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Flash-inFO CPIP : BONNE NOUVELLE ?!?

Le Chef de Cabinet du Garde des Sceaux a informé ce jour FO JUSTICE d’une augmentation mensuelle de l’IFSE à compter de septembre 2022 pour les CPIP à hauteur de :

– 200€ net pour les CPIP de classe normale

– 220€ net pour les CPIP de classe exceptionnelle

Cette « agréable surprise » a pour but de compenser la perte de l’arbitrage de notre Ministère, nous excluant du bénéfice du complément de traitement indiciaire (CTI) de 183€ net qui avait été annoncé par l’ancien gouvernement, lors de la conférence des métiers de l’accompagnement du social et médico- social de février 2022.

ATTENTION : cette augmentation ne sera possible que sous réserve du vote du prochain PLF (projet loi finance)

Nous ne manquerons pas de vous faire un retour plus précis sur cette augmentation, dès lors que nous aurons plus d’éléments concernant les contours de cette dernière.

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CPIP : L’équipe tire la sonnette d’alarme au SPIP du CP Riom !

FO Justice CPIP tient à mettre en lumière les conditions d’exercice des agents du SPIP de RIOM. Les collègues exerçant sur le centre pénitentiaire souhaitent faire entendre leur désespoir face à une situation devenue invivable.

En effet, loin de vouloir incriminer la détention ou tout autre service déjà en difficulté, ils souhaitent faire entendre leurs voix afin que soit trouvé rapidement et en concertation des solutions à une situation enkystée qui a épuisé professionnellement l’équipe en place.

FO Justice CPIP se fait le porte-parole de ces agents qui souhaitent pouvoir exercer leur métier et seulement leur métier dans des conditions dignes :

PETIT RAPPEL DU CONTEXTE :

Le SPIP est composé théoriquement de 2 personnels administratifs, 9 CPIP, 1 DPIP, une assistante sociale et d’une coordinatrice d’activités.

L’établissement : le CP de Riom est un établissement ciblé ERA (Etablissement à Réinsertion Active) qui comprend plusieurs quartiers. On dénombre au 1er juillet 2022, 602 détenus pour 568 places, répartis en 7 quartiers. Ces différents quartiers impliquent une multiplication des instances administratives et judiciaires (Commissions d’application des peines, Commission pluridisciplinaire unique, Commissions de régulation…)

L’équipe du SPIP du CP de Riom via FO Justice CPIP tient à alerter quant à l’insécurité professionnelle et les risques psychosociaux qui en découlent.

CONSTAT EST FAIT D’UN NOMBRE INSUFFISANT DE POSTES DÈS L’OUVERTURE DU CP.

Les agents ont depuis longtemps alerté la direction et les instances sur le manque d’agent pour mener à bien les missions confiées au service. En effet, les exigences d’un établissement ERA en termes de labellisation (processus entrant, sortant), d’évaluation, de prise en charge individuelle et collective nécessitent que le SPIP ait les moyens de remplir ses missions. Et ce d’autant plus que l’établissement présente la spécificité d’une maison d’arrêt à régime dit adapté (type « respecto ») et d’un centre de détention fléché « AICS » (Auteurs d’Infractions à Caractère Sexuel).

Lors du retour sur expérience au CP de Riom des 26 et 27 septembre 2016 suite à l’ouverture du CP, il avait déjà été préconisé la création de 2 postes supplémentaires de CPIP pour porter à 10 postes l’équipe du milieu fermé et permettre d’atteindre les objectifs déclinés à l’ouverture du nouvel établissement.

Un rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, qui a visité le SPIP en juillet 2017, soit un peu plus d’un an après l’ouverture du CP, constatait déjà les insuffisances du service et recueillait la parole du SPIP ainsi (page 115 du rapport) «L’ensemble de l’équipe considérait cependant exercer en mode dégradé depuis l’ouverture de l’établissement, au regard d’un projet de service ambitieux » « La directrice interdépartementale estime à dix conseillers l’effectif nécessaire pour remplir les missions du SPIP »

Une recommandation du CGLPL avait été ainsi formulée « Les missions des CPIP doivent être repensées afin d’assurer un accompagnement plus soutenu des personnes détenues à travers des interventions individuelles et collectives.

Des moyens humains doivent être alloués en conséquence »

Le constat est donc sans appel, en 2022, avec 9 postes de CPIP quand le SPIP n’est pas impacté par des arrêts de travail, dont 3 CPIP à temps partiel, soit 8,4 ETP, le SPIP de Riom ne peut exercer ses missions correctement dans ces conditions, ce qu’a souligné également la nouvelle équipe de JAP lors d’une réunion du 24 janvier 2022, s’étonnant de l’absence de projets de sortie suffisamment construits.

Enfin, un rapport de la mission de contrôle interne effectué dans le cadre de la prise de fonction de Mme DEMMER, nouvelle DFSPIP, en date du 2 décembre 2021, a bien souligné l’insécurité ressentie par les membres de l’équipe du SPIP. Alors qu’en page 63 « La DFSPIP exprime le souhait d’associer les représentants du personnel au projet de service », l’annonce d’une volonté de réorganisation du service le 13 juin dernier, sans concertation préalable montre que cette question n’était pas ou plus d’actualité. Le rapport note pourtant page 81 « La santé sécurité au travail constitue une priorité d’action pour la nouvelle DFSPIP, eu égard au faible taux de conformité sur ce chapitre (22%).

UNE SITUATION DE NOUVEAU EXTRÊMEMENT DIFFICILE :

Récemment, le SPIP a connu une nouvelle situation de crise avec jusqu’à 4 personnels en arrêt maladie simultanément (1 PA, 2 CPIP, 1 ASS). Même quand la directrice était informée de manière anticipée d’un arrêt de travail, aucune décision n’a été prise pour réorganiser le travail des agents compte tenu de la nouvelle charge à venir. Ce sont les agents eux-mêmes qui ont dû demander la réaffectation des dossiers des collègues absents et la mise en place d’un mode « dégradé » qui d’ailleurs était discutable sur le fond car reprenant des taches que les CPIP ne doivent pas effectuer.

Les agents du SPIP sont toujours en attente d’un soutien et de solutions concertées de la part de leur direction face à ces difficultés :

  • En mars 2022 était annoncé l’ouverture d’un poste de contractuel pour une durée de 6 mois. 3 mois plus tard, aucun contractuel n’a été recruté, ce qui ne peut qu’interroger l’équipe car les précédents postes de contractuels ont toujours été pourvus. Est-ce que ce recrutement est une priorité pour la direction ?
  • L’intervention du CPIP placé ou la mise à disposition d’un CPIP du milieu ouvert ont été refusés par la direction. Certes imparfaites, ces solutions auraient pu néanmoins permettre à l’équipe de retrouver un certain équilibre.
  • Un mode dégradé a été mis en place et brutalement arrêté à partir du 17 juin, alors même qu’un bilan devait en être dressé et que l’équipe est toujours dans une situation de crise.
  • Les agents de la maison d’arrêt se retrouvent avec des effectifs extrêmement élevés : plus de 100 mesures pour une CPIP, des temps partiels non respectés…
  • Chaque mois, les agents du SPIP travaillent au-delà des horaires prévus, générant ainsi de nombreuses heures écrêtées pour lesquelles aucun bilan ni retour n’a été fait.

Les agents du SPIP ont l’impression de subir de la part de leur direction des décisions aléatoires, changeantes, arbitraires, sans concertations avec l’équipe ce qui entraine un fort sentiment d’insécurité et de découragement. Pour exemple de ces décisions arbitraires, il a été renvoyé à l’équipe à plusieurs reprises (septembre 2021, décembre 2021, mars 2022) le refus de la direction de réfléchir à l’organisation du service avant un bilan à la fin de l’année 2022. Une nouvelle intervention de la MCI a été annoncée pour le 12 juillet 2022 comme un préalable à une réflexion sur les «difficultés structurelles». Or, sans aucun préavis, le 13 juin 2022, la DPIP, annonçait que la direction du SPIP avait décidé de modifier l’organisation et de remettre en question la sectorisation du service, avec effet immédiat.

L’équipe a dû s’opposer à cette décision, dans l’intérêt des agents mais surtout des usagers contraints du service public, pour qu’une réflexion d’équipe soit menée avant toute décision.

Ce mal-être professionnel ne semble pas être perçu par la direction qui aurait pu pourtant s’alerter sur le fait que sur les 9 CPIP de l’équipe, 6 ont demandé leur mutation au SPIP milieu ouvert de Clermont-Ferrand à la CAP 2022.

POUR RÉSUMER :

Dès l’ouverture du CP, le nombre d’agents au SPIP n’a jamais été suffisant pour répondre aux exigences du projet de service, encore moins du RPO (Référentiel des Pratiques Opérationnelles). Le service connait des difficultés RH perpétuelles, le travail est fait constamment à flux tendu ce qui entraine des situations critiques à chaque absence prolongée. Le résultat est un épuisement général des agents.

EN CONCLUSION :

La circulaire du secrétariat général du 10 Juin 2014 rappelle qu’aux termes de l’article 2- 1 du décret du 28 Mai 1982, « les chefs de service sont chargés, dans la limite de leurs attributions et dans le cadre des délégations qui leur sont consenties, de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité. »

Nous sommes loin des règles européennes de la probation édictées par le Conseil de l’Europe qui annoncent pour mémoire que : « La structure, le statut et les ressources des services de probation doivent correspondre au volume des tâches et des responsabilités qui leur sont confiées et doivent refléter l’importance du service public qu’ils assurent » (REP n°18). « Les effectifs des services de probation doivent être suffisants pour qu’ils puissent assurer pleinement leur mission. Le nombre de dossiers que chaque agent a à traiter doit lui permettre de surveiller, guider et assister efficacement les auteurs d’infraction, de manière humaine et, si cela est approprié, de travailler avec leur famille et, le cas échéant, les victimes. Si la demande est excessive, il est de la responsabilité de la direction de chercher des solutions et d’indiquer au personnel les tâches prioritaires » (REP n°29)

Aussi FO Justice CPIP appelle la direction du SPIP de RIOM à se saisir de cette ultime demande des CPIP. Il est essentiel que le dialogue s’instaure de manière constructive. L’équipe attend un RÉEL échange avec la direction si besoin sur d’autres modalités d’organisation, mais avant toute chose que la question RH soit tranchée avec dans un premier temps une alerte à la Direction interrégionale pour qu’a minima soit proposé le poste laissé vacant à l’issue de la campagne de mobilité aux sortants d’école.

FO Justice CPIP soutient les collègues dans leur volonté de voir s’améliorer les conditions d’exercice actuelles au SPIP de RIOM et appelle à être force de proposition envers la direction pour établir un dialogue payant qui permettra de concilier missions et épanouissement professionnel de chacun. Dans cette attente, l’équipe espère la restauration d’un réel mode dégradé qui permette à chacun de travailler le plus sereinement possible et en toute sécurité professionnelle.

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SPIP de Toulouse : Du SPIP 31 au STYX 31. Du mythe à l’enfer des bracelets électroniques.

Du bracelet obligé ….

La surpopulation carcérale et son coût, les effets contre-productifs de l’incarcération, l’inexécution de certaines peines ont conduit le législateur à mettre en avant le bracelet comme une alternative devant faire sens,

… Au bracelet à foison

Pour des aménagements ab initio, dans le cadre du 723-15, des LSC sous DDSE, des assignations à résidence sous surveillance électronique, des PSEM, des BAR,…

Mais voilà, la réalité c’est qu’à Toulouse, Hercule s’épuise !

Un bracelet aux Danaïdes… Rien ne sert de vider Seysses si on ne donne pas au Milieu

Ouvert les moyens de faire face à ce flux sans trêve. En effet, au 20 juin 2022

3997 personnes sont prises en charge par le MO de TOULOUSE !

Un bracelet à Sisyphe… Malgré nos efforts et ce, depuis de nombreuses années, nous sommes tous las, éreintés, épuisés par ce rocher qui ne cesse de grossir

436 bracelets en avril, 543 en juin 2022

Du 10 au 16 juin : 81 modifications horaires réalisées

Malgré nos suppliques, nous sommes aujourd’hui médusés par ce manque constant de personnel qu’il soit administratif (seulement 3 au secrétariat judiciaire), d’insertion et de probation (36 conseillers à ce jour) ou qu’il s’agisse d’agent de pose (à peine 4 pour tout le SPIP 31) !

Nous sommes médusés d’être le Cerbère de cet enfer !

Prométhée-nous des postes, Nom de Zeus !!!

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CPIP Cherbourg : Les exclus de la loi SEGUR. La prime CTI pour tous

CTI pour les personnels en SPIP : Au début, il n’y avait RIEN…

En ce début juin, il n’y a toujours presque RIEN…

Si le décret relatif à la création du Complément de Traitement Indiciaire de la filière socio-éducative de la Fonction Publique (CTI) intègre désormais les SPIP, une partie seulement des personnels (ASS et psychologues) est incluse. C’est beaucoup trop peu ! Si une mesure compensatoire pour les CPIP est évoquée par la DAP, elle demeure infondée et laisse encore trop de personnels sans reconnaissance, ni valorisation de leur contribution quotidienne à l’accompagnement socio-éducatif.

Les organisations syndicales ont rappelé fermement que le CTI était un « dû » aux personnels des SPIP et qu’une mesure compensatoire ne légitimerait aucune contrepartie notamment aucune évolution sur les missions des personnels.

Devant la réponse du cabinet, il nous faudra être très vigilants sur ce point !

Trop de personnels restent écartés de la valorisation promise. Les éducateurs et éducatrices spécialisé.e.s des binômes de soutien radicalisation ont été oublié.e.s par leur propre administration malgré nos revendications en ce sens. Sur cette question, là encore le cabinet est resté flou sur les suites qu’ils y donneront.

Les personnels administratifs payés au niveau du SMIC et injustement floués au niveau de leurs primes, les agent.e.s chargées de la surveillance électronique, les DPIP, les coordinateurs et coordinatrices des activités culturelles n’ont pas obtenu le CTI et ne se voient proposer aucune compensation.

Les syndicats n’acceptent pas de voir nos missions divisées entre celles et ceux qui auraient une tâche reconnue et valorisée et les autres, condamné.e.s à sombrer inexorablement dans l’absence de recon- naissance de leur action. La dignité et la valorisation de nos métiers passe par la reconnaissance de tous ses acteurs et actrices.

Le CTI doit bénéficier à tous les personnels des SPIP sans exception !

Nos services ont bien une mission de prise en charge de publics en difficulté et/ou difficiles. L’accompagnement socio-éducatif et social des publics est bien le coeur de nos métiers, la probation en étant l’une des facettes et les connaissances en criminologie l’un des moyens.

C’est l’ensemble des agents de nos services qui contribuent activement à ces missions, c’est donc l’ensemble des personnels qui relèvent de la revalorisation de 183 euros promise par M. le 1er Ministre le 18 février dernier.

Il est temps d’enfoncer le clou et d’aller chercher pour toutes et tous des mesures indemnitaires à la hauteur des promesses faites.

Après la publication du décret, l’Administration Pénitentiaire, la Fonction Publique, le Ministère et Matignon aimeraient pouvoir nous oublier à nouveau. Fermez le ban, n’en parlons plus !

Il ne tient qu’à nous de faire entendre à tous les niveaux de l’Etat l’importance de nos services, l’utilité de notre travail, le besoin de dignité et de moyens à la hauteur de nos missions et des besoins de nos publics !

Au national, les instances syndicales appellent, dans tous les services, les personnels des SPIP à une journée de mobilisation le jeudi 23 juin, organisation d’une journée SPIP mort…

Le syndicat FO Local de la MA de CHERBOURG, les personnels CPIP et adjoints administratifs de l’antenne de CHERBOURG annoncent qu’ils participeront à cette journée de mobilisation avec les ac- tions suivantes :

– Pas de convocations sauf les RDV BEX.

– Filtrage au niveau des appels téléphoniques (prise en compte de la notion de Service Public avec réponses différées quand cela est possible).

– Pas de réponses aux mails sauf urgences.

– Pas de rapports transmis (sauf urgences ou réquisitions formelles).

– Pas de participation aux réunions (sauf urgences ou réquisitions formelles).

– Les alarmes DDSE et modifications urgentes seront quant à elles traitées.

Ce que 1er Ministre promet, le 1er ministre doit faire !

La parole vaut l’Homme !

Ce que Jean CASTEX a promis, Elisabeth BORNE doit le faire !

Mobilisons-nous pour obtenir le CTI de 183 euros

pour l’ensemble des personnels en SPIP !

Le 23 juin, rappelons-nous à leur bon souvenir !

Le 23 juin, rappelons-les à leurs engagements !

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CPIP : Pôle Interrégional de Formation Antilles Guyane

FO Justice CPIP alerte la Directrice Interrégionale de la MSPOM quant aux dysfonctionnements majeurs du Pôle interrégional de Formation Antilles Guyane.

Nous avons pu échanger avec les collègues présents sur le site et sommes atterrés de constater la situation actuelle :

Si, depuis 2016, le Chef de Pôle a alerté la direction interrégionale des services pénitentiaires concernant la dégradation des conditions de travail, la surcharge d’activité et l’ambiance délétère que toutes ces problématiques engendrent ; force est de constater, que ces cris d’alerte n’ont pas été entendus.

FO Justice CPIP dénonce une politique de l’autruche et lève le voile sur l’épuisement professionnel de l’équipe du pôle interrégional de Formation Antilles Guyane.

La démission d’une responsable de formation, les demandes de ruptures conventionnelles, les arrêts maladies devraient pourtant alerter la Direction Interrégionale de la MSPOM !

Le processus de formation est mis à mal, les personnels chargés de gérer ce pôle et les agents sur le terrain ne devraient pas subir de telles conditions de travail.

Les postes de Formateur vacants sur le CP de Baie Mahault, sur le Siège PIFAG au CP de Ducos et sur la MA de Basse Terre induisent des situations contraires à la loi. Pour exemple, les agents du CP de Baie-Mahault, n’ont plus accès aux formations pourtant obligatoires selon la circulaire du 22 novembre 2018. Nous alertons également sur la situation du CP de Guyane pour lequel, au premier semestre, le formateur qui assure l’intérim sera en cessation d’activité. FO Justice PA, dans son désir de voir les organigrammes de référence s’établir, sollicite donc la création d’un poste de personnel administratif, indispensable au bon fonctionnement du pôle de Formation Antilles Guyane.

L’heure n’est plus à la mise en place « à tout prix » de politiques pénitentiaires, de programmes collectifs ou de références thématiques au détriment des ressources humaines.

Des décisions doivent être prises par la Direction interrégionale des services pénitentiaire au plus vite !

La situation actuelle doit cesser IMMEDIATEMENT et la MSPOM doit jouer son rôle de soutien en réactualisant les fiches de postes, conformément aux fiches métiers de RF et au fonctionnement des pôles nationaux.

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Compte-rendu des visites de SPIP DISP de Lyon : Du mardi 19 au vendredi 22 avril 2022.

Le présent compte-rendu a été rédigé à la suite de nos constatations faites pendant notre visite et aux propos recueillis par FO Justice CPIP auprès des collègues rencontrés.

SPIP MO de Moulins-sur-Allier

Lors de notre visite au SPIP de Moulins-sur-Allier, FO Justice CPIP a constaté des conditions matérielles d’un autre temps :des locaux inadaptés à la prise en charge des PPSMJ et qui ne répondent pas aux normes d’accessibilité pour les personnes handicapés (agent et/ou usager du service public).

De plus, l’entrée du SPIP n’est pas sécurisée, nous avons observé l’absence de SAS et de caméras.

Les collègues CPIP reçoivent les probationnaires en audience dans leurs bureaux personnels du fait de l’absence de box d’entretien.

FO Justice CPIP s’interroge également sur la pertinence de positionner 1 seul agent à l’accueil. Qui le remplace lorsqu’il est en congé ?

FO Justice CPIP constate et alerte quant au manque de personnel aux accueils de la plupart des SPIP situés dans des villes moyennes.

Nous rappelons l’importance du premier accueil à l’ère de la mise en œuvre du RPO 1.

Enfin, nous tenons à mettre en lumière quant à la situation des ASE qui ont en charge 104 DDSE, 2 BAR un ARSE et 1 PSEM sur un vaste territoire rural et dépendant de 3 juridictions.

A cela s’ajoute les astreintes qu’ils doivent effectuer avec leurs 2 autres collègues sur 3 départements (Puy -de-Dôme, Cantal, Allier).

FO Justice CPIP tient à rappeler que le nombre de placés n’est pas révélateur de la difficulté du travail des collègues ASE.

En effet, la géographie du territoire (étendue et présence de zones blanches) et le flux des placements inhérent à de courtes mesures doit être pris en compte pour avoir une vision réaliste du travail à accomplir.

SPIP de Clermont-Ferrand

Les collègues CPIP du SPIP de Clermont-Ferrand font face a un nombre de dossiers élevé (100 mesures pour ceux en charge du pôle secteur et 80 pour ceux sur le pôle écrou), loin des préconisations de la DAP, soit 60 suivis par CPIP, dans le cadre des organigrammes de référence.

FO Justice CPIP a pu constater que si les conditions matérielles de travail semblent correctes, les locaux sont bien trop petits pour accueillir tout le personnel.

Aussi un projet de déménagement du SPIP vers la cité administrative est en cours. Les travaux devraient débuter pour une date de livraison fixée à ce jour pour le mois de février 2023.

Les collègues nous ont fait part de leurs appréhensions légitimes quant à ce projet.

En effet, il semble que si à ce jour, le SPIP est situé dans un secteur de la ville où il est aisé de se garer gratuitement, le nouvel emplacement n’offrira pas cette possibilité.

FO Justice CPIP tient à rappeler que ce paramètre est à prendre en considération dans un contexte d’éloignement géographique du lieu de résidence des agents dans un territoire rural .

Aussi, nous demandons à ce que le nécessaire soit fait afin d’obtenir des places de parking supplémentaires sur le futur site.

Le SPIP de Clermont-Ferrand souffre de plusieurs problématiques :

-Tout d’abord, l’absence de psychologue analyse des pratiques.

En effet, le poste n’est pas pourvu depuis plusieurs mois alors même que sa présence est requise dans le cadre des RPO1, les CPI se tiennent donc sans sa présence.

FO Justice CPIP déplore ce constat et incite la direction interrégionale des services pénitentiaires à se mobiliser et à tirer les conclusions qu’impliquent cet état de fait.

-En second lieu, FO Justice CPIP rappelle le rôle fédérateur que doit endosser la direction du service pour favoriser un travail en collaboration avec l’autorité mandante et cela en dépassant les éventuels points d’opposition.

-Pour finir, les collègues nous ont indiqué leur volonté de mieux connaître leurs homologues du MF à Riom.

Empathiques, ils nous ont alerté sur la situation de souffrance au travail que subissent les agents du SPIP de Riom que nous avons pu rencontrer dès le lendemain.

FO Justice CPIP tient a faire entendre l’appel au soutien de certains collègues du MO envers ceux du MF et préconise que soit instauré des journées de cohésion collective afin que les liens puissent être conservés et/ou créés entre ces deux antennes.

SPIP Riom

FO Justice CPIP alerte la direction du SPIP et la direction interrégionale des services pénitentiaires de Lyon sur la situation des agents affectés au SPIP de Riom.

Nous avons pu rencontrer les collègues présents sur le site et avons été touchés par leur professionnalisme et atterrés de constater cette situation.

Les collègues CPIP se retrouvent à faire de nombreuses tâches indues, chronophages et épuisantes.

Animés par leur sens du professionnalisme, ils acceptent jusqu’à ce jour d’effectuer un nombre hallucinant de tâches en dehors de leur champ de compétences.

FO justice CPIP, appelle la direction du SPIP de Riom à faire barrage, de manière ferme, au basculement des actes professionnels indus de la détention vers le SPIP.

L’heure n’est pas à la mise en place de programmes collectifs ou de références thématiques…

La situation actuelle doit cesser. La réaffectation des dossiers des collègues en arrêt doit être anticipée par la direction et non par l’équipe des CPIP, conscients de la dangerosité d’une absence de prise en charge autre que celle de la permanence.

Nous avons conseillé aux CPIP de rédiger un CRP à chaque demande hors de leur champ de compétence et de refuser d’effectuer ces actes qui ne font par partie de leur fiche de poste.

Chaque corps de métier doit prendre ces responsabilités, il n’appartient pas au SPIP déjà en grande difficulté et en surcharge de travail de palier à la désorganisation d’un établissement pénitentiaire.

Le constat est clair : 2 CPIP en arrêt maladie pour burn-out sur une équipe de 9 agents usés par les difficultés quotidiennes auxquelles ils sont confrontées.

SPIP de MF de Lyon-Corbas

FO Justice CPIP a pu rencontrer l’équipe, qui nous a fait part à l’instar du SPIP de Riom de dysfonctionnements entre les différents services dus à une situation RH incompatible avec les actes professionnels que chaque corps de métier doit effectuer.

En effet, de nombreux services de la maison d’arrêt semblent à bout de souffle du fait d’un sous- effectif chronique :

le Greffe, se retrouve dans l’impossibilité de respecter les délais de clôture des rôles de CAP, ils oublient régulièrement le calcul des RPS des détenus…

la régie des comptes, ne transmet pas les informations concernant les modifications de virement des mandats. Les parties civiles ne sont pas enregistrées du fait d’un retard dans les saisies et donc ne sont pas remboursées. Les détenus sortant de détention repartent avec leur pécule y compris les sommes correspondantes au versement volontaire alloué aux victimes etc…

Quand est ce que l’administration pénitentiaire donnera les moyens humains de travailler dans de bonnes conditions ?

FO Justice CPIP alerte sur les conséquences de telles erreurs qui sont commises du fait du manque d’effectif et non du manque de professionnalisme des agents.

Faut-il rappeler la tentative d’évasion ratée qui a pour conséquence de voir nos collègues du SPIP s’adapter à un planning d’accès aux bureaux d’audience ?

Nous interpellons la direction interrégionale des services pénitentiaires de LYON afin de revoir la copie concernant les moyens RH.

Car avec 90 matelas au sol et 3 détenus dans des cellules PMR, 1 seul psychiatre, un sous-effectif chronique, OUI , les conditions d’incarcération et de travail sont indignes.

Il est inadmissible que les agents, tout corps confondu, doivent exercer ainsi leurs métiers.

CPIP Placés sur la DISP de LYON

FO Justice CPIP a rencontré certains collègues CPIP placés de la DISP de Lyon. Ces derniers sont confrontés à de nombreuses problématiques, notre organisation syndicale les accompagne et les soutient dans leurs démarches de faire remonter difficultés auxquelles ils sont confrontées.

En effet, le service RH en charge du traitement de leur demande ne semble pas instaurer un climat bienveillant.

Les collègues sont confrontés à l’absence de réponse à des questions légitimes (surtout lorsqu’il s’agit du 1er poste après sortie de l’ENAP) ou a des réponses dispensées à l’oral hors de tout cadre légal comme pour le refus d’ouverture d’un CET de principe alors même que l’agent était dans son bon droit (situation qui s’est « miraculeusement » résolue sous la pression des collègues plus aguerris ayant connaissance de leurs droits).

La spécificité des CPIP Placés doit être prise en considération, il doit en découler un traitement spécifique de leurs demandes et démarches (traitement qui fonctionne très bien sur certaines DISP).

Il est inadmissible que sous-couvert des risques psychosociaux l’on force certains agents à habiter sur le lieu de mission temporaire à la semaine, qu’on prenne la liberté de ne pas leur rembourser des frais de repas arguant la présence d’une kitchenette dans le logement, qu’on refuse les propositions de logement non conventionné pour envoyer un agent à 40 min de son lieu d’exercice, qu’on lui impose de résider dans un hôtel mal fréquenté…

La cerise sur le gâteau est la mise en place de CHORUS DT.

Aucun CPIP placé n’a été formé, ou n’a même été informé de cette modification en amont, cela complexifie la saisine des remboursements et donc le versement des sommes dues à l’agent.

FO Justice CPIP dénonce ces pratiques et appelle à ce qu’elles cessent dans les plus brefs délais.

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