Dans la nuit du 19 au 20 mai 2025, par mesure de prudence, deux collègues ont ajustés leur ronde en excluant les zones neutres de la détention définies par le chef de détention.
Nous, agents pénitentiaires, sommes tenus de respecter des consignes strictes visant à garantir la sécurité de tous, y compris la nôtre ! Cette soirée là, nos collègues ont choisi de se protéger en adaptant leur ronde uniquement sur les zones neutresidentifiées comme à risque, en raison :
de l’absence totale de dispositif de vidéosurveillance, empêchant tout suivi à distance ;
d’un éclairage déficient, voire inexistant, compromettant gravement la visibilité et la sécurité des agents (CRP à l’appui) ;
de ces zones qui ont déjà été le théâtre de présences inopinées de plusieurs détenus, ce qui accroît fortement le risque d’agression ou d’incident.
Malgré ces conditions qui perdurent, nos deux collègues ont scrupuleusement contrôlétoutes les zones d’hébergement, assurant ainsi leurs missions premières : garantir la sécurité des personnes et la surveillance effective.
Il ne s’agit donc pas d’un manquement au devoir, mais d’un acte de responsabilité professionnelle, motivé par la carence des conditions de sécurité minimales.
FO Justice du CP de Nouméa :
Soutient tous nos collègues confrontés à des demandes d’explication abusives. Comme par exemple le 27 mai 2025, un agent du PCI injustement mis en cause, sommé de s’expliquer suite à la perte d’un API égaré par un CPIP, toujours introuvable à ce jour ;
Rappelle que ces conditions exposent gravement les agents, les laissant sans moyens adaptés pour intervenir en toute sécurité. Le danger est réel, constant, et les alertes lancées par le personnel ne peuvent plus être ignorées.
Demande à la direction, que les rondes s’effectuent à l’avenir dans des conditions conformes à la sécurité des agents ;
Pour FO Justice du CP de Nouméa, la sécurité du personnel n’est pas négociable !
FO Justice PJJ Grand Centresouhaite ouvrir cette séance en exprimant sa plus vive inquiétude quant aux conditions de travail dégradées et aujourd’hui insoutenables des agents affectés à l’Unité Educative d’Hébergement Collectif de Besançon.
► Depuis de trop nombreux mois ces professionnels sont confrontés à une augmentation constante et déséquilibrée des missions qui leur sont confiées, sans que les moyens humains et matériels soient revus à la hauteur des enjeux : plus de véhicules thermiques, connexion internet inexistante dans le bureau des éducateurs… faire toujours plus avec toujours moins !
► De plus, la prise en charge des jeunes dans le collectif est en nette augmentation mais il est désormais demandé aux agents de l’UEHC de prendre en charge également des jeunes dans le cadre de la mission dite « hébergement diversifiée ».
Ce glissement de mission est tout simplement inadmissible.
La norme de référence devrait être une prise en charge de 8 jeunes en collectif et 4 en diversifié, soit un équilibre acceptable entre les dispositifs. Or, on demande aujourd’hui aux agents de prendre 6 jeunes supplémentaires en diversifié, en plus du collectif, sans aucune compensation ni renfort d’effectif.
► S’agissant plus spécifiquement de la mission d’hébergement diversifié, il est important de rappeler ce qui avait été initialement prévu par l’administration : le dédoublement d’un ETP devait être consacré à cette mission, afin d’assurer un suivi de qualité, différencié du collectif. De plus les locaux dédiés, ceux de la Rue de Dole, devaient être attribués à l’hébergement diversifié, permettant une prise en charge stable et structurée.
Or aujourd’hui aucun de ces engagements n’a été tenu.
Non seulement l’ETP promis n’a jamais été débloqué, mais les locaux Rue de Dole, au lieu de servir à cette mission, ont été réaffectés en chambre de passage pour des personnels éloignés de leur domicile.
Autrement dit, on demande aux agents d’exécuter une mission supplémentaire exigeante, sans moyens humains dédiés et sans espace d’accueil stable.
On exige toujours plus, avec toujours moins. Cela n’est plus tenable.
► A cette surcharge généralisée s’ajoute la situation particulièrement préoccupante de la psychologue, seule sur l’ensemble de l’unité pour assurer l’accompagnement aussi bien des jeunes en hébergement collectif que ceux relevant du diversifié.
Avec 12,5 ETP actuellement en poste sur le collectif, alors que l’effectif théorique devrait être de 15 ETP, il est matériellement impossible de maintenir une prise en charge de qualité, tout en assumant les missions du diversifié et toutes les autres tâches transversales.
Cela revient à pousser les limites des agents, et donc à les pousser à la faute.
Et pourtant, lorsque les erreurs surviennent, ce sont toujours les éducateurs qui endossent la responsabilité, en bout de chaîne. Jamais l’administration ne prend la mesure de ce que signifie cette pression permanente.
On attend des agents qu’ils soient infaillibles, qu’ils comblent toutes les défaillances structurelles, quitte à s’épuiser au travail, n’avez- vous pas retenu les leçons du passé ?
Cela s’appelle : souffrance au travail, risques psychosociaux, usure professionnelle.
Pour toutes ces alertes,FO Justice PJJ Grand Centreexige la fin immédiate du transfert de charge du diversifié vers les agents du collectif sans renforts dédiés et la reconstitution des effectifs à hauteur des besoins réels.
Nous ne pouvons plus tolérer cette politique de gestion par l’épuisement, ni cette irresponsabilité managériale systémique.
Les agents ne sont pas des variables d’ajustement. Ils sont les piliers du fonctionnement de notre administration, il est temps de les considérer comme tels.
Pour toutes ces raisons, et face à l’absence de réponses concrètes, de reconnaissance de la souffrance des agents, et de volonté d’ouvrir un dialogue social réel sur les moyens humains,FOJustice PJJGrand Centreappelle la Direction Territoriale à prendre ses responsabilités, sans quoi d’autres formes d’action seront envisagées.
Le bureau Local Force Ouvrière Justice de Villepinte ne peut que dénoncer une fois de plus une lâche agression le vendredi 30 mai 2025, un agent de la Structure d’Accompagnement à la sortie de Noisy-le-Grand a été victime d’une agression violente et humiliante. Alors qu’il accompagnait un pensionnaire vers le greffe, ce dernier a proféré des insultes raciales (« Shéshé »), des menaces sexistes (« je baise ta mère, sale pute »), et a craché sur notre collègue, tout en continuant à le harceler de propos dégradants (« je vous baise »).
Pire encore : la direction n’a pas réagi avec l’urgence requise. L’agent agressé a dû attendre avant d’être envoyé à l’hôpital… et a été contraint de s’y rendre seul, malgré le choc physique et psychologique. Une négligence inadmissible, qui met en lumière le mépris systémique envers les personnels exposés à ces risques quotidiens.
Le bureau Local Force Ouvrière Justice de Villepinte dénonce avec force :
•La gestion irresponsable des voyous !
La SAS accueille régulièrement des individus sans évaluation sérieuse. Cette mauvaise sélection, répétée, expose les agents à des risques évitables. Combien d’agressions verbales ou physiques… faudra-t-il pour que la direction assume ses responsabilités ?
•Le non-respect des procédures post-agression !
Un crachat n’est pas un « incident mineur » : c’est une agression sanitaire potentiellement grave (risque de transmission de maladies). Où est le protocole de prise en charge médicale immédiate ?
•L’abandon des agents par leur hiérarchie
Laisser un collègue en état de choc se déplacer seul à l’hôpital est une faute grave. La direction manque à son devoir de protection.
Le bureau Local Force Ouvrière Justice de Villepinte exige face à ce scandale :
•Exclusion immédiate du détenu agresseur
La SAS n’est pas un lieu pour les individus violents et irrécupérables. Nous exigeons son transfert vers une structure adaptée à son profil.
•Transparence totale sur la gestion de l’incident (Pourquoi le protocole post-crachat (examen médical immédiat) n’a-t-il pas été appliqué ?)
•Révision des critères d’affectation des pensionnaires.
Le bureau Local Force Ouvrière Justice de Villepinte se tient apporte son soutien sans faille au collègue agressé !
Le bureau Local Force Ouvrière Justice de Villepinte se tient à disposition du collègue dans l’accompagnement des démarches administratives et pénales (outrage, menaces de mort, violences volontaires).
Pour le bureau local FO JUSTICE, la situation au sein de notre établissement est devenue intenable. Comme dans l’ensemble des prisons françaises, nous faisons face à une surpopulation carcérale galopante, avec des chiffres qui battent des records mois après mois. Notre établissement, conçu pour en accueillir bien moins, a dépassé les 900 détenus depuis longtemps. Le seuil effrayant des 1 000 va-t-il être atteint ?
Des cellules prévues pour deux… occupées par trois
La multiplication des matelas au sol (41 à ce jour) et des cellules triplées est devenue notre quotidien. Cette promiscuité imposée engendre tensions, frustrations et violences, accentuées par l’arrivée des premières chaleurs estivales. Chaque jour, des incidents éclatent : refus d’affectation, demandes impossibles de cohabitation choisie entrainant des mises en prévention inévitables.
Pendant ce temps, les personnels de tous grades, livrés à eux-mêmes, font face tant bien que mal à cette tension permanente.
Des agents à bout de souffle
La gestion de cette crise chronique repose sur des équipes déjà épuisées, confrontées à une charge de travail insoutenable qui s’accentue au gré des nouveaux effets de mode, sans moyens supplémentaires pour y parvenir. En effet, le sous-effectif devient la norme. L’administration n’a ni les moyens matériels, ni les capacités de formation pour combler un déficit devenu abyssal.Résultat : maladies, burn-out, blessures, épuisement généralisé. Un cercle vicieux qui aggrave davantage une situation très alarmante.
L’absentéisme atteint des sommets et les présents triment double !
Le personnel administratif sacrifié lui aussi
Il serait dangereux d’oublier les personnels administratifs, également en souffrance. Ils subissent tous, eux aussi, les conséquences de cette surpopulation. Des services comme le Greffe, essentiels au bon fonctionnement judiciaire, tournent en sous-effectif régulièrement. Quand la charge devient écrasante, les erreurs ne sont plus des hypothèses, mais des bombes à retardement.On ne salue pas officiellement le dévouement des agents aujourd’hui, mais si l’erreur fatale venait à survenir demain, une tête tombera à coup sûr pour porter la responsabilité d’une situation pourtant inacceptable. Cette épée de Damoclès plane comme un couperet au-dessus des agents et leur pèse au quotidien.
Une politique pénitentiaire à la dérive.
Depuis le drame d’Incarville, le sentiment d’abandon est total. Seuls semblent compter les QLCO et les missions extérieures. Pendant ce temps, les détentions qui concernent pourtant la masse des personnels, s’enfoncent. Dans ces conditions, nous nous opposons à toutes prises de fonctions anticipées de nos agents vers le CP Vendin ! Une douzaine d’agents en moins serait impensable !
L’enveloppe allouée à la DISP de Lille pour sécuriser les QI fléchés « crim org » est dérisoire : un pansement sur une jambe de bois. L’administration pénitentiaire est toujours dans la réaction et n’anticipe rien, car elle n’a pas de vision à moyen-long terme. C’est all-in sur l’actualité et peanuts pour le reste. Pour générer les frustrations et fracturer l’unité, on ne fait pas mieux !
Il est temps de choisir une direction claire
Si l’État n’a plus les moyens d’incarcérer dans des conditions dignes et sécurisées, qu’il le dise et l’assume clairement. La solution ne peut pas être de faire reposer l’intégralité d’un système défaillant sur des personnels au bout du rouleau.
IL FAUT :
• Créer de nouvelles places de détention rapidement
• Vider les prisons par des mesures exceptionnelles, comme cela a été fait pendant la crise COVID
• Développer massivement les alternatives à l’incarcération
• Sécuriser les établissements
• Recruter et former dans tous les corps de métier
POUR CHACUN DE SES POINTS, FO JUSTICE A ÉTÉ FORCE DE PROPOSITION ET CONTINUE DE L’ÊTRE, NATIONALEMENT ET RÉGIONALEMENT !
N’attendez plus des drames pour agir
Le tableau qui dépeint si tristement Annœullin reflète une grande majorité des établissements pénitentiaires français. La situation actuelle est le reflet d’un échec patent de l’administration pénitentiaire. Il est urgent de reprendre la main, de faire des choix courageux et d’assumer les responsabilités qui incombent à l’État, car aujourd’hui, CE SONT LES PERSONNELS QUI TRINQUENT DANS UN NAVIRE QUI N’A PLUS DE BOUSSOLE DEPUIS LONGTEMPS.
La journée du lundi 02 juin 2025, a été émaillée par des agressions à répétitions particulièrement graves, commises par des détenus atteint de troubles du comportement ciblant les personnels au sein du bâtiment D1.
En effet, dès l’appel du matin, le ton était donné avec une violente agression préméditée au 4eme étage dénoncée par communiqué parla section locale Force Ouvrière Justice.
Pour rappel, un détenu connu pour sa dangerosité et son imprévisibilité a littéralement exprimé sa folie démentielle, en assenant des violents coups aux personnels à l’aide d’armes de confections artisanales.
En fin de journée vers 16h55, un détenu du même acabit s’est manifesté (insultes, tentatives de suicide avec des draps tressés). Lors de l’intervention pour sécuriser la cellule, le détenu a asséné un coup de pied au gradé au niveau du tibia, craché en sa direction et enfoncé son doigt ensanglanté dans son œil.
La maitrise a été particulièrement difficile au regard de la virulence du forcené.
Force Ouvrière Justicecondamne fermement cette série d’agressions sous emprise psychiatrique.
Nous rappelons aux personnels la nécessité de porter plainte pour ne pas banaliser ses exactions.
Force Ouvrière Justicedénonce la mise en danger constante des personnels, confrontés à une surreprésentation de profils psychiatriques violents, en phase de décompression, dans un contexte de surpopulation carcérale toujours plus préoccupant.
Notre organisation demande un renforcement dans le partage des informations avec l’administration, dans la limite du secret gardé par le corps médical, en charge de ses profils particulier qui appelle une gestion spécifique au sein de la détention ordinaire.
Force Ouvrière Justicedemande la création de structures adaptées pour les détenus atteints de troubles psychiatriques. Et notamment la poursuite de la réflexion sur un SMPR bis pour répondre à cette urgence signalée.
Force Ouvrière Justiceréaffirme son soutien total aux agents touchés et appelle l’administration à prendre ses responsabilités face à une situation devenue intenable.
Parce que des conditions dignes sont la clé de notre engagement professionnel.
Restauration : des conditions de travail, d’hygiène et de sécurités déplorables !
Des locaux vétustes – restructuration de la cuisine nécessaire
Locaux de travail et de stockage des marchandises inadaptés et vétustes,
Matériel usé non renouvelé, hygiène insuffisante.
Non-respect des règles d’assainissement de l’air en cuisine
Projet de restructuration de la cuisine, validé en 2016 par les services sanitaires, mais abandonné.
La sécurité n’est pas assurée
Manque d’effectif de personnel technique et de surveillance des opérateurs
Contraintes liées au travail dans des locaux inadaptés et détériorés amplifient les difficultés
Les agents, au péril de leur sécurité, continuent d’assurer leurs missions.
Le personnel est en souffrance
Manque de personnel dans une cuisine non conforme : réduction de l’effectif avec 1 responsable et 1 adjoint en poste qui gèrent plus de 1000 repas par jour alors que la population carcérale reste en surnombre constant.
Résultat : stress, épuisement moral et physique des agents.
Un environnement de travail sain et équitable, c’est un droit, pas un privilège