Ce matin vers 10H30, une fouille ciblée a été ordonnée au niveau du 2 °CD suite à une vidéo postée sur un célèbre réseau social. Les agents ELSP appuyés par les ERIS de Toulouse ont procédé à la fouille d’une cellule occupée par 2 détenus et ont découvert : 2 téléphones de marque Apple, 1 couteau en céramique, 69 grammes de résine de cannabis, 11 grammes de cocaïne et divers objets interdits.
Le résultat de cette fouille démontre à quel point notre détention est gangrénée par des trafics en tout genre. La découverte d’une lame en céramique, peu de temps après qu’un collègue se soit fait lacérer le visage, illustre aussi que nos coursives sont devenues de véritables coupe gorges.
C’est malheureusement le constat que font les agents du CD qui travaillent la plupart du temps en mode dégradé (2 agents par étage pour 3 ailes) et ne peuvent assurer leurs missions correctement malgré leur bonne volonté : le centre de détention est resté, par exemple, en régime fermé tout un week-end faute d’effectif suffisant.
Tant que la situation RH perdurera, ce type de découverte risque de se multiplier, fragilisant encore plus la sécurité déjà dégradée de notre établissement.
Comme dit le proverbe populaire : « Quand le chat n’est pas là, les souris dansent ! »
Le bureau FO CP Perpignan tient à remercier les agents ELSP et les ERIS présent lors de la fouille, ainsi que l’ensemble des agents qui ont permis d’assurer la sécurité durant l’intervention.
FO Justice CPIPtient à rétablir les faits et vous propose un bilan plus en phase avec la réalité, au terme de quatre réunions avec le directeur adjoint de cabinet et le conseiller pénitentiaire du ministre, ainsi que la DGAP et la DACG.
Malgré l’opposition du SNEPAP-FSU à notre présence, notre Organisation Syndicale avait bien toute sa place, en sa qualité de syndicat représentatif pour les SPIP et majoritaire au sein de la DGAP.
D’ailleurs, par respect pour la chronologie des faits, FO Justice CPIPtient à rappeler que c’est, en premier lieu, à la suite de l’appel de notre syndicat que près de 100 agents se sont fortement mobilisés le 17 mars 2026 devant le tribunal judiciaire de Nanterre, alors que l’intersyndicale avait fait le choix d’une mobilisation le même jour, à la suite de notre annonce officielle.
Ce sont donc entre 80 et 100 personnes qui se sont mobilisées à l’appel de l’intersyndicale, près du ministère, selon des sources concordantes présentes.
Ces derniers se félicitent d’ailleurs, dans leurs derniers tracts, de prétendus « succès historiques » et d’avancées majeures. Mais la réalité de ces quatre réunions offre une image bien différente des coulisses du ministère.
➢En effet, beaucoup de temps a été perdu, en grande partie à cause d’approches approximatives et de divergences entre ces mêmes syndicats, bien loin d’une pseudo-unité et des véritables urgences de la profession.
Dès les premiers échanges, FO Justice CPIPs’était pourtant positionnée très clairement en proposant d’évoquer trois axes en particulier :
►La question des moyens ou outils techniques, voire technologiques, pour lutter contre le recel de faux et l’usage de faux, en vue de sécuriser les pratiques des agents ;
►La formation initiale de tous les magistratsen matière d’application des peines et du réseau partenarial institutionnel avec les SPIP ;
►L’établissement de conventions harmoniséesentre les SPIP, les FSI et l’autorité judiciaire, afin de lutter contre ce cloisonnement entre les acteurs judiciaires d’une même chaîne pénale.
Hormis la question des conventions avec les FSI, le directeur adjoint de cabinet du ministre a fait le choix, avec l’aval de l’intersyndicale, d’aborder très largement la question de l’usage de l’article 40 et de la protection fonctionnelle.
➢Le choix de ces axes n’a pas été sans conséquence, avec une perte de temps stérile, ponctuée par une intersyndicale constamment insatisfaite, mais incapable d’envoyer ses demandes de modifications dans les délais requis. En bref, une perte d’heures précieuses d’espérance de vie, au détriment des personnels.
Hélas, le brassage d’air quotidien de l’intersyndicale n’a même pas permis, a minima, de nous rafraîchir lors de deux réunions organisées en pleine canicule.
➢ Heureusement, la présence constante de la DACG lors de ce groupe de travail a permis de rappeler à l’intersyndicale le cadre juridique strict, sans quoi les travaux sur l’article 40 auraient dérivé bien davantage encore.
➢ Enfin, concernant la protection fonctionnelle, brandie comme un trophée par l’intersyndicale, son contenu n’a fait que formaliser un rappel de dispositions qui existaient déjà, notamment dans le PNLV, le Plan national de lutte contre les violences. Il n’y a donc rien de novateur ni de révolutionnaire pour les agents.
Si les axes de travail que nous proposions avaient été entendus, nul doute que les échanges auraient été plus constructifs et davantage tournés vers l’intérêt des personnels exerçant en SPIP.
⇒ FO Justice CPIP préfère dire la vérité : ce groupe de travail et les positions de l’intersyndicale ne permettront pas d’empêcher, à l’avenir, une situation comme celle vécue dans les SPIP 95 et 93.
Plus que jamais, notre Organisation Syndicale est aux côtés des agents, prête à dénoncer et à lutter contre toutes les injustices qui jalonneront leur chemin.
Suite à la découverte d’un couteau en céramique dans une projection, il a été décidé, en urgence, d’organiser une fouille sectorielle afin de garantir la sécurité des personnels et de l’établissement.
Au total, 6 cellules, regroupant 18 personnes détenues, ont été fouillées.
Résultat de cette opération :
• 10 téléphones portables, dont une grande majorité d’iPhone.
• Plusieurs grammes de produits stupéfiants.
• 1 Amazon Fire Stick.
Ces nouvelles découvertes démontrent une fois de plus que les projections continuent d’alimenter les trafics au sein de notre établissement et justifient pleinement la multiplication des opérations de fouille.
Le Bureau Local FO Justice remercie également la direction pour avoir pris rapidement la décision de sécuriser l’établissement et ses personnels à la suite de cette saisie.
Le Bureau Local FO Justice tient à remercier le gradé infra pour la réactivité et l’organisation de cette fouille.
Enfin, Le Bureau Local FO Justiceadresse ses remerciements à l’ensemble des personnels, tous grades confondus, qui ont répondu présents malgré une mobilisation de dernière minute, démontrant une nouvelle fois leur professionnalisme et leur engagement au service de la sécurité.
Le Complément Indemnitaire Annuel (CIA), seconde prime intégrée au RIFSEEP, est censé reconnaître l’engagement professionnel, l’investissement et la manière de servir des agents.
Pourtant, sur le terrain, une question revient avec insistance… où est passée la reconnaissance de l’engagement des ASS ?
L’ENGAGEMENT DES ASS : OUI… MAIS PAS AU DÉTRIMENT…
DE NOTRE SANTÉ ET DE NOTRE RÉMUNÉRATION !
Malgré les postes vacants, les absences non remplacées et une charge de travail toujours plus importante, les ASS ont assuré la continuité du service. Ils ont pris en charge les dossiers de leurs collègues, souvent pendant plusieurs mois, au détriment de leur propre santé.
La logique du RIFSEEP promettait une reconnaissance de l’engagement professionnel. Le résultat est tout autre avec des montants parfois en baisse, des écarts incompréhensibles et une opacité persistante sur les modalités d’attribution du CIA.
LE GRAND MYSTÈRE DES ENVELOPPES BUDGÉTAIRES
► Les ASS sont en droit de s’interroger :
⇒ Pourquoi une telle absence de transparence dans les critères d’attribution ?
⇒ Où sont passés les reliquats budgétaires liés aux postes vacants ou aux absences prolongées ?
⇒ Pourquoi le CIA diminue-t-il alors que la charge de travail explose ?
Le mérite ne peut pas être apprécié « à la tête du client ». Les professionnels du service social méritent des critères objectifs, transparents et équitables.
LA FILIÈRE SOCIALE : TOUJOURS LES OUBLIÉS DU RIFSEEP !
Les ASS ont le sentiment d’être les grands oubliés du RIFSEEP ! Travailler toujours plus pour percevoir parfois moins est incompréhensible. Pendant que les situations sociales deviennent de plus en plus complexes, les moyens de reconnaissance, eux, stagnent.
Sommes-nous une catégorie A au rabais ?
Comment renforcer l’attractivité de notre profession lorsque notre engagement est aussi peu reconnu ?
Mettre les métiers de l’humain en concurrence et individualiser les rémunérations fragilisent les collectifs de travail alors que notre mission repose justement sur la solidarité et la coopération.
L’inégalité professionnelle renforcée avec le RIFSEEP
L’individualisation des primes pénalise de nombreux collègues : agents à temps partiel, personnels assumant des charges familiales, collègues revenant d’un congé maladie…
Et qu’en est-il des contractuels, toujours les grands oubliés du RIFSEEP ?
FO Justice – ASS refuse qu’un dispositif indemnitaire accentue encore davantage les inégalités professionnelles.
N’HESITEZ PAS À DÉPOSER UN RECOURS !
► Si vous estimez que le montant de votre CIA est injustifié ou incompréhensible, n’hésitez pas à exercer un recours.
► FO Justice – ASSpeut vous accompagner dans vos démarches et défendre vos droits.
► FO Justice – ASSEXIGE la transparence totale sur les enveloppes budgétaires du CIA allouées à la filière sociale
► FO Justice – ASSEXIGE une communication claire sur l’utilisation des reliquats budgétaires liées aux postes vacants et aux absences prolongées
► FO Justice – ASSEXIGE une revalorisation significative du CIA, à la hauteur des responsabilités d’une véritable catégorie A
► FO Justice – ASSEXIGE une revalorisation de l’IFSE et du régime indemnitaire de la filière sociale.
LES ASS NE DEMANDENT PAS DE PRIVILÈGES !
ILS DEMANDENT SIMPLEMENT LA RECONNAISSANCE DE LEUR ENGAGEMENT ET LE RESPECT DÛ À LEUR PROFESSION !!!