Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire de Fresnes tire une dernière fois la sonnette d’alarme !
Une formation ESP bloquée
Des agents laissés pour compte
Depuis des mois, la formation ESP (Équipe de Sécurité Pénitentiaire) est annoncée.
Pourtant, rien n’a été fait : pas d’entretiens de présélection, pas de régularisation des agents.
Conséquence directe : le nombre d’agents habilités reste critique, ce qui alourdit la charge de travail des autres.
« Certains collègues cumulent plus de 1000 heures supplémentaires. »
Cela inquiète-t-il le responsable ? Apparemment non.
Des refus incompréhensibles en pleine crise des effectifs
Le service est en crise, et des candidats légitimes sont refusés sans raison valable :
Des agents ont candidaté : non habilité et habilités.
Parmi eux, une collègue femme, alors que nous manquons cruellement d’agents féminins pour les personnes détenues femmes hospitalisées. Certains jours, aucune agente n’est présente, réduisant la fouille à un simple contrôle au magnétomètre.
Un ancien de l’UHSA, habilité, demande à revenir. Il connaît la structure et les missions. Refusé.
Et on en passe…
Comment justifier ces refus quand le service suffoque ?
Les chiffres qui parlent d’eux-mêmes
Un effectif sous tension
Agents :
Théorique : 29 (dont 1 poste fixe)
Réel : 23 (dont 1 poste fixe), soit 3 femmes et 20 hommes. Nous sommes en déficit de
6 agents.
Habilités : 12 agents. Aucune femme n’est habilitée.
BCE (Brigadiers chef encadrement):
Théorique : 8 gradés (seulement 6 affectés depuis l’ouverture)
Réel : 5, soit 1 femmes et 4 hommes. Déficit de 3 gradés.
Habilités : 3 (1 femmes et 2 hommes). Seulement 3 sont actuellement opérationnels.
Officiers :
Théorique : 2
Réel : 1.5
Habilités : 1 (l’adjoint uniquement)
Les principales difficultés se situent évidemment sur le planning, afin d’avoir une réserve d’escorteurs quotidienne pour effectuer les missions extérieures, compte-tenu du peu d’agents habilités.
Un responsable absent
Des problèmes qui ne remontent pas
Le responsable ne fait pas remonter les alertes à la direction.
Individualisme et contre-productivité caractérisent cette gestion.
« Quand on ne tient plus, Il vaut mieux partir la tête haute que de faire couler le bateau. »
Monsieur le responsable est si bien préparé à son départ qu’il a suivi une formation de préparation à la retraite. Dommage qu’il n’accorde pas la même diligence à la formation de ses agents, qui, eux, doivent rester et faire face à la crise qu’il laisse derrière lui.
Laisser pourrir la situation n’est pas une solution.
Nos revendications immédiates
• Organiser sans délai les entretiens de présélection pour les agents UH.
• Accepter les candidatures des agents qualifiés.
• Établir un plan d’urgence pour résorber le déficit en agents habilités.
• Assurer une remontée effective des problèmes à la direction.
Nous exigeons une gestion responsable et collective.
L’UHSA ne peut pas fonctionner avec des effectifs sous-dimensionnés et un responsable déconnecté.
Agissons avant que la situation n’explose.
