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Prison d’Avignon-le-Pontet : Déclaration liminaire CSA du jeudi 25 juin 2026

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les membres du Comité Social d’Administration (CSA),

FO Justice ALERTE !!!

Encore cet été, et malgré les relances répétées des représentants du personnel, plusieurs agents souffrent de la chaleur sur leurs postes de travail.

Comment demander aux personnels de donner le meilleur d’eux-mêmes quand certains ne disposent même pas de conditions leur permettant de se rafraîchir correctement, alors même que le gilet pare-balles, les rangers et l’ensemble des équipements de sécurité deviennent un véritable fardeau lors des fortes chaleurs ?!

Pourtant, au-delà des règles et des organisations de service, il est essentiel de ne pas perdre de vue la dimension humaine de nos missions. Les agents ne sont pas de simples matricules, ce sont des femmes et des hommes qui exercent un métier exigeant, souvent dans des conditions difficiles.

Cette prise en compte de l’humain n’est pas seulement une question de bon sens, elle constitue une obligation pour l’administration. L’article L.811-1 du Code général de la fonction publique (CGFP) garantit à chaque agent des conditions de travail de nature à préserver sa santé et son intégrité physique. Cette exigence est également consacrée par les principes généraux de prévention applicables aux employeurs publics et renforcée par les dispositions récentes relatives à la prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense.

Respecter ces obligations, ce n’est pas uniquement appliquer des textes, c’est reconnaître que derrière chaque uniforme se trouve un agent qui doit pouvoir accomplir sa mission dans des conditions compatibles avec sa santé, sa dignité et sa sécurité, et notre établissement ne peut s’affranchir de cette réalité humaine.

Les personnels ne demandent pas un traitement de faveur, ils demandent simplement de pouvoir travailler dans des conditions dignes et compatibles avec les exigences de leurs missions.

À cela s’ajoute un fléau qui ne cesse de s’aggraver :

LA SURPOPULATION PÉNALE

Chaque jour, les agents doivent gérer des détenus toujours plus nombreux, toujours plus exigeants et parfois toujours plus instables. Cette pression constante entraîne mécaniquement une hausse des tensions, des agressions et des passages à l’acte violents.

> Comment garantir la sécurité quand 3 détenus doivent cohabiter dans des espaces prévus pour 2 ?!

> Comment maintenir l’ordre quand les coursives débordent et que les mouvements deviennent toujours plus complexes à gérer ?!!

CETTE SURPOPULATION N’EST PAS UN PHÉNOMÈNE PASSAGER, ELLE S’EST INSTALLÉE, ENRACINÉE ET RIEN NE LAISSE PENSER QUE SA FIN SOIT PROCHE.

Le CP d’Avignon-Le Pontet est composé de plusieurs structures, un Quartier Centre de Détention (QCD), une Structure d’Accompagnement vers la Sortie (SAS), un Quartier de Semi-Liberté (QSL), un Quartier Mineurs (QM), ainsi que deux quartiers Maison d’Arrêt (QMA).

Or, ce sont bien ces deux QMA qui concentrent aujourd’hui les plus fortes tensions. Les derniers chiffres dont nous disposons faisaient apparaître, une population pénale proche de 700 détenus pour une capacité d’environ 375 places. Même si ces chiffres évoluent quotidiennement, ils traduisent une réalité connue de tous, depuis plusieurs mois, les QMA évoluent autour d’un taux d’occupation avoisinant les 190 %.

Lorsque des agents travaillent sous de fortes chaleurs dans un établissement dont les QMA évoluent depuis plusieurs mois autour de 190 % d’occupation, la question n’est plus seulement organisationnelle, elle devient une question de santé et de sécurité au travail engageant directement la responsabilité de l’administration.

Aucun établissement ne peut durablement fonctionner dans de telles conditions sans conséquences pour les personnels. Derrière ces chiffres se cachent des cellules sur-occupées, des mouvements plus nombreux, une charge de travail toujours plus importante, des tensions permanentes et une exposition accrue aux incidents et aux agressions.

Un quartier d’isolement (QI) où les téléphones portables sont devenus monnaie courante. Une détention où les projections, les drones, les découvertes d’objets prohibés et parfois même d’armes artisanales deviennent presque banales. Et même si ces nouvelles ne sont déjà pas bonnes, une autre ombre plane sur notre établissement, la future Maison d’Arrêt 3, qui remplacera l’actuel QCD.

Derrière ce projet se cache une réalité simple, les personnels de surveillance, les personnels administratifs, les CPIP et les personnels techniques actuellement en poste ne suffiront pas à absorber durablement les nouvelles charges qui s’annoncent.

FO Justice le dit clairement aujourd’hui, ouvrir de nouvelles capacités de détention sans moyens humains à la hauteur reviendrait à aggraver des difficultés déjà bien réelles, il faut que :

> LES CHOSES CHANGENT POUR AVIGNON !

> LES PERSONNELS CESSENT DE TRAVAILLER EN PERMANENCE SUR LE FIL DU RASOIR !!

> LES CONDITIONS DE TRAVAIL S’AMÉLIORENT RÉELLEMENT !!!

> LES PROBLÈMES D’HYGIÈNE SIGNALÉS A PLUSIEURS REPRISES, Y COMPRIS LA PRÉSENCE DE FIENTES DE PIGEONS DANS CERTAINS SECTEURS, SOIENT DEFINITIVEMENT RÉGLÉS !!!!

Vous nous aviez promis sept personnels supplémentaires et la mobilisation des personnels et la détermination de FO Justice ont permis d’obtenir ces renforts, nous nous en félicitons. Mais au regard de ce qui nous attend, nous savons tous que ce n’était qu’une étape, le vrai combat, lui, ne fait que commencer.

Le bureau local FO Justice, continuera à se battre pour l’amélioration des conditions de travail des personnels, pour davantage de sécurité et pour des effectifs adaptés à notre établissement.

COMME NOUS L’AVONS TOUJOURS FAIT, NOUS SERONS PRÉSENTS SUR LE TERRAIN, AUX CÔTÉS DES PERSONNELS, POUR DÉFENDRE LEURS INTÉRÊTS, PORTER LEUR VOIX ET POUR AFFRONTER LES DÉFIS QUI ATTENDENT NOTRE ÉTABLISSEMENT.

PARCE QUE DERRIÈRE CHAQUE STATISTIQUE SE CACHENT DES FEMMES ET DES HOMMES QUI, DANS DES CONDITIONS PARFOIS EXTRÊMEMENT DIFFICILES, ACCOMPLISSENT UNE MISSION ESSENTIELLE AU SERVICE DE L’ÉTAT ET DES FRANÇAIS !

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Prison de Digne-les-Bains : Entre patrimoine et pénitentiaire, les personnels refusent d’être la variable d’ajustement

Compte rendu de la visite de Monsieur le Maire au sein de la Maison d’Arrêt de Digne-les-Bains

Le 24 juin 2026, la Maison d’Arrêt de Digne-les-Bains a reçu la visite de Monsieur le Maire de Digne-les-Bains, accompagné notamment de son adjointe en charge de la culture, du responsable technique de la commune ainsi que du chef de la police municipale.

Cette visite s’est déroulée en présence de la cheffe d’établissement et de son adjoint, ainsi que d’un représentant de FO Justice.

Plusieurs sujets concernant l’avenir de l’établissement et les conditions de travail des personnels ont été abordés.

Une nouvelle prison : un projet politique qui ne convainc pas les personnels

Le principal point de discussion a porté sur la volonté affichée par Monsieur le Maire de voir construire un nouvel établissement pénitentiaire en remplacement de l’actuelle Maison d’Arrêt de Digne-les-Bains.

FO Justice a rappelé son opposition à ce projet et a exposé les nombreuses conséquences négatives qu’une telle opération pourrait engendrer :

• dégradation des conditions de travail des personnels ;

• augmentation potentielle des nuisances liées à une structure de plus grande capacité ;

• arrivée probable de détenus extérieurs au bassin dignois, modifiant profondément la population pénale actuellement accueillie ;

• risque de devenir un établissement de délestage pour les grandes structures surchargées de la région, notamment Aix-Luynes et Marseille ;

• accroissement des contraintes sécuritaires et organisationnelles pour les agents ;

• perte de l’identité et de la vocation actuelle d’un établissement à taille humaine.

La direction a également fait part de ses réserves et de sa vigilance concernant les conséquences qu’un tel projet pourrait avoir sur le fonctionnement de la structure.

De son côté, Monsieur le Maire a principalement mis en avant les bénéfices économiques et urbanistiques qu’il estime pouvoir retirer de cette opération. Son objectif serait notamment de récupérer le site historique actuel, installé dans un ancien château au cœur de la ville, afin de le transformer en espace culturel participant à l’attractivité de Digne-les-Bains.

Monsieur le Maire a indiqué souhaiter porter ce projet auprès du ministère de la Justice avec l’espoir qu’il soit retenu dans les futures programmations immobilières.

FO Justice rappelle toutefois que la création, le déplacement ou la fermeture d’un établissement pénitentiaire relèvent exclusivement des décisions du ministère de la Justice et de la Direction de l’Administration Pénitentiaire.

FO Justice suivra ce dossier avec la plus grande attention et réaffirme son opposition à toute fermeture de l’actuelle Maison d’Arrêt de Digne-les-Bains. Les personnels ne sauraient être sacrifiés pour un projet d’aménagement urbain.

Réfection des marches d’entrée : un projet relancé

Concernant les marches situées à l’entrée de l’établissement, la municipalité semble reprendre le projet initié sous l’ancienne mandature.

La mairie se dit prête à fournir les matériaux nécessaires à la réalisation des travaux, tandis que l’administration assurerait la mise en œuvre.

FO Justice restera attentif à l’évolution de ce dossier et à son calendrier de réalisation.

Un abri pour les familles : une proposition accueillie favorablement

Le responsable technique de la commune a évoqué la possibilité d’installer un abri destiné aux familles à proximité de l’établissement.

Cette initiative permettrait d’améliorer les conditions d’accueil des visiteurs, notamment lors des périodes de fortes chaleurs ou d’intempéries.

FO Justice n’a formulé aucune objection à cette proposition.

Stationnement : enfin des avancées ?

FO Justice a une nouvelle fois attiré l’attention de la municipalité sur les difficultés de stationnement rencontrées quotidiennement par les personnels.

En réponse, la mairie a annoncé son intention de réunir prochainement les organisations syndicales et la direction afin d’étudier la mise en place d’une convention permettant aux agents de bénéficier de tarifs préférentiels au parking souterrain Gassendi.

Les modalités précises restent à définir.

FO Justice participera à ces discussions avec la volonté d’obtenir des solutions concrètes et avantageuses pour l’ensemble des personnels.

FO Justice continuera de porter la voix des agents, de défendre leurs conditions de travail et de s’opposer à tout projet qui ne répondrait pas aux intérêts des personnels et aux missions de proximité assurées par la Maison d’Arrêt de Digne-les-Bains.

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Prison de Grasse : Audience avec Monsieur le Directeur Interrégional de Marseille

FO JUSTICE A RÉPONDU PRÉSENT À LA SOLLICITATION DU DIRECTEUR INTERRÉGIONAL DE MARSEILLE AFIN D’ÉCHANGER SUR LES PROBLÉMATIQUES LOCALES.

NOTRE ORGANISATION A SAISI CETTE OCCASION POUR PORTER LA VOIX DES PERSONNELS ET FAIRE REMONTER LEURS PRÉOCCUPATIONS .

En tant que seule organisation syndicale représentative de la Maison d’Arrêt de Grasse, FO Justice a pleinement assumé son rôle en portant les difficultés quotidiennes rencontrées par les agents.

Lors de cet entretien, nous avons tenu à alerter une nouvelle fois l’administration sur la situation préoccupante du manque chronique d’effectifs en personnels. Cette carence impacte directement les conditions de travail des personnels, la sécurité des établissements ainsi que la qualité du service public pénitentiaire.

Nous avons également évoqué les difficultés persistantes de fidélisation des agents : les problématiques de logement, d’installation et d’intégration constituent aujourd’hui de véritables freins à l’attractivité de nos métiers.

Cette situation est encore plus marquée pour les personnels ultramarins, notamment originaires de Polynésie, qui se retrouvent confrontés à l’absence de continuité territoriale administrative, à des problèmes financiers et familiaux importants dès leur arrivée en métropole.

FO Justice a également dénoncé l’augmentation des violences verbales à l’encontre des personnels ainsi que la banalisation de certains comportements agressifs. Nous avons rappelé avec fermeté notre position : toute violence physique commise à l’encontre d’un surveillant doit systématiquement entraîner une demande de transfert de la personne détenue concernée afin d’apporter une réponse claire, rapide et dissuasive.

Le manque de dialogue social a également été au cœur des discussions. Les personnels et leurs représentants constatent un éloignement grandissant entre les réalités du terrain et certaines décisions prises, alimentant une exaspération légitime au sein des équipes.

Nous avons par ailleurs souligné les défaillances constatées dans l’accompagnement des surveillants stagiaires et élèves dans un contexte marqué par le sous-effectif et une charge de travail croissante.

L’augmentation constante des mouvements de détention ne pouvait être ignorée. FO Justice a notamment attiré l’attention sur les difficultés engendrées par certains mouvements notamment en termes de volumétrie des activités sportives sur certains secteurs de la détention.

La gestion des douches à l’issue du sport représente une source récurrente de tensions et de conflits entre les personnes détenues et les surveillants, contribuant à dégrader davantage le climat de détention et les conditions d’exercice des personnels.

Enfin, FO Justice a alerté le Directeur Interrégional sur la recrudescence des survols et projections par drones. Cette menace grandissante met en évidence les limites d’un système de lutte qui peine à suivre l’évolution rapide des moyens employés par les réseaux de narcotrafic.

Face à des organisations criminelles toujours plus innovantes, les établissements pénitentiaires doivent impérativement disposer d’équipements modernes et adaptés.

FO JUSTICE REMERCIE LE DIRECTEUR INTERRÉGIONAL POUR SON ÉCOUTE ATTENTIVE ET ATTEND DÉSORMAIS DES RÉPONSES CONCRÈTES AUX DIFFICULTÉS SOULEVÉES.

FO Justice continuera à défendre sans concession les intérêts des personnels de la Maison d’Arrêt de Grasse et à faire entendre leur voix.

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Prison de Nouméa : Préserver les privilèges ou assurer les missions ? La direction doit choisir !!!

Malgré de nombreuses alertes du personnel de détention et les ingérences subies par les personnes détenues, la direction du CPN persiste à conforter les privilèges et les largesses octroyés depuis des lustres à certains personnels ou services, par pure connivence, en toute conscience et parce qu’il faut préserver ses acquis pourtant illégaux et irrespectueux envers tous ceux qui subissent ces ajustements de complaisance.

En effet, une personne détenue, à une période précise de sa sentence pénale, est légalement éligible pour bénéficier d’un aménagement de peine sous plusieurs formes (semi-liberté, permission de sortir, placement extérieur, etc…) et afin de maintenir ses droits civiques, ses liens familiaux, trouver ou assurer un emploi, une formation et ainsi se réinsérer comme le stipule la loi et que l’administration pénitentiaire a l’obligation de mettre en œuvre.

Or, par pur laxisme et surtout parce qu’il « ne faut rien changer », bien que le personnel en détention soit en souffrance quotidienne et persistante, la direction du CPN permet ainsi au service du greffe pénitentiaire « élargi », par on ne sait quelle magie ? (sans audit, ni organigramme de référence établis dans les règles de l’art, pourtant réclamé par tous les personnels de l’établissement), de ne pas remplir toutes ses missions fixées réglementairement et en toute impunité.

Pour pallier cela, la direction du CPN insiste et ne trouve rien de mieux que d’enfoncer encore plus le personnel de détention, déjà sous les « chapeaux de roue », en invoquant « la solidarité » et par effet ricochet, en toute connaissance de cause, prendre le risque de léser les personnes détenues devant pouvoir jouir pleinement et légalement de leurs droits et ainsi volontairement générer des tensions entre le personnel en détention et les personnes détenues.

Laxisme, passe-droits et transfert de charges : la détention dit STOP !

Cerise sur le gâteau : aujourd’hui, une personne détenue est programmée pour une mutation au quartier maison d’arrêt des hommes. Rien d’anormal en apparence, sauf que l’intéressé avait formulé un appel de son jugement le 5 mai 2026. Or, cette information essentielle n’a été enregistrée par le service du greffe du CPN que le 15 juin 2026, soit plus d’un mois plus tard, sans qu’aucun service concerné n’en soit informé.

Une telle négligence aurait pu conduire à une affectation irrégulière et à des conséquences administratives particulièrement graves. Une fois encore, ce n’est ni l’organisation mise en place ni les procédures de contrôle du service du greffe qui ont permis d’éviter cette situation, mais bien le professionnalisme, la vigilance et la parfaite connaissance des dossiers par les responsables de bâtiments. Grâce à leur intervention, cette affectation illégale a pu être immédiatement corrigée et la personne détenue a été réorientée vers le secteur correspondant à sa situation pénale, à savoir la MAH.

Combien d’autres situations similaires échappent encore aux radars d’un service qui semble bénéficier d’une indulgence permanente ?

FO JUSTICE exige :

– La réattribution immédiate des prérogatives liées au service du greffe pénitentiaire ;

– Un audit pertinent, effectué par un organisme compétent et indépendant ;

– À la suite de cet audit, un organigramme de référence calibré en adéquation avec les réalités du terrain ;

– Un recrutement en conséquence pour tout corps et grades confondus.

« C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. »

(Montesquieu, L’esprit des lois)

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