Chers collègues,
Entre les murs du foyer de Nice, nous ne faisons pas dans la demi-mesure. Ici, tout est pensé pour repousser les limites du supportable, tant pour les professionnels que pour les jeunes accueillis.
Si vous êtes fans de chaos organisé, d’insécurité quotidienne et de management au doigt mouillé, ce foyer est votre paradis !
Un management exemplaire… dans la dérive !
Pourquoi se contenter d’une gestion ordonnée quand on peut tout chambouler à la dernière minute ? Les emplois du temps ? Un casse-tête constant, revisité quotidiennement, souvent la veille pour le lendemain. Les concernés ? Ils apprendront à s’adapter, après tout, la surprise est la clé de la résilience. Éducateurs après une nuit blanche, apprentis seuls au front : l’improvisation est devenue notre marque de fabrique. Vie privée ? Oubliez. Ici, c’est “disponibilité totale ou rien”.
Une enquête administrative détournée… et inquisitrice !
Cerise sur le gâteau : l’enquête administrative censée porter sur un fait isolé concernant une professionnelle s’est transformée en contrôle général inquisitoire sur l’ensemble des agents. Les questionnaires envoyés par la DT 06 sont orientés, intrusifs et détournent totalement l’objet initial. Cette méthode, loin de clarifier la situation, ressemble davantage à une tentative de museler la fronde, qui dénonce depuis plus d’un an une véritable maltraitance institutionnelle. Un moyen détourné, mais évident, de dissuader toute critique et d’étouffer les voix qui s’élèvent contre cette gestion catastrophique.
Une enquête administrative qui semble servir à tout, sauf à établir la vérité. À la recherche de coupables à tout prix, les agents sont invités à jouer au jeu de la délation. “Balance tes collègues”, un slogan qui résume parfaitement la philosophie actuelle.
Une médecine du travail méprisée.
Et pourquoi s’arrêter là ? Les recommandations du médecin de prévention sont ignorées substituées à des méthodes d’intimidations poussant les agents à s’arrêter. La priorité ?
Maintenir un semblant de contrôle, quel qu’en soit le coût humain.Diviser pour mieux régner : la grande stratégie.
La direction persiste dans son entêtement, s’enferme dans son jusqu’au-boutisme, et joue la carte du “diviser pour mieux régner”. Résultat ? Une structure à bout de souffle, des équipes épuisées, et une situation de blocage total.
Une gouvernance à la dérive : qui pilote l’UEHC ?
La gestion de l’UEHC ressemble à une véritable valse : des contractuels inexpérimentés se succèdent à la tête de l’unité, sans direction claire ni continuité. La directrice, novice et bornée, semble fuir les jeunes tout autant que la gestion quotidienne de son établissement. Résultat ? Un tutorat forcé et improvisé par la DT, dans une gouvernance confuse où personne ne sait vraiment qui commande.
Pour ne rien arranger, le Directeur Territorial Adjoint est déjà en partance, un an après sa prise de poste. Un turnover constant, des décisions incohérentes et une fuite des responsabilités voilà ce qui définit aujourd’hui l’encadrement du foyer.
Une direction territoriale à la hauteur… de la confusion générale.
Malgré les nombreuses audiences avec la DT, aucune avancée concrète n’a été obtenue. Comme si cela ne suffisait pas, la DT valide des choix incompréhensibles, comme autoriser deux cadres à prendre congé simultanément dans une structure à l’agonie. Enfin, face à toutes les alertes de notre syndicat, la DT persiste dans sa sourde indifférence, laissant les équipes sombrer davantage chaque jour et minimisant les dysfonctionnements auprès de sa hiérarchie.
La sécurité, ce concept dépassé.
Des incidents graves, parfois armés, se multiplient, mais rassurez-vous : aucune leçon n’en est tirée. Si les professionnels parviennent miraculeusement à éviter des drames, c’est uniquement grâce à leur savoir-faire et leur courage. La hiérarchie, elle, préfère fermer les yeux, couper son téléphone à partir de 18h et croiser les doigts : après tout, tant que le pire est évité de justesse, pourquoi s’inquiéter ?
Notre syndicat agit pour stopper ce chaos
Face à ce désastre, FO Justice PJJ Sud-Est demande une audience urgente avec la Directrice Interrégionale Sud-Est. Il est impératif de mettre un terme à ce chaos avant qu’un drame ne survienne. Nous exigeons des réponses claires, des mesures immédiates et un engagement réel pour rétablir des conditions de travail dignes et sécurisées, tant pour les professionnels que pour les jeunes.