Ce vendredi 22 novembre matin a été mouvementé pour les agents affectés sur le bâtiment B.
Vers 9h30, juste avant la mise en place des promenades, au rez-de-chaussée, un détenu, souffrant de troubles psychologiques, n’a eu de cesse de taper à la porte de sa cellule.
L’officier du bâtiment s’est déplacé à la cellule de l’individu accompagné par des agents. Le détenu, enragé, vociférait des inepties sur la surveillante du secteur. L’officier l’a repris sur son comportement et a refermé la porte de la cellule. A peine fermée, le détenu a recommencé à donner de grands coups de pieds. L’officier l’a réouverte pour réitérer son point de vue à cet énergumène en transe. Celui-ci maintenait une arme artisanale et c’est grâce à la vigilance des agents présents qu’un incident plus grave a pu être évité. Le détenu a été maîtrisé, désarmé et mis en prévention au quartier disciplinaire.
Plus tard, lors de la distribution du repas, la surveillante du RDC B, qui avait refusé la douche à deux détenus qui sortaient du coiffeur ; ces derniers qui avaient fait le choix de la prendre, plus tôt le matin avec leurs petits camarades de « fumettes » ont détérioré leur cellule et réussi à cracher au visage de l’agent. Heureusement, le gradé adjoint du bâtiment B, présent en renfort, a eu le réflexe de vite refermer la cellule en voyant les deux détenus armés et prêts à en découdre avec la surveillante.
Le Chef de Détention a donc pris la décision de former deux équipes d’intervention pour extraire les forcenés de leur cellule et les placer au quartier disciplinaire. Quand les équipes sont intervenues, elles ont été contraintes de déblayer l’accès à la cellule qui était bloquée par tous les matériaux possibles et d’éviter des coups de barres de fer portés par les détenus.
Le courage et le professionnalisme des agents ont été déterminants pour que cette intervention se termine sans faire de blessés, y compris du côté des détenus.
Le syndicat local Force Ouvrière félicite l’ensemble des personnels pour la gestion de l’incident et la qualité de l’intervention.
Une fois de plus le syndicat local Force Ouvrière met en garde notre direction sur le fait qu’il est crucial de rappeler à nos pensionnaires que la prison n’est pas un club de vacances. Ce type de journée ne doit pas être banalisé !!!
Alors que notre gouvernement cherche désespérément à faire des économies d’argent sur le dos des agents d’Etat, qu’ils mettent leur nez dans les privilèges des détenus qui ont un coût exorbitant au porte-monnaie des contribuables.