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Prison de Brest : Combien de Couteaux Faudra-t-il Encore Retrouver Avant d’Agir ?

LA DÉTENTION PREND UNE DANGEREUSE TOURNURE

Une lame de cutter découverte hier… deux couteaux retrouvés aujourd’hui, au bâtiment Nord et au bâtiment Sud.

Plus grave encore, l’un des couteaux retrouvés aujourd’hui proviendrait de la formation cuisine du quartier femmes, où un couteau avait été constaté manquant.

Ce qui devait être une alerte devient une réalité inquiétante : la sécurité en détention se dégrade et les personnels sont exposés.

Les agents ne veulent pas attendre qu’une arme blanche soit utilisée lors d’une agression pour que l’urgence soit enfin reconnue.

La livraison par drone d’objets interdits est devenue un véritable fléau. Chaque livraison qui aboutit fragilise un peu plus la sécurité de l’établissement et fait peser une pression supplémentaire sur les personnels.

La Maison d’Arrêt de Brest ne doit pas devenir un coupe-gorge où les agents prennent leur service avec la crainte permanente de ce qu’ils vont retrouver derrière une porte.

Mais cette situation n’est pas isolée. Elle est le résultat d’un établissement sous tension permanente :

Surpopulation carcérale, sous-effectif chronique, missions toujours plus nombreuses, conditions de travail qui se dégradent : les voyants sont au rouge.

Les personnels ne peuvent plus être la seule réponse aux difficultés d’un système qui arrive à saturation.

Le Bureau FO Justice exige des mesures immédiates :

LA MISE EN PLACE DE FOUILLES SECTORIELLES DE GRANDE AMPLEUR, AFIN DE SÉCURISER L’ÉTABLISSEMENT ET RETROUVER LES OBJETS INTERDITS ENCORE PRÉSENTS ;

UN RENFORCEMENT URGENT DES EFFECTIFS, POUR PERMETTRE AUX PERSONNELS D’ASSURER LEURS MISSIONS DANS DES CONDITIONS DE SÉCURITÉ ACCEPTABLES ;

DES MOYENS TECHNIQUES ADAPTÉS POUR LUTTER CONTRE LES LIVRAISONS PAR DRONE, QUI REPRÉSENTENT UNE MENACE GRANDISSANTE ;

UNE BAISSE DU NOMBRE DE PERSONNES DÉTENUES EN DÉTENTION, AFIN DE RETROUVER DES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE SÉCURITÉ NORMALES ;

L’ARRÊT DE LA FORMATION CUISINE AU QUARTIER FEMMES TANT QU’UN AGENT N’EST PAS AFFECTÉ SPÉCIFIQUEMENT À CE POSTE, AFIN DE GARANTIR UN ENCADREMENT ET UNE SÉCURISATION ADAPTÉS.

Le bureau local FO Justice alerte : la situation ne doit pas attendre le drame pour provoquer une réaction.

Combien de couteaux faudra-t-il encore retrouver ?

Combien d’alertes faudra-t-il encore lancer ?

Faudra-t-il qu’un agent soit victime d’une agression grave pour que des décisions soient enfin prises ?

Le bureau local FO Justice refuse d’attendre l’irréparable.

LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS PÉNITENTIAIRES N’EST PAS NÉGOCIABLE.

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : Lève-toi et Fuis !

Depuis plusieurs jours, la vie au sein de notre établissement est devenue un véritable chemin de croix pour les agents. Pressurés, exténués, poussés au bout de leurs forces physiques et psychologiques, les personnels n’en peuvent plus ! Une chaleur humaine et climatique digne du purgatoire. C’est dans cette atmosphère suffocante que l’on ose nous demander l’impossible, en nous imposant d’effectuer toutes les missions quotidiennes comme si de rien n’était, comme si tout le monde était présent, alors que nous sommes pris au piège d’un mode d’ilotage dégradé.

Avec un effectif réduit à une peau de chagrin , on exige de nous la continuité totale du service. Théoriquement, l’ilotage impose de hiérarchiser, de maintenir le strict minimum vital et de geler le non essentiel. Mais à VLM on refuse de trancher, aucune tache n’est retirée ! C’est une hérésie totale, un mépris flagrant pour notre propre sécurité.

Pour couronner le tout, la gestion des incidents et des mouvements vire au calvaire. Aujourd’hui encore, les agents ont dû endosser leur armure d’intervention. Résultat, plus de 2h30 d’attente interminable , sous une chaleur de plomb, simplement pour le passage d’un détenu au prétoire suivi d’un rendez-vous psy !

Rien n’est fait pour accélérer les procédures, rien n’est pensé pour écourter ces moments et permettre aux collègues de se déséquiper, d’enlever le matériel et de pouvoir enfin souffler. Ce manque d’anticipation et de considération pour la santé des agents est inadmissible.

Devant l’immobilisme général face à cette crise, si rien n’est fait pour réduire drastiquement les taches au minimum et protéger les agents, FO JUSTICE des lors que nous estimerons que la sécurité des agents n’est plus garantie, nous n’hésiterons pas à donner des directives claires pour suspendre les mouvements et activités non sécurisés et exiger l’arrêt de toute tache non essentielle.

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