Hier, vers 09h40, le Chef de détention appelle la responsable du secteur de la MAF afin qu’elle se rende avec son adjoint sur le secteur du quartier arrivant en urgence.
Suite à une décision de la commission de discipline, un placement en confinement sans TV a été décidé. Les agents ont donc retiré la télévision du détenu K. Ce dernier, mécontent a incendié sa cellule.
La fumée se propage sur la coursive et l’œilleton est obstrué. La décision est prise d’équiper un trinôme d’agents avec la tenue ARI. Des renforts ont été demandés au regard du profil du détenu.
Lors de l’intervention, le détenu refuse de sortir de la cellule malgré les diverses injonctions qui lui ont été faite. Les agents sont obligés d’entrer dans la cellule et de faire face à la virulence du détenu K. L’emploi de la force légitime et proportionnée pour le maîtriser est l’unique solution.
Le détenu K profère des insultes à l’encontre du personnel. La décision est initialement prise de le placer en CPROU.
Arrivé dans la cellule, le détenu K insulte le gradé adjoint de la MAF en ces termes : « Vas niquer ta mère, tu es un fils de pute, tu verras dehors tu feras moins le malin, on se retrouvera ». Par deux fois il crache au visage du gradé.
Face au calme et professionnalisme du personnel, le détenu demande au gradé de lui porter des coups de poings. Demande qui restera bien sûr sans suite.
Afin de gérer le détenu K en toute sécurité, le gradé décide de le menotter mais ce dernier va alors en profiter pour mordre le gradé à la main droite.
Les agents ont dû, en plus de gérer le détenu K, subir une suite d’ordres et de contrordres, à savoir, placement en prévention au quartier disciplinaire puis il faut le laisser en CPROU au regard de son état sanitaire.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice félicite l’ensemble du personnel qui a dû faire face à ce violent pyromane tout en faisant preuve de beaucoup de professionnalisme.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue gradé et l’accompagnera dans ses démarches administratives et judiciaires.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice rappelle qu’en aucun cas l’état sanitaire du détenu doit être une excuse pour agresser le personnel.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice exige le transfert immédiat de cet énergumène qui n’a pas sa place dans notre établissement. Le CPOS n’est pas la poubelle de la Direction Interrégionale.
(Photo : Retard de prise de service ce matin devant le CPOS suite à l’agression)
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