Jeudi 3 avril 2024, aux alentours de 16H15, un détenu au profil suicidaire s’est déplacé sur le secteur du « vestiaire-fouille » afin de bénéficier d’une extraction médicale qualifiée d’urgente suite à une absorption supposée de médicaments.
Arrivé sur les lieux, ce dernier a catégoriquement refusé de se soumettre aux obligations de contrôles corporels réglementaires ordonnés par les collègues bien décidés à les réaliser.
Contre toute attente, l’énergumène s’est subitement jeté sur les personnels pour leur asséner plusieurs coups de poing au visage. Dans cette échauffourée, tout le monde s’est retrouvé au sol et les collègues ont dû s’employer énergiquement pour parvenir à maîtriser l’individu en proie à la folie.
Le sang-froid et la réactivité des agents auront permis, malgré tout, la maîtrise de l’individu avec la participation des Pompiers présents sur place.
FORT HEUREUSEMENT
LES BLESSURES PHYSIQUES NE SONT QUE LÉGÈRES
ET LES COLLÈGUES S’EN SORTENT AVEC QUELQUES ECCHYMOSES.
Malgré cette situation d’instabilité, son évacuation vers l’hôpital est maintenue et nos collègues auront toutes les peines du monde à contenir son extrême agitation.
Mais ce énième incident depuis le début de l’année met en lumière une bien triste et inquiétante réalité :
L’EXPRESSION de la violence a franchi un seuil et désormais nos pensionnaires n’ont plus aucun scrupule à s’en prendre physiquement aux personnels investis d’une mission de service public et à FRAPPER INDIFFÉREMMENT HOMME OU FEMME A COUPS DE POING EN PLEIN VISAGE
FACE À CELA, LA DIRECTION EST DANS LE DEVOIR D’APPORTER UNE RÉPONSE FORTE ET FERME.
L’ENGAGEMENT DOIT ÊTRE TOTAL POUR ESPÉRER ENRAILLER CET ENSAUVAGEMENT.
LES SANCTIONS DOIVENT ÊTRE EXEMPLAIRES !
FO Justice exprime sa solidarité envers les collègues blessés physiquement et psychologiquement et leur souhaite un prompt rétablissement.
FO Justice apporte son soutien à tous les personnels qui sont en première ligne et font face à cette violence avec professionnalisme et dignité.
FO Justice réitère la nécessité d’appliquer des sanctions exemplaires, SANS TERGIVERSER, ainsi que des mesures d’accompagnement visant à éloigner les agresseurs de l’établissement dans un objectif de préservation et de reconnaissance des personnels victimes.