décidé le placement en CPROU. Constatant le comportement erratique et hystérique de la personne détenue, le service médical a décidé de lui administrer un traitement pour le calmer.
Force est de constater que ce traitement médical a eu l’effet escompté, puisqu’il a été décidé de sortir le détenu de la cellule CPROU pour le réaffecter à la cellule initiale du Rez-de-Chaussée du bâtiment A.
Comment ce détenu va pouvoir comprendre qu’enfreindre les règles engendre une sanction pérenne? Alors qu’en mettant en danger nos collègues par son comportement inadmissible, il a pu constater par lui- même que la théorie du chaos fonctionne à Metz ! Plusieurs infractions et délits n’auront eu aucun effet répressif sur sa personne et il aura ainsi finalement regagné ses pénates en toute impunité. Les sanctions suivront bien sûr (CDD prévue jeudi 19 février 2026) mais la sanction immédiate et irrépressible, porteuse de leçons et d’effets, a été bafouée par son comportement ignominieux et infamant.
FO apporte tout son soutien à notre collègue dans cette épreuve traumatisante. Puisse-t-il ne garder aucune séquelle psychologique.
FO exige la mise en place d’une cellule psychologique pour toutes les victimes d’agression au sein du CP Metz et, encourage ces mêmes personnes à systématiquement porter plainte.
DE PLUS…
Nous avons également une pensée pour notre collègue ayant récemment terminé aux Urgences suite à un feu de cellule. Le mercredi 11 février 2026, notre agent s’est ainsi blessé au genou durant l’intervention.
Pour rappel, le détenu à l’origine de cet incident est très défavorablement connu sur l’établissement pour son profil psychologique très instable.
FO apporte tout son soutien à notre collègue, à ses proches et à ses amis, dans cette épreuve traumatisante. Nous lui souhaitons un bon rétablissement et de ne garder aucune séquelle physique.
FO – LA VOIX DES SURVEILLANTS