Prison de Charleville-Mézières : La politique du vide… au bord du précipice

Mais que se passe-t-il donc à la Maison d’Arrêt de Charleville-Mézières ?

Depuis plusieurs années déjà, le lien avec notre chef d’établissement est rompu. Plus personne n’est surpris, tant la fracture entre la direction et le personnel est profonde.

Mais d’où vient ce climat de défiance ? Cette perfidie ? Quelle en est la genèse ?

Le management est défaillant, et tout le monde le sait. La liste des reproches n’est malheureusement pas exhaustive :

Surveillance des agents par caméra, même sans incident, et ce, devant témoin ;

Non-paiement des heures effectuées par les collègues rappelés sur leur repos pour assurer la continuité du service, alors que d’autres sont rémunérés même en cas d’absence ;

Mensonges permanents auprès des autorités pour soigner son image et sa carrière, au détriment du personnel ;

Refus de changement de service, selon la tête du client, pour régler de petits comptes personnels ou syndicaux ;

Gestion chaotique des ELSP et bien d’autres dysfonctionnements…

La liste est si longue qu’un simple format A4 ne suffirait pas à tout y faire tenir !

Vous pensez diviser les agents par vos manœuvres ? Le mal est fait, et depuis longtemps.

Les personnels sont lucides, unis, et surtout fatigués de ce cirque permanent.

L’ambiance de travail n’a jamais été aussi délétère.

Les surveillants de Charleville ne sont ni dupes, ni amnésiques.

La moyenne d’âge avoisine les 50 ans, avec plus de 30 ans de service pour beaucoup d’entre nous.

Nous ne sommes plus des gamins à qui l’on fait la morale !

Nous connaissons notre métier, et nous avons appris à travailler sans vous… sans aucun problème.

Force est de constater que tout fonctionne mieux en votre absence.

FO Justice vous rappelle que le Code de déontologie ne s’applique pas qu’au personnel de surveillance.

Vous n’en êtes pas exempt. Votre fonction exige de la droiture et de l’exemplarité, pas de la rancune et du mensonge.

Votre rôle est de fédérer vos équipes, de rassembler votre personnel.

Mais aujourd’hui, il est trop tard.

Il est toujours plus simple de parader comme un paon devant les hautes instances, que de s’intéresser réellement à la souffrance du terrain.

Vous avez perdu toute crédibilité et toute légitimité hiérarchique.

Si l’établissement tient encore debout, c’est bien grâce au Chef de détention, à son travail, son écoute et son management responsable, qui évitent que cette maison ne devienne une poudrière.

Mais n’oubliez jamais une chose :

Le jour viendra où vous quitterez cet établissement.

Et si vous avez besoin d’un coup de main pour faire vos cartons, soyez sûr qu’il ne manquera pas de volontaires…

Lire le communiqué

Partager :

Derniers Articles

Rejoignez FO Justice

Ensemble, nous sommes plus forts pour défendre vos droits et vos missions.

Besoin d'aide ?

Nos équipes sont à votre écoute pour vous accompagner.