Épuisement général, gestion aux abois, danger pour les agents et les jeunes : ÇA SUFFIT !
L’heure est d’une gravité sans précédent. Partout sur notre territoire, et particulièrement à l’UEHC de Martigues, l’équipe éducative est à bout de souffle, usée par un système à la dérive. Face au mépris institutionnel, à l’incompétence et aux pressions constantes, nous disons STOP.
► L’UEHC de Martigues coule À Martigues, le quotidien n’est plus de l’éducatif, c’est de la survie.
• Arrêts maladie en cascade : Conséquence directe du surmenage et d’un management destructeur. Depuis plusieurs mois l’équipe de l’UEHC de Martigues crie à l’aide concernant ses conditions de travail et son manque de considération quant aux décisions prises pour certains des jeunes : Demandes de mainlevée forcées ; Accueils imposés en week-end avec des stratégies territoriales très peu éthiques « prenez ce jeune et demandez la mainlevée lundi » ; Mise en danger de l’équipe et des jeunes faute de réaction et de décision des cadres, suite au vol d’un trousseau de clefs ; Déploiement des UJPE sans prise en compte des besoins de l’équipe, comme le remaniement structurel du pole hébergement. L’équipe se sent laissée pour compte et épuisée de se battre contre sa propre direction et administration.
• Un Responsable d’Unité dépassé : Laissé sans repère, incapable de guider les équipes, de prendre des décisions, et semble uniquement occuper un poste de missionné « pour la transition UJPE ».
• “Empilement” des jeunes : Le foyer est devenu une zone de stockage, sans aucune logique éducative ni projet cohérent. Défaut de surveillance faute de moyens ; Des passages à l’acte et des mises en danger sans réponse institutionnelle ; Une impossibilité de soigner les jeunes sans document de santé car refus d’avance de frais par l’administration ; Empilement des jeunes dans des chambres non conformes aux normes sécuritaires et suite à des travaux de rénovation bâclés. Manque de nourriture, les jeunes crient famine et personne ne les entend !
• Dysfonctionnements et désorganisation : Des fiches de postes dévoyées, des difficultés RH majeures laissées sans réponse, et une ambiance de travail devenue d’une lourdeur insupportable. Un foyer plein à craquer ; Chaque jeune fugueur est directement remplacé et chaque chambre inoccupée, même une nuit, doit être investie par un accueil relais … Voilà la politique de placement menée par la DT 13 ! Un budget cuisine inadapté au taux de présence des jeunes ; L’équipe éducative doit pallier des défaillances comme la gestion des repas les soirs, les tâches administratives relevant de l’AA, présente à mi-temps, les communications avec les MO et les magistrats sans réel soutien de la direction, tout cela devant des jeunes bien présents et demandeurs de plus d’attention et de surveillance.
Cette cascade de défaillances se répercute directement sur les jeunes bien que la DT 13 se targue d’être préoccupée par leur intérêt !
L’équipe éducative dit STOP à la maltraitance institutionnelle.
► Le scandale des cafards
La gestion de crise de la Direction Territoriale frôle l’aberration. Pour masquer l’urgence, les jeunes de Martigues ont été transférés dans des chambres de l’UEHC des Chutes-Lavie pourtant initialement fermées pour traitement contre les cafards !
Résultat prévisible : Propagation de l’infestation. Aujourd’hui, l’UEHC des Chutes-Lavie craque elle aussi sous le poids de cette gestion d’amateurs.
En effet, l’unité porte elle aussi depuis plusieurs mois son lot de défaillances : Présence d’un réseau de prostitution aux abords du foyer ; Des individus non-identifiés viennent récupérer des jeunes filles devant l’UEHC. Ces dernières ont été menacées et ont fait l’objet de mesures d’éloignement, devant l’impuissance de l’équipe éducative et le silence des autorités compétentes. Une impuissance aussi constatée face au placement depuis 18 mois d’un jeune garçon avec divers troubles d’ordre psychologique voire psychiatrique. L’équipe ne cesse d’alerter sur les multiples mises en danger de ce mineur … toujours sans solution ni soutien de l’administration.
Comme tous les hébergements du territoire des Bouches-du-Rhône, l’UEHC des Chutes-Lavie subit également des stratégies de placement dénuées d’éthique, avec des accueils relais initialement prévus pour 4 à 5 jours, et se retrouve en possession d’OPP de 6 mois à l’arrivée des mineurs sur la structure.
Sous prétexte de l’accueil inconditionnel et de l’adaptabilité, l’institution ne recule devant rien pour maltraiter ses agents !
► Les cadres fantômes !
Au QM de Luynes, l’équipe est en totale autonomie. Aucun cadre n’est présent depuis des mois. Cette situation laisse bien entendu place à des dérives, des chefs improvisés, des agressions entre agents, des maltraitances caractérisées sans que qui que ce soit ne prenne ses responsabilités.
► Management par la terreur et la censure
La Direction Territoriale (DT) des Bouches-du-Rhône s’illustre par une méthode managériale devenue sa marque de fabrique : la pression, l’agressivité et la communication inadaptée.
• Le cas de l’UEMO de La Joliette : Une cadre courageuse tire la sonnette d’alarme ? Au lieu d’être écoutée, elle est bannie et écartée par la DT… avant que l’histoire ne prouve, trop tard, qu’elle avait totalement raison.
C’est le règne de la punition pour quiconque ose dire la vérité.
Pour toutes ces raisons, FO Justice PJJ dépose Un PRÉAVIS DE GRÈVE à compter du mardi 26 mai 2026 à 7h
illimité sur l’ensemble du territoire de la DIR Sud-EST.
1. Le départ immédiat des cadres de la Direction Territoriale dont l’incompétence et l’agressivité détruisent la santé des agents.
2. Un plan d’urgence RH pour l’UEHC de Martigues : remplacement de tous les personnels arrêtés et respect strict des fiches de postes.
3. L’arrêt immédiat du surpeuplement et de l’accueil de jeunes sans projet éducatif structuré.
4. Une prise en charge sanitaire digne et professionnelle pour les jeunes (soins et nourriture adaptée) et les locaux (Martigues et Chutes-Lavie) pour éradiquer l’insalubrité.
5. La réhabilitation institutionnelle des personnels injustement sanctionnés ou écartés pour avoir alerté la hiérarchie.
Éducateurs, administratifs, adjoints techniques, cadres lucides : TOUS ENSEMBLE !!!
Nous invitons chaque agent qui se sent concerné ou victime de maltraitance à rejoindre le mouvement !
On ne peut plus soigner des jeunes si l’institution nous rend malades. La Direction Territoriale doit assumer sa responsabilité dans le naufrage actuel.