Trois situations dramatiques en moins d’une semaine : Des conditions inacceptables pour les agents du PREJ
Vendredi dernier :
Nos collègues de Beauvais ont pu tester le parcours arrivant complet…
À 17h30, un agent a reçu un screen de la réservation de l’hôtel. Dans le doute, il appelle l’établissement pour confirmer, mais découvre avec surprise qu’aucune réservation n’existe à leur nom, l’hôtel étant complet depuis deux semaines. La ville était saturée en raison de deux gros concerts et d’une étape du Tour de France le lendemain, rendant presque impossible d’en trouver un autre.
Après de nombreux appels, un accord a été trouvé entre les deux DI pour que les agents bénéficient des chambres d’élèves, qui étaient déjà utilisées par des stagiaires. Ils ont dû partager l’appartement avec des élèves : un agent a dormi sur un clic-clac et deux autres sur un lit bateau. Ils ont dû parcourir le trajet complet pour percevoir un kit de linge de lit et de toilette, en même temps que le détenu qu’ils ramenaient et qui en riait.
Les agents ont dû négocier pour garder le véhicule, car on leur avait demandé de se rendre dans une coloc à pied, située à 20 minutes de marche avec leurs sacs, paquetages et équipements. Un agent a insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas encore mangé et on leur a présenté trois pauvres barquettes DAUCY à réchauffer.
CETTE SITUATION A ÉTÉ UN VÉRITABLE FIASCO, MARQUANT UN MANQUE DE RESPECT ET DE CONSIDÉRATION, malgré la présence d’un officier et d’un brigadier-chef. Cette situation est inacceptable et ne fait que souligner les problèmes récurrents de réservation, déjà signalés par notre organisation syndicale. CETTE MISSION A DURÉ 25H15.
Service du vendredi 5 juillet 2024 :
Début de service à 6h15 avec une fin le samedi 6 juillet 2024 à 7h30. Prise en charge Lille-Loos-Sequedin et Lille-Annœullin pour une présentation au TJ Dunkerque. Sur les réquisitions, il était indiqué 10h d’audience prévue. Les magistrats n’ont pris en compte ni le temps de prise en charge, ni le temps de route, ni les aléas des missions. Cette audience aurait dû être prévue sur deux jours.
La fatigue engendrée par de tels horaires et la durée du temps de travail n’ont pas été pris en compte. Un accident aurait pu être provoqué lors de la mission ou sur le retour des agents chez eux.
FO Justice constate que le soutien affiché envers les agents après les tragiques attaques a vite disparu et que rien n’est fait pour faciliter leur travail.
Mercredi 10 juillet 2024 :
Vers 20h05, les collègues du PREJ de Lille en mission bus d’après-midi, ont été attaqués par des projections non identifiées, impactant le pare-brise côté passager du véhicule Kangoo sur la A25, au niveau du pont du Lycée Baggio. Heureusement, personne n’a été blessé par les éclats de verre. Une demande de retrait de la sérigraphie avait été faite sans succès, après un incident similaire il y a quelques années. Malgré des consignes claires concernant le retrait des sérigraphies des véhicules, rien n’a été fait jusqu’à présent.
Pendant ce temps, les autres DISP avancent sur la mise en œuvre du protocole d’accord national, tandis que notre directrice des missions extérieures est aux abonnés absents. Elle a certainement mieux à faire à la veille des cérémonies du 14 juillet, qui semblent être sa priorité…
Résultat : les déflocages de véhicules n’ont pas débuté, les nouveaux holsters ainsi que les gilets tactiques ne sont même pas encore commandés.
Autant dire que nous ne sommes pas près de faire les formations d’adaptation de ces nouveaux moyens matériels. L’inaction de nos dirigeants est inquiétante et surtout inacceptable pour les personnels pénitentiaires. La sécurité doit être notre seule et unique priorité.