Dans la nuit du 23 au 24 juin 2026, le bâtiment D1 a une nouvelle fois servi de piste d’atterrissage à des livreurs d’un genre particulier.
Premier drone :
– 2 savonnettes de résine de cannabis (100 g chacune)
– 40 g d’herbe de cannabis
– Feuilles à rouler
Deuxième drone :
– 1 savonnette de résine de cannabis (100 g)
– 30 g de poudre blanche
– 2 iPhones
– 2 câbles USB
Bilan :
Près de 340 grammes de produits stupéfiants, des téléphones et du matériel de communication livrés directement par voie aérienne.
Pendant ce temps-là, les personnels continuent d’assurer la sécurité avec des effectifs sous tension, des moyens limités et des alertes répétées qui peinent encore à être entendues.
À croire que les drones disposent aujourd’hui de plus de liberté de circulation que les agents n’ont de moyens pour les combattre.
Les trafiquants, eux, investissent, innovent et s’adaptent.
L’administration, elle, semble parfois découvrir le problème après chaque nouvelle livraison.
Combien de colis faudra-t-il encore intercepter ? Combien de nuits faudra-t-il encore subir ? Combien de rapports faudra-t-il encore rédiger pour obtenir des réponses concrètes ?
Les agents de terrain ne veulent plus de constats, de réunions ou de promesses.
Ils veulent :
– Des moyens de détection efficaces ;
– Des dispositifs anti-drones adaptés ;
– Des effectifs suffisants ;
– Une véritable stratégie de lutte contre ces intrusions.
Car à ce rythme, certains finiront par croire que le bâtiment D1 figure désormais sur les applications de livraison express.
Une chose est certaine : si les personnels n’étaient pas présents, professionnels et vigilants, ces livraisons arriveraient à destination sans la moindre difficulté.
Force Ouvrière Justice refuse que les agents soient abandonnés face à cette évolution du trafic.
Force Ouvrière Justice
Des actes, Pas des discours. Des moyens, Pas des excuses.