La directrice du centre de détention de Bapaume a franchi une ligne rouge. Quand une cheffe d’établissement en vient à traiter des agents de « trou du cul » devant des collègues tout juste mutés, ce n’est plus un dérapage : c’est un mépris assumé pour les personnels et pour la mission pénitentiaire elle-même.
À Bapaume, des agents ont déjà été déplacés ou changés d’équipe pour infiniment moins que cela. Mais lorsqu’il s’agit de la directrice, il faudrait fermer les yeux ? FO Justice dit non.
Nous exigeons de la direction interrégionale qu’elle intervienne immédiatement et qu’elle prenne des mesures conservatoires. Ce comportement est une faute grave, une atteinte directe à la déontologie, et un signal catastrophique envoyé aux personnels.
Il est hors de question d’attendre encore la publication du rapport de l’IGJ pour agir.
L’établissement est déjà à bout, les équipes sont épuisées et déconsidérées, et l’autorité qui devrait garantir l’équité est devenue le premier facteur de tension. Le maintien de cette directrice à son poste ne fait qu’envenimer la situation.
SOYONS CLAIRS : L’APAISEMENT NE REVIENDRA PAS AVEC ELLE. IL PASSERA UNIQUEMENT PAR SON DÉPART ET PAR L’ARRIVÉE D’UNE DIRECTION CAPABLE DE RESPECTER SES AGENTS, DE DIALOGUER ET DE RECONSTRUIRE UN CLIMAT DE CONFIANCE.
BAPAUME A BESOIN D’AIR. BAPAUME A BESOIN D’UNE RUPTURE NETTE.
FO Justice restera aux côtés des personnels et n’hésitera pas à dénoncer, publiquement et fermement, toute attitude méprisante, d’où qu’elle vienne.