(Il est loin le temps où l’on nous offrait des petits chocolats pour les fêtes…)
Nous venons de percevoir sur notre établissement du CD de Bapaume, traditionnellement calme, un MOS au palmarès bien fourni (prise d’otages, agressions, etc.).
Une note de 6 pages sur la gestion de cette personne, avec des officiers présents le week-end pour rendre compte des problèmes rencontrés, illustre bien le profil de cet individu.
Entre autres, le personnel de détention est déjà sollicité matin, midi et soir, notamment avec une gestion similaire du côté du quartier femmes. MERCI DU CADEAU !
Après l’ouverture précipitée de l’équipe ELSP, est-ce une manière de tester si notre équipe est à la hauteur face à ce genre de personne ? Force Ouvrière se pose la question du lien de cause à effet entre ces deux événements.
Leurs missions actuelles étant essentiellement dédiées aux extractions médicales, ne serait-il pas judicieux, dans le contexte actuel, qu’elles soient adaptées pour inclure la gestion équipée de ces profils difficiles ? Quitte à modifier temporairement leurs horaires et à réduire le nombre d’extractions médicales en cours.
Rappelons que les personnels des ELSP sont formés à la gestion des profils difficiles, contrairement aux agents de détention, qui se retrouvent démunis face à ces situations.
En attendant, le personnel de détention est en souffrance : heures supplémentaires à foison, sous-effectif chronique, un quartier disciplinaire et un quartier d’isolement saturés. Madame la Directrice, vos personnels s’épuisent et souffrent.
FO Justice Bapaume demande :
✓ Le transfert de la détenue du quartier femmes, nécessitant une gestion équipée.
✓ Le transfert du « cadeau de Noël » venu de Moulins dans une structure adaptée. Le Centre de Détention de Bapaume n’est ni une maison centrale ni une unité pour détenu violent.
Dans l’attente de ces transferts, FO Justice demande que les profils difficiles soient pris en charge par l’équipe ELSP de Bapaume et non par les personnels de détention.
MADAME LA DIRECTRICE, A FORCE DE TIRER SUR LA CORDE, CETTE DERNIERE RISQUE DE CÉDER.