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PREJ de Saint-Quentin-Fallavier : Respect de la vie privée au travail

Depuis quand les éléments de sécurité comme les caméras embarquées et les enregistrements audios des véhicules servant aux extractions sont-ils devenus les mouchards de l’administration ?

Pour rappel, ces enregistrements audio et visuels dans le cadre d’une mission, peuvent être éventuellement utilisés suite à un incident, afin d’apporter des éclaircissements sur une situation donnée. Et dans ce cas les agents doivent être mis au courant de l’exploitation de ces données, en complément de leur CRP.

Ces outils de surveillance ne peuvent être utilisée que dans le cadre professionnel et non pour surprendre des conversations d’ordre privé entre agent.

Utilisé ce matériel à d’autre fin créerait une atmosphère de suspicion lamentable et préjudiciable au sentiment de confiance entre la hiérarchie et son personnel.

Le bureau local FO condamne donc toute utilisation des écoutes et enregistrement à d’autre fin que leur but initial.

Les agents ne sont pas des voyous que l’on espionne !!!

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Prison de Lyon-Corbas : L’année de trop à la MALC

le 14 avril 2024, au vu de l’état inquiétant du détenu C., il a été décidé de le placer en DPU. Ce dernier, incarcéré à la MALC depuis juin 2018, condamné pour meurtre depuis octobre 2022, souffre de troubles du comportement et a un suivi psychiatrique intense. Malgré les signalements des collègues et de l’encadrement au service médico-psychologique de son état troublant depuis une semaine, aucune prise en charge n’a été faite et les collègues en ont fait les frais.

Pendant son placement en DPU, il n’a pas hésité à s’en prendre à notre collègue en lui assénant un coup de poing au visage. Il aura fallu le courage de plusieurs collègues, face à ce déséquilibré pour mettre fin à l’incident. Deux autres collègues ont été blessés, avec coup de poing au visage pour l’un et coup de pied à la cuisse et aux parties génitales pour l’autre.

Résultat des courses : 15 jours d’ITT, pour les trois collègues.

Une fois de plus, nous sommes face à un individu incontrôlable qui depuis son arrivée, ne cesse de faire des allers-retours entre le SMPR, l’UHSA, la CPROU et les différents bâtiments.

Son départ devient une évidence pour notre organisation syndicale.

Transfert clamé par le détenu lui-même avant l’agression des collègues.

Une fois de plus, la solidarité des collègues a permis d’éviter le pire durant ce week-end difficile pour tous, tant les incidents ont été nombreux.

Le bureau local FO justice demande à la Direction Interrégionale d’accélérer le départ de ce détenu vers le CNE.

Le bureau local FO Justice demande par l’intermédiaire de la Direction locale le soutien à l’équipe médico-psychologique pour l’hospitaliser jusqu’à son départ.

Le bureau local FO Justice demande une sanction pénale ferme et à la hauteur des faits, au vu de son incompatibilité avec le QD.

Le bureau local FO Justice souhaite un prompt rétablissement aux collègues blessés et se tient à leur disposition pour toutes demandes ou démarches administratives.

Le bureau local FO Justice félicite l’ensemble des collègues pour leur professionnalisme.

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Prison de Riom : 124 matelas au sol !!!

Il y a un mois notre organisation alertait sur la surpopulation carcérale qui frappait le Centre Pénitentiaire de Riom. 80 détenus dormaient au sol.

Quelle est la réponse de notre Institution à cette situation alarmante ???

Plus de 50 % d’augmentation de matelas au sol en 1 mois !!! 124 détenus sont concernés à ce jour !!!

De qui se moque-t-on ?!!!

Des personnels pénitentiaires qui travaillent dans de telles conditions ça c’est sûr !!!

Elle est belle la vitrine de la DISP de Lyon, la prison “modèle” du 21è siècle !!!

Sans compter les projections qui inondent l’établissement, de jour comme de nuit, sans qu’aucune mesure ne soit prise pour endiguer ce phénomène. PIRE les « projeteurs » découpent désormais les grillages du glacis pour accéder plus facilement à leurs zones de livraisons !!!

Quelle est l’étape suivante ??? Ils vont escalader le mur d’enceinte pour livrer directement à l’intérieur de l’établissement !!!

On marche sur la tête !!! Si rien n’est fait on va droit à la catastrophe !!!

Et ce n’est pas l’installation de rosiers qui vont stopper ces phénomènes il ne faut pas prendre les agents pour des imbéciles !!!

Le Syndicat local FO JUSTICE dénonce le rythme des incarcérations qui s’accélèrent au détriment des conditions de travail des personnels.

Le Syndicat local FO JUSTICE dénonce l’inefficacité des dispositifs de lutte contre les projections et l’inaction de notre Institution quant à leur adaptation à la réalité du terrain.

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Prison de Béziers : Qu’attendez-vous pour réagir ?

Pour la DI, peut être même pour la DAP, au CP Béziers, tout va bien….

EN REALITE IL N’EN EST RIEN !

En plus d’une situation RH catastrophique avec un manque de personnel jamais connu sur notre établissement et des personnels épuisés, il en ressort à nouveau que la sécurité des personnels est loin d’être assurée !!!

VOICI LA PREUVE EN IMAGE !

Pour FO Justice CP Béziers, ces trouvailles issues des projections d’une seule journée, sont très inquiétantes et il n’a jamais été entendable que tout ce qui soit demandé pour lutter contre les projections soit qualifié de « TROP CHER ».

FO Justice demande que des solutions durables soient trouvées, le coût ne peut pas l’emporter sur la sécurité des personnels !!!

FO Justice CP Béziers, félicite les personnels qui se démènent au quotidien pour limiter l’introduction de ce genre d’objets et de produits illicites au sein de notre détention.

Pour FO Justice lorsque l’on ne fait rien, on est complice ! Le jour où il y aura un incident, il faudra prendre vos responsabilités !

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Prison de Val-de-Reuil : Conseil d’évaluation 2024

Mesdames et messieurs les membres du conseil d’évaluation,

Monsieur le président,

Notre Organisation ne peut être présente aujourd’hui parmi vous afin d’être auditionné par votre instance cependant nous souhaitons, par cet écrit vous faire remonter ces quelques points.

Actuellement sur le centre de détention de Val de Reuil, l’organisation de travail des agents d’équipe ne permet pas aux personnels de concilier vie professionnelle et vie privée dans de bonnes conditions.

-Les dates de congés sont imposées, les rythmes de travail incluant les matin-nuits sont toujours d’actualité malgré les risques avérés et les effets nuisibles sur la santé de ceux qui le subissent.

-Les heures supplémentaires imposées sont également un frein au bon équilibre d’une vie privée. Les agents du centre de détention de Val de Reuil dépassent allégrement le seuil des 108h supplémentaires trimestrielle.

De plus, les risques pour les personnels travaillant en détentions et au contact de la population pénale sont considérables. Au-delà, des risques liés à la disposition structurelle de l’établissement (grands couloirs sans visibilité, absence de camera dans des zones …) l’évolution de la population pénale et la violence omniprésente dans nos coursives augmentent le risque d’agression physique et verbale.

La surpopulation carcérale impacte indirectement notre établissement. Les maisons d’arrêt de la région et parisienne étant au bord de l’explosion, celles-ci renvoient dès que possible les personnes condamnées sur nos structures pour peines. Les sessions d’arrivant s’enchaînent, remplissant nos bâtiments d’hébergement a plus de 99% ! Cette situation n’est pas vivable pour le personnel qui n’a plus aucune flexibilité dans sa gestion quotidienne de la population pénale.

Le sous-effectif lié aux difficultés de recrutement de l’administration pénitentiaire vient également impacter de plein fouet tous nos services. Les agents d’équipes sont, en plus des difficultés susmentionnées, sollicités pour venir travailler sur leurs repos hebdomadaires sous peine d’être sanctionnés de retenue comptable.

A l’identique, nos collègues du service pénitentiaire d’insertion et de probation sont submergés de travail dans le cadre de l’exécution des peines. Acteurs majeurs dans la prévention de la récidive et artisans de la relation auprès des PPSMJ, les CPIP sont noyés par les tâches administratives qui entachent leur cœur de métier.

Le personnel administratif se trouve également submergé par une charge de travail toujours croissante, sans que cela soit accompagné par un renfort en effectifs adéquat ou une revalorisation des organigrammes de référence.

De même le service technique est également confronté à une surcharge de tâches sans précédent face à cet établissement vieillissant, nécessitant un entretien quotidien intensif et des rénovations de grandes ampleurs, souffre de lacune en termes de ressources humaines !

La coupe budgétaire de 118 millions d’euros pour l’administration pénitentiaire impacte directement notre structure qui subit les effets du temps. Les toitures des ateliers, des gymnases et les salles de spectacles ne font plus leur travail d’étanchéité, ce qui fragilise la structure, détériore le matériel et rend notre outil de travail de plus en plus insalubre. Idem pour les dômes de verre dans les bâtiments d’hébergement.

L’amiante aussi est présente dans nos murs, chose qui inquiète grandement notre organisation syndicale depuis plusieurs années. Les coûts liés aux travaux ne font qu’augmenter et les retards dans les échéances s’accumulent à cause de cette substance. Force ouvrière justice Val de Reuil s’inquiète quant à l’exposition de tous les personnels face à l’amiante et demande à l’administration une attention toute particulière sur ce point.

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