Collègues,
Depuis plusieurs jours, une rumeur persistante circule dans l’établissement : le bureau Force Ouvrière Justice Lannemezan serait à l’origine de la fuite d’informations dans la presse concernant le survol de la prison par un drone.
Une rumeur amplifiée par le fait qu’un membre de notre bureau aurait même été désigné nommément.
Face à ces accusations, nous avons immédiatement réagi. Un mail a été adressé à Madame la Directrice le jour même de la publication de l’article, pour affirmer notre totale non-implication dans cette affaire. Malgré cela, la suspicion a continué de peser sur nous, et la rumeur s’est propagée au sein de toute la détention.
Mais ce lundi 28 avril, lors d’un échange direct, Madame la Directrice nous a affirmé que ces propos ne venaient pas d’elle. Dans le même temps, elle affirme aussi que ce n’est pas la gendarmerie qui a transmis l’information à la presse.
Alors, soyons clairs : qui croire dans cette histoire ?
La Direction ? Les Officiers ? Les Brigadiers-Chefs ? Les agents ?
Ou faut-il encore une fois accuser Force Ouvrière Justice Lannemezan de “désinformation”, alors que nous sommes les seuls à nous exprimer ouvertement, à visage découvert, et à défendre notre position sans rien cacher ?
Personne ne semble assumer, tout le monde se renvoie la balle… mais le seul nom qu’on retient, c’est celui de FO.
Il est pourtant très facile de vérifier les faits : l’article de presse désigne clairement les gendarmes comme source de l’information. Nous avons pris nos responsabilités dès le départ en informant la direction. Et pourtant, nous voilà au cœur d’une polémique montée de toutes pièces, sans la moindre preuve.
Ce climat de suspicion est délétère. Il salit des agents investis, démoralise les équipes, et met à mal les bases du dialogue social.
Force Ouvrière Justice Lannemezan ne se laissera pas intimider.
Nous ne sommes pas coupables, et nous ne jouerons pas le rôle qu’on veut nous faire endosser.
Nous continuerons à défendre la vérité, les collègues, et nos valeurs.
Nous ne désinformons pas.
Nous informons.
Nous défendons.
Et nous assumons.

