Prison d’Orléans-Saran : UHSA – Une structure à bout de souffle, portée à bout de bras !

Depuis des mois, l’UHSA, ancien pilier du CPOS, vacille. Non plus comme un navire en pleine tempête, mais comme un édifice fissuré, soutenu par des piliers humains qui, chaque jour, tentent d’éviter l’effondrement. Ces agents, véritables forces vives du service, sont aujourd’hui épuisés. Certains cumulent plus de 100 heures supplémentaires rien que pour le mois d’avril !

Et pourtant, malgré la fatigue, ils poursuivent leur mission : jusqu’à 800 kms parcourus en une seule journée, sans incident ni accident pour l’instant. Quelle reconnaissance reçoivent-ils ? Aucune. Leurs heures supplémentaires, s ’accumulent.

Résultat : du temps de vie personnelle sacrifié, mais jour après jour toujours plus de sacrifices sont exigés.

Les promesses d’arrivée de nouveaux agents se font attendre. Pire encore, les plannings d’été se dessinent déjà sous une forme inquiétante : un rythme 4/1 intenable.

Et il n’y a pas que les agents qui flanchent : la structure elle-même s’effondre à petit feu.

  • Le portail du parking personnel est en panne depuis des semaines.
  • Le système de vidéosurveillance est hors service.
  • Les bornes anti-intrusion sont inutilisables depuis des mois.
  • La PEP est rongée par les moisissures noires.
  • Les sièges sont trop vétustes pour être réglés correctement.
  • Les vitres de la PEP donnant sur l’extérieur se fissurent.

Cerise sur le gâteau : l’activité du dimanche, qui devrait être un moment calme, est devenue une véritable épreuve physique. La ronde du vide sanitaire s’apparente à un mélange entre Fort Boyard et du limbo, entre passages boueux, humidité constante et tuyaux à éviter en rampant.

C’est une HONTE.

Face à cette situation, le syndicat local Force Ouvrière Justice exige :

  • La suspension immédiate de la ronde du vide sanitaire, tant qu’elle ne peut se faire dans des conditions dignes.
  • Le traitement en urgence des moisissures au sein de la PEP.
  • La remise en état rapide du portail du parking, du système de vidéosurveillance et des bornes anti-intrusion.
  • L’affectation de 3 agents supplémentaires sur le secteur.

Les agents de l’UHSA ont toujours répondu présents, quelles que soient les conditions.

Il est urgent de préserver leur santé physique et psychologique.

Le CPOS ne pourra continuer à avancer que si chaque agent peut concilier travail et vie personnelle dans des conditions dignes.

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