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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : Problématiques SAS et dysfonctionnements au centre pénitentiaire

Mesdames les directrices, Monsieur Le D.I,

Suite aux échanges entre le bureau local FO Justice et les agents SAS, nous nous devions de faire remonter la parole de nos camarades et leur volonté d’inscrire de leur empreinte, leur participation active aux modalités de fonctionnement de cette structure. Mais également, de mettre en lumière les difficultés dues au manque de personnel.

Puisqu’une nouvelle structure a ouvert sur notre centre pénitentiaire, donnons à chacun de nos camarades la possibilité de travailler convenablement ! Revoyons les organigrammes de référence des PA et PS.

Tout d’abord, LES EFFECTIFS !!

La gestion de cette SAS entraîne une surcharge de travail pour nos agents administratifs !
Nous ne pouvons accepter de voir tous nos services administratifs déjà bien essoufflés par les tâches qui se sont vues multipliées à l’ouverture de cette nouvelle structure, impactés de 150 détenus en plus sans abonder chaque service.
Les services en souffrance devant être absolument dotés de personnels supplémentaires.

– BGD +1 / ECONOMAT +1 / COMPTABILITE +2 / RESSOURCES HUMAINES +2 / GREFFE + 4 / GESTION S.A.S SUR PLACE +1.

Pour l’effectif SAS, il est nécessaire d’injecter UN AGENT EN PLUS DANS CHAQUE ÉQUIPE ainsi QU’UN POSTE FIXE POLYVALENT, soit 7 agents !
Tout d’abord nos administratifs sur place ont un cahier des charges bien vaste ! En cas de congés de l’une d’entre elles, si l’autre tombait malade, la SAS tournerait au ralenti, voir plus du tout ! C’est trop peu !

FO Justice n’est pas dupe ! L’Administration veut d’une part faire des économies et placer cette ouverture sur le feu de la rampe.
Pour FO Justice : Pas d’économie de bout de chandelle. Si vous voulez du qualitatif donnez-nous des moyens !

Nous attendons de notre Di et de notre DAP la révision de tous ses effectifs sans minimiser l’importance des desiderata des agents impactés et ce sur l’intégralité du CP de V.L.M. Entendez Messieurs, l’expression des souhaits de vos agents volontaires et appliqués.
Le poste P.E.P ne peut se tenir seul. FO Justice a déjà fait remonter cette problématique à notre directrice SAS. La P.E.P fait office de porterie, de bagage x, de poste sécurisé pour les secteurs de « détention » avec ses ouvertures, des contrôles de tous les accès et de transmissions pluridisciplinaires par le biais des réseaux de communications diverses, le contrôle vidéo, la gestion de toutes les alarmes, clés et badges… La phrase vous semble longue ? Imaginez vos agents se sentant déjà oppressés par cette charge de travail alors même que tous les détenus ne sont pas arrivés !

En mode dégradé donc à 3 en service de nuit l’agent P.E.P se retrouve seul pendant 12 h. Où est le lit d’appoint obligatoire sur une vacation de 12 h ?
Si vous abondez d’un agent supplémentaire vous couvrirez chaque jour la P.E.P du 2ième agent, et empêcherait un mode dégradé de 3 agents et offrirait une vraie réserve de nuit, puisque pour combler les besoins il est déjà question de s’emparer des 2 autres réserves. N’oublions pas les astreintes des agents SAS, à combien pourrait chuter l’effectif ?

Évoquons maintenant les rondes en service de nuit. Lorsqu’une ronde se fait en 20min car toutes les cellules sont dotées d’interphone, pourquoi obliger les agents à rester 45 minutes ? Les rondes d’écoute, existent depuis les débuts de la pénitentiaire. Vous innovez en proposant des structures dotées du nécessaire pour que ces écoutes soient répercutées à la P.E.P, alors pourquoi des rondes d’écoute, ? Pourquoi 45 minutes ?

A l’heure de la doctrine SAS, certaines décisions donnent l’impression de régresser !

Les agents demandent à avoir un trousseau de nuit pour accéder aux bureaux et pouvoir ainsi transmettre des informations essentielles en cas de besoin. Les écrits restent et les paroles s’envolent. Pouvoir avoir l’accès en service de nuit à la promenade au cas où des projections auraient lieu.

Sur les 29 détenus en partance du site de VLM pour la S.A.S, 2 ont été annulés car l’un avait une pipe de crack et l’autre une carte SIM.
Vous connaissez la configuration de la structure mitoyenne aux résidences des gens du voyage qui ont déjà posé des problèmes durant la garde des murs. Pensez-vous que les trafics et les projections ne parviendront pas à leur destinataire ?

Vous proposez également un planning ou les agents tourneraient pendant 2 mois sur le même poste. Cette doctrine les rend acteurs de leur profession et vous ne les laissez pas décider de ce qui leur semble être le mieux ? Ils vont avoir besoin de rencontrer les détenus et les personnels pluridisciplinaires, d’engager ce changement par l’échange, pourquoi les scléroser à un même poste pendant 2 mois ? C’est contre-productif.

On parle tellement de l’image de cette structure tournée vers l’avenir avec le changement et l’évolution de nos missions. Nous rentrons dans une ère d’échange, de réinsertion, de confiance, et vous désirez que les agents se présentent physiquement dotés du gilet pare lame, renforçant ainsi le sentiment d’insécurité de chaque détenu. !? Ce port du gilet va à l’encontre de la doctrine SAS. Il ne devrait être utilisé qu’en cas extrême nécessité.

Le poste fixe parloir devrait pouvoir travailler le samedi. Et vous avez des volontaires. Le bureau local FO Justice du C.P de V.L.M invite la direction à donner raison à ses agents. Ils représentent le terrain, la fondation de cette structure. Alors laissez-les être des acteurs comme la doctrine le prévoit.

Monsieur le D.I, saisissez la D.A.P, la dotation en effectif est à revoir, des administratifs au personnel de surveillance.

Le bureau FO Justice de VLM vous annonce que le sujet dans sa généralité sera évoqué par l’UISP FO Justice de Toulouse lors de la bilatérale avec le Directeur Interrégional en date du 13.06.2023. Ce communiqué servira également aux secrétaires nationaux comme élément de langage avec la DAP.

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REFORME HISTORIQUE ! Plus qu’une nécessité, une urgence vitale !

La situation de nos établissements pénitentiaires n’a jamais été aussi alarmante :

  • Le sous-effectif des personnels de surveillance est devenu abyssal
  • La surpopulation carcérale atteint des niveaux records

Il en résulte un épuisement professionnel des agents, soumis à des pressions physiques et psychologiques insupportables, soumis à des rythmes de travail infernaux, avec des rappels sur leurs repos, un nombre d’heures supplémentaires exponentiel, et une dangereuse et récurrente tendance à flirter, voire déroger, à la règlementation relative aux garanties minimales.

Il en résulte également un accroissement de la violence au sein de nos détentions, dans lesquelles les personnels en tenue sont en première ligne, victimes d’agressions de plus en plus fréquentes et de plus en plus graves.

La liste des conséquences n’est hélas pas exhaustive… et elles s’annoncent d’ores et déjà désastreuses, tant pour les personnels, qui sont en souffrance, que pour l’institution, qui n’est même plus en capacité d’assurer ses missions régaliennes, sans plus d’efficacité que de dignité.

La cause majeure de cette incurie réside dans l’incapacité pour cette administration à recruter des personnels de surveillance.

C’est pour pallier cette carence que Force Ouvrière a proposé un projet de réforme statutaire et indemnitaire ambitieux. Ce projet a été validé par le DAP et le ministre de la Justice, afin de redonner rapidement espoir à despersonnels au bord de l’implosion et tenter d’éviter l’effondrement de notreinstitution.

Depuis, de nombreuses réunions techniques se sont tenues, concluant à la cohérence de notre projet.

Mais après les réunions techniques, place aujourd’hui aux réunions interministérielles (RIM).

Se retrouvent donc autour de la table les services de la Première ministre, les services de la DGAFP, les services de la Fonction publique et les services du ministère de la Justice.

L’objectif de ces RIM est d’obtenir des arbitrages sur des points de divergence entre les différents services des Ministères.

Alors même que ce projet a été annoncé par le ministre de la Justice, accompagné du ministre de la Fonction publique, alors même que l’Élysée et Matignon y sont favorables… les RIM se succèdent et les arbitrages tardent à venir.

CHERCHEZ L’ERREUR !

Pendant ce temps, la situation dans les détentions se dégrade de jour en jour, et l’engagement pris de faire des annonces concrètes avant l’été semble compromis.

Un été qui s’annonce pourtant comme le pire des étés dans l’histoire pénitentiaire. Il y a urgence sur le terrain, et pendant ce temps, une poignée de décisionnaires déconnectés tergiverse derrière un bureau.

CHERCHEZ L’ERREUR !

Madame la Première ministre, Messieurs les Ministres, cessez de laisser de hauts fonctionnaires, qui ignorent tout de nos métiers, discuter le bout de gras pendant que toute l’administration pénitentiaire est en train de sombrer.

Il est temps, Madame la Première ministre, Messieurs les Ministres, de taper du poing sur la table et de mettre un terme à ces RIM sans fin.

QUI DÉCIDE DANS CE PAYS ?

les hommes et femmes politiques ou les hauts fonctionnaires ?

FORCE OUVRIÈRE a fait preuve de suffisamment de patience !!!

SACHEZ QUE NOUS N’ATTENDRONS PAS D’AVANTAGE !

 

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Prison de Saint-Denis : L’agression de Trop ! L’adjoint au chef de détention reçoit un coup de lame de rasoir au niveau du poignet, entraînant une profonde entaille…

Ce matin vers 09H10, l’adjoint au chef de détention a été victime d’une violente agression. Son auteur, bien que collectionnant les fautes disciplinaires avant l’inquiétante agression de notre collègue, a récidivé de la pire manière que ce soit !

Après avoir franchi la grille de la cour de promenade pour récupérer un colis et tenter de le ramener en détention, le détenu a refusé de répondre aux injonctions des personnels. Bien qu’ayant freiné des quatre fers pour sortir de la promenade, il a été raccompagné par nos collègues. C’est alors qu’il a lâchement sorti une lame et coupé profondément le poignet du CSP !

Notre collègue présente une COUPURE PROFONDE hémorragique, et a été conduit aux URGENCES du CHU de SAINT-DENIS !

Cette agression de trop, fait une nouvelle fois la preuve de la dangerosité de la population pénale et démontre si besoin était qu’une limite a été franchi dans nos établissements pénitentiaires !

Le Bureau local FO JUSTICE apporte son indéfectible soutien à notre collègue, et suit avec inquiétude l’issue des examens médicaux.

Le Bureau local FO JUSTICE se tient à sa disposition pour toutes démarches qu’il jugera utile.

Le Bureau local FO JUSTICE demande une sanction disciplinaire et pénale à la hauteur de la gravité des faits.

Le bureau local FO JUSTICE lance un appel à un débrayage de 15 minutes à la prise de service demain !

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Prison de Baie-Mahault : C’était moi, c’est encore moi… Mais je m’excuse…

« CD2 Nord, CD2 Nord !! Si notre Administration et notre Direction gardent le même cap à ton encontre, un jour tu tueras l’un des nôtres. »

Chers collègues, la phrase ci-dessus pourrait être la complainte des Surveillants du CP de Bémao. Car bien souvent, avant de prendre son service dans ce quartier pourri (le CD2 Nord), la prière « Faites qu’il ne se passe rien » est de rigueur ?

Après un week-end mouvementé sur le CP (2 agressions), Mardi matin la série noire a continué. Lors du départ de la promenade au CD2 Nord, l’Officière C a été lâchement agressée par un de nos pensionnaires. Ce dernier lui a asséné un coup de poing au visage sans raison. Cet énergumène est bien connu pour ses problèmes psy et multi récidiviste (il avait frappé une infirmière et est l’auteur de plusieurs tentatives d’intimidation sur le personnel en tenue).

Heureusement pour l’Officière, un détenu s’est interposé et les Surveillants du quartier qui n’étaient pas loin sont intervenus rapidement pour maîtriser l’individu et le mettre en prévention au quartier disciplinaire. L’Officière C s’en sortira avec un gros hématome au niveau du visage et visiblement sous le choc. Elle a été reçue par la Directrice et priée de rentrer chez elle.

Que se serait-il passé si l’Officière, ou quelqu’un d’autre (ex: l’agent promenade CD qui est seul) s’était retrouvée seule avec le détenu, sachant que les Officiers font des audiences seuls, des notifications seuls? Encore une fois nous avons frôlé le pire.

Pour le syndicat FO Justice Bémao, ces agressions répétitives cachent un problème encore plus important : l’absence de structures adaptées sur notre territoire pour une prise en charge optimale de ce genre de phénomènes. C’est juste inconcevable que les Surveillants, non formés et non équipés s’occupent de ces « fous furieux », de ces « déchets de la société » dont personne n’en veut.

FO Justice Bémao réclame une sanction exemplaire pour ce multi récidiviste.

FO Justice Bémao demande le transfert sans délai de cet individu suite à son passage en commission de discipline.

Le syndicat FO Justice Bémao, souhaite un prompt rétablissement au collègue et n’hésitera nullement à la soutenir dans toutes ses démarches. Et bien sûr, nous saluons la réactivité des collègues.

Chers collègues, nous ne sommes pas des punching-balls, on nous demande de rester professionnel, oui mais jusqu’à quand et à quel point !

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